[RP] La Frontière de l'ombre

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DeletedUser8666

A peine ces mots avaient quitté la bouche d'Arumbar, qu'une flèche lui passa à 1 mm du haut de son crâne, tuant au passage une grosse mouche qui tomba pile entre les deux yeux d'Arumbar.
Kasami se tenait droit pointant son arc sur lui en se demandant pourquoi sa flèche était partit tout seul. Pur réflexe, en voyant un étrange bonhomme surgir de nul part.


Putrescabarbe ! D'où sort tu donc toi ?! Et qui es tu surtout ?! Et pas un geste j'ai une flèche pointé sur ... Ah non, elle est déjà partit ... S'exclama Kasami qui ne savait plus trop qui pointer de son arc. Devait-il le pointer sur l'un des deux bandits ? Ou sur cet étrange bonhomme au popotin qui commençait à remuer étrangement. Surement un terrifiant sortilège en préparation pour attaquer le mort vivant et son nain.

Thràvalgur ! Attention ! Cette manière de remuer son popotin est surement en lien avec la magie du clan des Popokats ! Stop le avant qu'il ne lance un terrible sortilège odorant ! Cria Kasami au nain oubliant complètement qu'il ne craignait plus les sorts odorants depuis sa mort. Quand au nain ... il était surement habitué à l'odeur des glaires tièdes que Kasami s'attendait à ressentir si l'étrange bonhomme terminait ce qu'il pensait être l'incantation de son terrifiant sortilège !
 

DeletedUser8972


Spectateur malgré lui de cette scène des plus grotesques et abasourdi par une succession d'évènements improbables, le bandit armé d'un arc avait manqué l'opportunité qui s'était offerte à lui lorsque Kasami avait tiré. Son compagnon était étalé sur le sol meuble, à peine conscient et aux mains de l'ennemi. Il ne pourrait pas le sortir de là, et maintenant que le mort-vivant avait rencoché une flèche, il évaluait silencieusement ses chances de s'échapper à la faveur d'une autre ouverture, loin de se douter qu'il allait encore rester planté comme un navet.

Arumbar trépignait. "Oh ! Non ! Attendez ! Raaaa ! Mais qu'est-ce que..! Ah !". Mis en joue, il luttait pour garder les bras en l'air, à la vue de tous, mais ne pouvait réprimer les secousses qui agitaient désormais toute la partie inférieure de son corps, en une gigue fantastique qui eût pu à elle seule remplir une salle de curieux un jour pluvieux.

"Je ne suis-oula-pas un mage ! J'ai quelque chose dans mon pantalon !" *HORREUR ! Le ressuscité bave déjà.* "Enfin non, rien d'interessaAAAAant ouch ! Un tout petit truc qui bouge! NON ! Non-non, non-non-non, nnooooOOOoon !".
*Je tente le tout pour le tout.* "Sacrebougre de pisse de flûte ! Pas par là !" Il se frappait maintenant frénétiquement les cuisses, et se grattait généreusement les parties en faisant d'amples mouvements rotatifs à la technicité éprouvée.

Puis, au terme de quelques va-et-vient articulaires, il se marmonna quelques mots en cessant progressivement ses gesticulations, le regard dans le vide : "Je vais mourir lentement dans la disgrâce, à cause d'un simple gastéropode..ou est-ce un crustacé ? Le homard m'a tuer. Je l'ai eu !"
Le visage d'Arumbar s'illumina triomphalement l'espace d'un instant bien fugace, et s'assombrit tout aussi vite de retour à la dure réalité.

"Heu... Je vous salue."
 

Thorondhor

Élève assidu
Visiblement, la bravade du flûtiste n'avait convaincu ni le nain, ni son nouveau compagnon. Hésitant de la conduite à tenir, Thràvalgur n'avait pas répondu à l'injonction de Kasami. Il avait peine à croire que les gesticulations du joueur de flûte ait un rapport quelconque avec la magie redoutable des Popokats, qu'il connaissait bien pour avoir eu un cours particulier dessus, dans ses premières années d'études. Toutefois, on ne savait jamais... La frénésie qui secouait le petit être s'intensifiait à chaque instant. Les gémissements et les imprécations qui lui échappaient ne pouvaient plus passer pour des incantations. Thràvalgur décontenancé attendait l'issue incertaine de ce spectacle étrange... Et soudain, une claque aussi retentissante qu'un tambour gobelin appuyée d'un cri de triomphe mit fin à la pantomime. Dommage, cela commençait à devenir véritablement amusant. Un sourire narquois tordit ses lèvres :
Il y a du monde dans cette forêt, cette nuit...
Et le nain hocha rapidement la tête :
Je vous salue aussi, et maintenant que les politesses sont finies, réponds aux questions qu'on t'a posées, histoire qu'on règle ton compte avant que le reste des pillards ne se pointe ici.
 
