[RP] La Frontière de l'ombre

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DeletedUser8666

Le groupe marchait dans la forêt depuis des heures. Au fur et à mesure des discussion, le temps s'écoulait tandis que la température à l'instar de la lumière allait en diminuant. La forêt devenait plus sombre, plus obscur, empreinte d'une lourdeur soudaine quand soudain ....

UN CEPALIOPIGE ! S'exclama Kasami en partant en courant vers un tas de champignon avant de freiner brusquement. Par la ptite tête d'Arumbar ce ne sont que des Cèpes ... Flûte, zut et gluburk !

Oups excusez moi maître nain vous me parliez de quoi déjà ? De se reposer ? Humph ... cela me parait fort peu utile mais je conçois que tout le monde n'a pas autant de vitalité à dépenser que moi ... oui, non enfin oubliez ce que je viens de dire c'est absurde.
Eh bien soit, nous n'avons qu'à nous poser ici, qui dit Cèpes dit ... mouais aucune idée quand à l'existence d'un quelconque proverbe à vrai dire.


Et sur ces dire, Kasami commença à disposer des pierres en cercle pour délimitez le foyer qui lui permettrait de faire cuire les champignons ignorant qu'ils ne n’agissaient pas de Cèpes mais de Clufiordium ! Un champignon légèrement hallucinogène qui ressemble comme deux goute d'eaux au Cèpes et dont la seule différence notable est sont effet (Kasami étant mort il ne craignait rien mais pour quiconque en mangerait) poussant le consommateur à chanter à tue tête pendant des heures.
Certaine rumeur disent que le Clufiordium serait un des ingrédients secret des Chiantos !

Eh bien camarade ? Montez donc le campement ! Et ne laissez pas ce bandit s'échapper j'aimerais bien pouvoir passer une nuit calme et tranquille.
 

DeletedUser4089

kuuh.png

- Ah oui ! S'exclama la jeune femme. J'ai besoin de manger. Pas vous ?

N'attendant pas de réponse, elle s'assît au pied d'un arbre. Mettant sa sacoche sur ses cuisses, elle en sortit tout d'abord sa gourde. Elle la déboucha et se mit à boire à grande lampée. Elle tendit la bras vers Fëranlÿn, et arqua les sourcils comme pour lui demander "En voulez-vous ?". N'attendant encore une fois pas de réponse, elle déposa la goude près d'elle, et fouilla dans son sac. Elle en sortit un morceau de pain, le dernier qu'il lui restait, puis une tranche de lard. Il ne lui en restait plus beaucoup. Elle allait devoir se faire des provisions...

Elle inséra le lard dans le pain, puis croqua dans le tout avec délice ! Son estomac la remerciait en faisant de petits gargouillis de bonheur. Tout en mâchouillant, elle s'adresse à son acolyte.

- Ma gourde est presque vide. Savez-vous où il y aurait une source d'eau, par ici ? J'ai besoin de me faire une réserve de nourriture aussi... Qu'est-ce qui pousse dans le coin ?

Elle voyait Fëranlÿn la regarder fixement. Ou bien fixait-il son repas ? Elle ne savait pas trop.

- Vous en voulez ? Demanda-t-elle en désignant son sandwich.

Avatar Fëranlÿn.png

Après un silence, Fëranlÿn répondit :

- Manger ? Non, les Elfes Sylvains ne mangent pas. En fait, ils se nourrissent à l' instar des plantes de la lumière du Soleil. Un Elfe comme moi ne mangera - notez, d' ailleurs que le mot n' existe pas dans notre langue - que quand il y sera contraint, c' est à dire, quand il ne verra pas la lumière solaire. Le seul endroit que je connaisse où cela puisse arriver est l' Outreterre. Mais, qui irait en Outreterre ?

La nuit commençait à tomber dans le dos de l' Elfe.


Par ici, il pousse bien des plantes vous savez. Je peux les sentir. Par là-bas, vous avez ... ce que l' on appelle une Ràmi Auricile, une rame d' or dans votre langue. Cette merveille de la nature est très vigoureuse, et il me semble que ses racines épaisses sont comestibles. Quant à votre gourde, j' entend une source non loin. Je dirai un peu sur votre droite.

Quand l' elfe eût fini de parler, il regarda Kalna. Et puis, un cri perçant retentit. Un cri long et grave. Un cri de loup, mais en bien plus puissant.

- Un Rühl !! cria Fëranlÿn. Est-ce le même que celui que nous avons vu ? demanda-t-il, plus à lui même qu' à Kalna.
 

DeletedUser87

Le puissant gémissement de cette bête, dont elle ignorait le nom, ne la rassura qu’à moitié. Certes, comme son compagnon l’avait justement dit, il y avait de la nourriture à outrance désormais, mais sans doute cet animal de malheur avait-il signalé leur position à toutes les âmes vivant alentours. Un frisson la parcouru. Dans les livres de son défunt geôlier, on parlait de nombreux dangers dans les Marches d’Outre-terre, et fut-elle plus à l’aise à la surface, qu’elle n'en craignait pas moins de se voir ôter la vie sauvagement.

Malgré la nuit tombante, il leur faudrait allumer un feu pour faire cuire toute cette viande. L’idée ne l’enchantait pas mais ils ne pouvaient pas la laisser pourrir, et elle refusait de la manger crue !
Elle se retourna et ramassa le lièvre dont elle ôta la flèche avant de le lancer à côté du cadavre du loup, regardant la carcasse avec dégoût.
- Je suppose que lorsque l’on a faim, on peut manger de tout. Je vais ramasser de quoi allumer un feu, à moins, peut être, que vous ne soyez doué d’une quelconque magie ?
Sans attendre la réponse à cette question qu’elle avait chuchoté, elle commença à ramasser quelques branches.

Puis, elle eut quelques remords. Malgré son apparente vitalité, la collision avec le loup avait dû être douloureuse, peut-être souffrait-il ? Un Drow qui souffre ? Elle aurait dû s'en réjouir ! C'était cependant de l'inquiétude qu'elle ressentait. Encore une foutue tare humaine! Elle évita son regard d'abord, puis le plongea dans celui du Drow.
- Est-ce que vous allez bien au moins ?
 

DeletedUser8972

Une odeur succulente se dégageait du plat qui mijotait doucement sur les braises.
Arumbar avait emporté une poêle et quelques provisions pour son voyage, et le lard fumé avec les champignons de Kasami, accompagné de pommes de terres et assaisonné de quelques herbes aromatiques constituait une pitance plus