Dernière édition:

DeletedUser8972

On m'appelle Arumbar *quand on est poli et pas trop bourré*.
Je gagne ma pitance en tant que barde errant. Et je me suis perdu dans cette *putain de* forêt en fuyant un groupe de bandits.
Je m'excuse
*car je n'ai pas envie de périr sauvagement* de vous avoir interrompu ; quoi que vous étiez en train de faire je n'ai rien vu !

Les deux spectateurs *et le bandit-navet* semblaient l'écouter sans l'interrompre, l'interrogeant de leur regard sévère, attendant manifestement de plus amples explications.

Heu... Je ne suis pas un mage. Où je suis né, il y a beaucoup de cultivateurs et de fermiers, et un seul sorcier. Il n'est pas très doué, et il passe son temps à combattre les mauvaises herbes en criant : "Vous ne pousserez paaaaaaas !"

Arumbar se tapota machinalement la tête en repensant à la flèche qui l'avait manqué de peu. Il avait encore du sang séché sur ses mains et ses vêtements et une branche imprimée en rouge sur sa mâchoire.

Je ne vous veux aucun mal, vous êtes *probablement DE GROS DÉTRAQUÉS* de plein droit en ces lieux et j'apprécie votre retenue à mon égard. Avant de sortir de la forêt je dois retrouver mon dalai.
Êtes-vous un nécromancien dénommé Putrescabarbe et son
*abominable* impressionnante création ?
 

DeletedUser8666

Une flèche fut décoché. Encore. Et le bandit à l'arc se retrouva avec une flèche entre les deux yeux. Ils auraient mieux fait de fuir au lieu de rester planté comme un navet.

Bon déjà, voila un problème de réglé. Maintenant il ne reste que deux choses à régler. Retrouvez le mec qui m'a fait croire que cette forêt était déserte histoire de lui apprendre à se foutre de ma gueule ! Et vous ...Arumbar ...

(tandis qu'il parlait, Arumbar put voir une grande plante commencer à bouger dont les lianes allaient vers le bandit qui venait de se faire abattre comme une dinde de la thanksgiving)


Petit un : je suis Kasami, mais pour vous ça sera Sir Kasami, ou Môssieur Kasami.

Petit deux : Si vous m'insultez encore une fois en me traitant de nécromancien je vous jure que je vous ferais regrettez de ne pas être mort tantôt !

Petit trois : Bien que cette plante soit effectivement magnifique, ce n'est point ma création mais celle de la nature. Je note quand même que vous avez au moins assez de bon goût pour reconnaitre à quel point cette plante est d'une splendeur époustouflante. Vous avez cependant raté de peu la chance de pouvoir admirer un Cepaliopige qu'un idiot de bandit qui poursuivait ce nain a cru bon d'écraser anéantissant ainsi toute une non-vie de recherche. Tenez, saviez-vous que cette plante .....


Pendant que Kasami (heureux d'avoir trouvé un public plus ou moins chaleureux) faisait un véritable exposés de la symbiose entre le Cepaliopige et la plante carnivore, (dont le nom est actuellement indéfini ? des idées ? ^^), cette dernière avait attiré le bandit a elle et une gigantesque bouche verdâtre aux crocs acérés dégoulinant d'un acide violet s'ouvrait déjà pour l'avaler tout rond.

Ce fut ce moment là que choisit le bandit couché à terre pour se réveiller. Il put ainsi admirer un étrange bonhomme dont un coléoptère venait de tomber du derrière et un nain au sourire narquois qui assistait à un cours de biologie avancé donné par un cadavre qui montrait une plante, qui commençait à ingurgiter la tête de son compagnon tout en donnant des détails très précis sur les étapes digestives qui allait s'ensuivre.
 

Thorondhor

Élève assidu
Thràvalgur écoutait avec un intérêt non feint la présentation de Kasami : c'était le cours le plus vivant auquel il ait assisté depuis des années, et sa passion de l'étude était toujours vivace. Peu lui importait qu'il ne se soit pas présenté encore... Il en oubliait le danger, la poursuite, et leur prisonnier...
Or, reprenant ses esprits, Harper, puisque tel était son nom, constatait donc avec effroi la mort et l'atroce engloutissement de son compagnon, et l'improbable cours de biologie... Un cri étranglé sortit de son gosier lorsqu'il se vit enjambé par une bestiole piaffante et singulière, au poil fourni et au cou démesuré.
Thràvalgur sursauta, et se retourna, et ramena sa hache en position d'assaut :

Mais qu'est ce que c'est que cette...
 

DeletedUser8972

Arumbar, fait inédit, ne pipait mot depuis plusieurs minutes, et ouvrait de grands yeux écarquillés qui semblaient se remplir de minuscules étoiles.

Non pas que le cours de biologie l'intéressait, loin de là. Les mots de Kasami flottaient dans les airs sans jamais l'atteindre, ce qui n'empêchait pas ce dernier de poursuivre avec enthousiasme.
Le barde, voyageur invétéré et grand amateur de curiosités, ennemi de l'ennui et compagnon de jeu, faisait face à un cadavre passionné, une fort belle plante dont on entend parler mais que peu ont réellement vue, un nain
*oui bon ben on n'en voit pas souvent non plus* qui hochait la tête et manifestait son engouement par de petits grognements d'approbation... C'était tellement impossible que c'en était beau.

Alors, complétant ce tableau peint par des fous, Spit, le dalai capricieux, surgit maladroitement des buissons en ignorant tout sur son trajet vers Arumbar, manquant de renverser Thràvalgur au passage.

Spit !!! J'ai failli trépasser à cause de tes conn... La grande langue râpeuse de l'animal interrompit net le discours du halfelin en parcourant son visage de bas en haut avec un bruit spongieux.
Tu n'es pas blessé mon roubidou poilu ? Et vous, pouvez-vous baisser vos armes, vous lui faites peur !

Tout en étreignant le cou du dalai et en remuant ses pieds qui ne touchaient plus le sol, Arumbar se rendit compte qu'il n'avait nulle part où aller. *Reprendre la route, seul, pour découvrir où elle mène ? Ou tenter de déterminer scientifiquement si une oreille de mort-vivant repousse après avoir été sectionnée ? A quoi servent ces runes scintillantes qu'arbore fièrement le nain à part à se faire repérer de loin par des personnes agées, voire décomposées ?*

Après une pirouette mainte fois exécutée par le passé, il se retrouva sur le dos du dalai et se racla la gorge.
Hum hum... Veuillez excuser mon impertinence mais... Qui êtes-vous donc tous les deux ?
 

Thorondhor

Élève assidu
Il abaissa sa hache. La monture, qu'Arumbar avait nommée son dalai, n'était pas dangereuse. Le bonheur du halfelin était touchant et fort amusant à observer. Il devinait juste le mort-vivant un peu moins heureux d'être interrompu aussi cavalièrement.
Thràvalgur pensa que la plante présentait bien peu d'intérêt pour Arumbar, sans quoi il n'aurait pas saisi l'occasion pour l'éluder. Il lança un regard hésitant du côté de Kasami, puis se décida à répondre en haussant les épaules :

Je suis un nain errant, et je me fais appeler Thràvalgur. Parfois on joint à ce nom d'emprunt " l'Assassin", bien que j'aie cessé d'exercer ce métier depuis de longues années. Ce que j'étais auparavant encore importe peu. En ce moment, je suis un marchand qui cherche à échapper à la bande de brigands pillards qui nous a fourni ces deux spécimens, tout comme vous. Je venais de rencontrer le Sir Kasami, lorsque nous vous avons entendu approcher avec... disons... une discrétion toute relative.
 

DeletedUser8666

une discrétion toute relative.

Relative ? Il n y avait rien de relative dans sa discrétion. Il a fait tellement de bruit que je m'étonne que seul deux bandits aient réussis à trouver. Quoi que rien ne prouve que les autres aient survécu au danger de la forêt. Rétorqua Kasami en laissant échapper un léger mais néanmoins lugubre ricanement.

Dans mon cas j'étais venu chercher un champignon. Et il n y en a plus. Je m'assure donc de nourrir la plante pour qu'à mon prochain passage le-dit champignon ait repoussé. Continua-t-il en se tournant vers Arumbar.

D’où je viens. Qui suis-je. Cela ne regarde que moi. Nous avons tous un passé que nous ne nous sentons pas de révéler surtout face à un intriguant personnage à l'animal encore plus intriguant.
 

PriissL

Merci à vous de me venir en aide, je vous en suis redevable.. S’il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour vous, n’hésitez pas.
Par où devons-nous aller ?


L' Elfe pointa une direction, vers le Sud. Il était pensif. Servir de guide à cette femme serait certainement intéressant. Elle avait l' air de bonne compagnie. Fëranlÿn prit la tête du duo, et s' enfonça dans la forêt, direction les marches d' Outre-terres, s' éloignant de la où il devait vraiment aller.


Allons-y. Les marches d' Outre-Terres devraient être à moins d'un jour de marche.
L' Elfe réfléchit. La Valkyrie ne semblait pas tout à fait capable d' aller à cette vitesse. Comptez deux jours de plus. Je pense que vous ne pourrez pas courir tout ce temps.

Ils partirent, le paysage commença à se défiler, se remplissant de plus en plus de pins verts.

La Valkyrie suivait paisiblement le rythme de l'Elfe. Cela faisait déjà quelques heures qu'ils couraient. Une légère fraîcheur s'installait à présent, aussi Kalna remonta Valsahmr, sa peau d'épervier sur ces épaules. De temps en temps, lorsqu'elle se sentait fatiguée, elle utilisait la peau pour reposer ses jambes, si bien que Fëranlÿn et elle avançait d'un bon rythme.
Mais elle commençait vraiment à avoir faim ! Son ventre ne cessait de gargouiller, mais elle n'osait en parler à son nouveau camarade. Elle voulait arriver le plus vite possible.

Elle observa cet être qui marchait devant elle. Ses bottines usées avaient bien servi. Sa cape vert foncée ondulait selon ses mouvements. Il trottinait toujours dans un même rythme, son souffle régulier l'apaisait.

Que comptez-vous faire, une fois que nous serons arrivés ?
 

DeletedUser87


Quelque part dans la forêt de Lïrionwen.


Ils n’avaient guère échangé de mots depuis qu’ils avaient rejoint la surface, et de toute façon elle n’aurait pas su quoi dire à son sombre compagnon.
Daerrion. Elle savait pertinemment que les Drows ne se contentaient pas d’un simple prénom, son défunt maître prononçait toujours son nom en entier lorsqu’il se présentait quelque part, pour affirmer son rang. Soit ce Drow était d’un rang si bas qu'il n'osait l'avouer, ce qui était peu probable vu son armement, soit il était au contraire quelqu’un d’influent, auquel cas elle ne comprenait pas qu’elle soit toujours en vie.

Elle le laissait marcher devant, essayant de poser ses pieds dans les pas de l’elfe noir qui se déplaçait en silence sur l’épaisse mousse qui recouvrait le sol. Les pas d’Aysun étaient moins légers, mais c’est surtout son estomac qui troublait la quiétude des lieux. La forêt regorgeait de vie, elle entendait les oiseaux sans les voir cependant. La faim et la fatigue se faisait ressentir et déjà le Drow commençait à la distancer, elle ne voyait que sa cape qui flottait devant elle.
Elle finit par apercevoir un lièvre, ou du moins quelque chose qui y ressemblait sur sa gauche. Stoppant son avancée, elle banda lentement son arc. Sa respiration se fit lente et contrôlée, elle repensa à toutes ces cibles en corde qu’elle ne ratait plus. Elle inspira profondément et expira en relâchant la corde entre ses doigts. La flèche alla se loger dans le cou de l’animal. Fière d’elle, elle se tourna vers le Drow. Il avait disparu. Elle aurait bien crié son prénom, mais elle aurait trahi sa présence.

Elle resta quelques secondes à plisser les yeux dans la direction qu'avait emprunté le Drow, puis une respiration haletante la ramena à la réalité. Elle fit volte-face. Deux gros yeux, qui dussent être jaunes mais qui paraissaient si noirs la toisaient. L’animal, un gros loup, arpentait le sous-bois en décrivant un arc de cercle, laissant apparaître une plaie sur son flanc. Son regard passait du lièvre mort à l’humaine. Aysun pestait. Sa chasse allait profiter à ce loup solitaire!
Elle regardait furieusement l'animal. Il venait de passer devant le lièvre, le délaissant. Toute son attention était à présent portée sur la jeune femme. La distance entre eux était désormais trop faible pour qu'elle ai le temps de s'emparer d'une flèche et de l'encocher. Laissant tomber son arc à ses pieds, elle saisi une dague au moment où l'animal s'élança sur elle. Elle avait survécu à l'ombre et elle allait mourir en pleine lumière.
 

DeletedUser8972

Après un instant de réflexion intense, les narines dilatées et les sourcils froncés, Arumbar s'exclama : Haaaaa! Donc vous n'êtes pas ensemble pour...
Il se souvint de l'irascibilité de Kasami et retint de justesse ses gestes évocateurs grivois, en balbutiant : ...pour voyager... de voyage tous les deux ensemble, enfin je veux dire... comme des voyageurs purs, totalement concentrés uniquement sur leur voyage, et sur les champignons basidiomycètes...
Il reprit de l'assurance. C'est tout nouveau tout ça. Oui ! C'est BIEN ça ! Je voyage aussi.
Le barde perdait progressivement toute inhibition. Moi aussi, j'aime bien les champignons : figurez-vous que certains, savamment mélangés avec la soupe d'orties de l'oncle Gebart... Il hésita à se lancer dans une anecdote à propos de la destruction chimique d'un pantalon et le désarroi solitaire d'un fermier en proie aux affres de la nature.
Tout en grattouillant Spit derrière l'oreille gauche, il continua :

Je suis sincèrement enchanté de faire votre connaissance, Messires. Après quelques ablutions dans la rivière la plus proche, je serais honoré de pouvoir découvrir un peu plus de ce monde en votre compagnie, et vous poser mille questions et demie. À condition que vous ne me mangiez pas, sieur Kasami. Ni mon glorieux et magnificent dalai.
 
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DeletedUser4089

La Valkyrie suivait paisiblement le rythme de l'Elfe. Cela faisait déjà quelques heures qu'ils couraient. Une légère fraîcheur s'installait à présent, aussi Kalna remonta Valsahmr, sa peau d'épervier sur ces épaules. De temps en temps, lorsqu'elle se sentait fatiguée, elle utilisait la peau pour reposer ses jambes, si bien que Fëranlÿn et elle avançait d'un bon rythme.
Mais elle commençait vraiment à avoir faim ! Son ventre ne cessait de gargouiller, mais elle n'osait en parler à son nouveau camarade. Elle voulait arriver le plus vite possible.

Elle observa cet être qui marchait devant elle. Ses bottines usées avaient bien servi. Sa cape vert foncée ondulait selon ses mouvements. Il trottinait toujours dans un même rythme, son souffle régulier l'apaisait.


Que comptez-vous faire, une fois que nous serons arrivés ?


Avatar Fëranlÿn.png



Fëranlÿn avait continué de courir, au rythme régulier et reposant de ses pas. La question que Kalna lui posait le prenait
un peu au dépourvu. Que faire en effet ? Retourner à Tëdhà ? Non. Cette idée ne lui plaisait guère. L’ Elfe des bois s’ ennuyait en ville. Il apprenait, mais tout ce qu’ il apprenait, c’ est qu’ il est mauvais en Magie. Il n’ avait aucune réponse à la question. Il lança un « je ne sais pas » par-dessus son épaule, tout en continuant à marcher.

Mais il venait de penser à une chose. Lui, un Elfe Sylvain, se nourrissait à l’ instar des plantes, de lumière solaire. Mais
Kalna elle ? Comment se nourrissait-elle ? Devait-elle manger (le mot était pensé en une langue humaine, le mot n’ existe pas en Elfique), comme la plupart des êtres qui vivaient sur le continent ? *Dois-je m’ arrêter ?* pensait l’ Elfe des Bois. Il continua à marcher, et bientôt, il commença à faire sombre. La nuit arrivait au galop.

Contrairement à ce que l’ on pense souvent, les seuls Elfes capables de voir dans l’ obscurité sont les Drows. Les
autres, dont Fëranlÿn faisait partie, doivent soit s’ éclairer, soit s’ arrêter. Fëranlÿn choisit la deuxième option, n’ ayant aucune torche sur lui et se sentant tout bonnement incapable de se concentrer pour créer une petite lumière magique. D’ ailleurs, il était fort possible que celle-ci lui explose à la figure comme c’ était si souvent arrivé. Fëranlÿn se revit, tout jeune étudiant en magie, à peine vingt ans, à lancer la formule magique en se concentrant. Il était resté concentré, mais la magie en avait décidé autrement, et la boule de lumière avait commencé à danser dans tous les sens, de plus en plus vite, pour finalement venir s’ écraser sur la figure de l’ Elfe et exploser. Pendant plus d’ une Lune, Fëranlÿn avait eu le visage d’ un tréant raboté par un humain peu consciencieux.

Il se tourna vers Kalna :


- Je vous propose de faire une pause. Qu’ en pensez-vous ?
 

DeletedUser8666

et vous poser mille questions et demie. À condition que vous ne me mangiez pas, sieur Kasami. Ni mon glorieux et magnificent dalai.

Ne vous inquiéter pas, je ne mange jamais les étrange bêtes que je peux croiser en ce monde. Répondit Kasami avant de renchérir : Pas plus que je ne risque de manger votre Dalai.
Quand aux questions avant d'en poser il faudrait déjà que nous sachions quel est votre objectif. Que faisiez vous avant d'être poursuivis ? Ou alliez vous ? Et dans quel but ? Sur ces mots, Kasami se retourna vers le nain l'air songeur.
D'ailleurs maître nain, cela me fait penser que j'ignore tout autant votre but et votre présence en dehors cette histoire de bandits. Et avant qu'on me le demande sachez que j'étais uniquement venu ici en quête d'un champignon que des tarées désaxées m'ont complètement ruinée !
 

Thorondhor

Élève assidu
Thràvalgur ne pouvait qu'approuver les propos avisés du mort-vivant. Il éluda l'interrogation qui lui était adressée, et passa d'un geste nerveux un doigt le long du fil de sa hache.
Il serait peut-être avisé de nous éloigner un peu d'ici, au moins pour le reste de la nuit, avant de passer aux questions. Le temps passe, et il ne joue pas en notre faveur. Lorsque le jour se lèvera, nous ne pourrons plus compter sur l'obscurité pour dissimuler notre départ. Je satisferait votre curiosité dès que nous serons en sécurité... *Si tant est qu'on puisse jamais l'être...* songea-t-il à part.
À propos de curiosité... Je voudrais garder notre prisonnier, là. Harper, c'est bien comme cela que ton comparse t'a appelé ?
L'autre se mordit la lèvre. Il avait l'air éberlué. Un marchand nain qui se targuait d'avoir été assassin, un mort-vivant qui venait d'abattre froidement son camarade, un halfelin visiblement dérangé... Quelle farce sinistre le destin lui jouait-il ?
Oui... Mais ne me faites pas de mal, je ne suis pas...
Garde tes confidences pour plus tard, veux-tu...
l'interrompit brutalement Thràvalgur. Il s'avança vers lui, déchira vivement la manche de sa chemise, et le baillonna avec. Pour éviter que tu ne donnes l'alarme si on passe près de tes camarades... Tu passeras devant moi, et au premier geste suspect, je t'enfonce ma hache entre les côtes, compris ?
Il se retourna vers les deux autres, et les interrogea du regard.
On y va ?
 

DeletedUser8666

Eh bien allons y ... Cela dit il faudrait déjà que je sache par où vous mène votre route Maître Nain ? Demanda Kasami en partant dans une direction totalement aléatoire et incertaine dont l'obscurité apparente en faisait normalement une route qu'on tendrait à éviter.
Par ailleurs, pourquoi voulez vous gardez ce bandit ?
 

DeletedUser8972

Sentant que sa requête à propos d'un bain bien mérité dans la rivière la plus proche n'aboutirait pas devant l'esprit de contradiction exacerbé des deux comparses, Arumbar sortit une gourde d'une des nombreuses poches amples du harnachement de sa monture et commença à nettoyer son visage, ses mains, ses bras. Il n'était pas encore tout à fait rassuré à l'idée d'exhiber ses chairs devant ces individus qui passaient pour de purs dégénérés il y a de cela quelques minutes seulement, aussi ne retira-t-il pas ses vêtements. Il ne se sentait pas non plus la témérité folle de se frotter le ventre devant une créature probablement adepte de petits cuissots roses de hobbits. Avec des champignons.
*Comme disait le père Grossar, quand on voit le loup, on ne montre pas sa queue.*

Il prit le temps de faire ses ablutions du haut de son dalai tandis que Thràvalgur tentait de faire avancer sa victime sauvagement déshabillée puis bâillonnée, ce qui n'était pas pour rassurer le halfelin. *Est-ce un rictus malsain qui se dessine dans sa barbe ?*
Tout en orientant Spit sur les traces de ses camarades d'infortune, à quelques mètres de sécurité derrière eux, il s'occupait malicieusement l'esprit en attendant qu'ils se mettent d'accord, ce qui pourrait prendre un certain temps. Il ne faisait plus attention à leurs paroles et la saynète qui se jouait devant lui donnait plutôt : *On y va ? Non, on y va ! On va à droite ! Non à gauche ! Ma droite ou ta gauche ? Mais quel débile ! Je vais te mettre une droite ! Tu vas passer l'arme à gauche ! Ma gauche ou ta droite ?...
Le cercle des vicieux quoi.*

La visibilité commençait à faire défaut, mais la lueur blafarde des runes du nain lui servait de guide.

*Il y avait dans l'air
Quelque chose d'étrange
Un soupçon de colère
De grotesques échanges
De l'incertitude amère
Un silence qui dérange

Mais un zeste de courtoisie
Un geste entre compagnons
Une dose de belle magie
L'assurance des champions
S'y décelaient aussi
Avec des champignons

Alors avec la Mort
Sous les traits d'un vivant
Accompagné d'un bras fort
Sous une barbe de cent ans
Je braverai encore
Mes nombreux poursuivants*
 

Thorondhor

Élève assidu
Eh bien allons y ... Cela dit il faudrait déjà que je sache par où vous mène votre route Maître Nain ? Par ailleurs, pourquoi voulez vous gardez ce bandit ?
Il vit qu'il ne couperait pas si facilement aux explications. Alors, chemin faisant, il lança :
Ma route me menait à Lùngdir, Sir Kasami, l'antique mine perdue des Nains. C'est en m'y rendant que j'ai croisé la route de ces pillards, de ces brigands, qui cherchent le moyen d'y rentrer et de voler les richesses de mon peuple. Mais... à présent je compte essayer de me renseigner sur qui sont ces gobelins avides, et ce qu'ils faisaient avant de venir dans la région. C'est pour ça que j'ai besoin de ce jeune vaurien. Et puis, je voulais pousser jusqu'à la Grande forêt pour essayer de revendre deux trois bricoles aux Longues Oreilles...
Il s'interrompit, et donna un coup de pied à son prisonnier.
Avance, toi ! n'essaye pas de nous retarder...
Puis il se tourna à nouveau vers le mort-vivant :
De toute manière, ce chemin doit bien mener quelque part, et plus tôt on le saura mieux ça vaudra.
 

PriissL

Fëranlÿn avait continué de courir, au rythme régulier et reposant de ses pas. La question que Kalna lui posait le prenait
un peu au dépourvu. Que faire en effet ? Retourner à Tëdhà ? Non. Cette idée ne lui plaisait guère. L’ Elfe des bois s’ ennuyait en ville. Il apprenait, mais tout ce qu’ il apprenait, c’ est qu’ il est mauvais en Magie. Il n’ avait aucune réponse à la question. Il lança un « je ne sais pas » par-dessus son épaule, tout en continuant à marcher.

Mais il venait de penser à une chose. Lui, un Elfe Sylvain, se nourrissait à l’ instar des plantes, de lumière solaire. Mais
Kalna elle ? Comment se nourrissait-elle ? Devait-elle manger (le mot était pensé en une langue humaine, le mot n’ existe pas en Elfique), comme la plupart des êtres qui vivaient sur le continent ? *Dois-je m’ arrêter ?* pensait l’ Elfe des Bois. Il continua à marcher, et bientôt, il commença à faire sombre. La nuit arrivait au galop.

Contrairement à ce que l’ on pense souvent, les seuls Elfes capables de voir dans l’ obscurité sont les Drows. Les
autres, dont Fëranlÿn faisait partie, doivent soit s’ éclairer, soit s’ arrêter. Fëranlÿn choisit la deuxième option, n’ ayant aucune torche sur lui et se sentant tout bonnement incapable de se concentrer pour créer une petite lumière magique. D’ ailleurs, il était fort possible que celle-ci lui explose à la figure comme c’ était si souvent arrivé. Fëranlÿn se revit, tout jeune étudiant en magie, à peine vingt ans, à lancer la formule magique en se concentrant. Il était resté concentré, mais la magie en avait décidé autrement, et la boule de lumière avait commencé à danser dans tous les sens, de plus en plus vite, pour finalement venir s’ écraser sur la figure de l’ Elfe et exploser. Pendant plus d’ une Lune, Fëranlÿn avait eu le visage d’ un tréant raboté par un humain peu consciencieux.

Il se tourna vers Kalna :


- Je vous propose de faire une pause. Qu’ en pensez-vous ?

kuuh.png

- Ah oui ! S'exclama la jeune femme. J'ai besoin de manger. Pas vous ?

N'attendant pas de réponse, elle s'assît au pied d'un arbre. Mettant sa sacoche sur ses cuisses, elle en sortit tout d'abord sa gourde. Elle la déboucha et se mit à boire à grande lampée. Elle tendit la bras vers Fëranlÿn, et arqua les sourcils comme pour lui demander "En voulez-vous ?". N'attendant encore une fois pas de réponse, elle déposa la goude près d'elle, et fouilla dans son sac. Elle en sortit un morceau de pain, le dernier qu'il lui restait, puis une tranche de lard. Il ne lui en restait plus beaucoup. Elle allait devoir se faire des provisions...

Elle inséra le lard dans le pain, puis croqua dans le tout avec délice ! Son estomac la remerciait en faisant de petits gargouillis de bonheur. Tout en mâchouillant, elle s'adresse à son acolyte.

- Ma gourde est presque vide. Savez-vous où il y aurait une source d'eau, par ici ? J'ai besoin de me faire une réserve de nourriture aussi... Qu'est-ce qui pousse dans le coin ?

Elle voyait Fëranlÿn la regarder fixement. Ou bien fixait-il son repas ? Elle ne savait pas trop.

- Vous en voulez ? Demanda-t-elle en désignant son sandwich.
 

Weldan

Daerrion était à l'affût. Il n'avait jamais foulé ces forêts mais avait suffisamment entendu d'histoires de haine entre elfes noirs et elfes sylvestres pour savoir qu'une confrontation avec eux se terminerait irrémédiablement par un bain de sang.
Ainsi focalisé sur ce qui pourrait surgir devant lui et réfléchissant également à ce qu'il comptait faire à présent qu'il était à la surface, il ne fit pas attention à la distance qui se creusait entre lui et sa camarade Aysun.
Il faut dire que ne sachant pas bien comment se comporter à son sujet -lui qui avait été seul à errer pendant des mois- il préférait tout bonnement ne pas y porter attention.

Décidant de prendre de la hauteur pour tenter de voir jusqu'où s'étendait l'étendue boisée, il entreprit l'ascension d'un grand hêtre aux prises faciles.
Il s'arrêta cependant alors qu'il atteignait les dernières branches car le son mat d'une flèche se plantant dans sa cible avait mis tous ses sens en alerte.
Balayant la zone d'où il estimait provenir le son, il se détendit quand il aperçut entre deux buissons l'humaine qui, tout sourire, venait de chasser un lièvre.
Quelque chose en lui l'interpella, était-il soulagé ?..

Une forme sombre coupa court à ses pensées. Un loup, et blessé en plus, qui ne reculerait donc devant rien pour un repas qu'il sait vital..
Aysun qui le cherchait du regard tournait le dos au danger, aussi, estimant rapidement la distance qui les séparaient, se mit-il immédiatement en mouvement. La densité des arbres lui permit de couper au plus court en sautant directement de branches en branches.

Alors qu'il arrivait à l'avant dernier arbre qui lui permettrait de la rejoindre, il constata qu'elle avait finalement pris conscience de la présence du loup, mais que celui ci s'était trop rapproché pour qu'elle puisse espérer avoir le temps d'encocher une flèche..
Dégainant une de ses lames, il prit de l'élan alors qu'il sentait le canidé sur le point de bondir, sauta vers le dernier arbre, pivota à moitié dans les airs et donna simplement une impulsion avec le talon contre la branche qu'il visait. Changeant ainsi brutalement de direction, il se propulsa directement vers la masse de poils sombres et la heurta perpendiculairement de plein fouet alors qu'elle s’élançait.

Le choc fut d'une violence inouïe et les envoya tout deux rouler jusqu'à un tronc. Mais heureusement, la lame avait frappé la première, transperçant le cou de l'animal de par en par et le tuant sur le coup.
Se relevant lentement, Daerrion ne prêta pas attention à une douleur à l'épaule que l’atterrissage incertain avec occasionné, et préféra aller s'assurer que le coup qu'il avait porté était fatal.
Une fois rassuré, il se retourna finalement vers Aysun et jonglant du regard entre la carcasse du lièvre et du loup, il esquissa un bref sourire.


- Je crois que nous avons bel et bien trouvé notre repas.
 
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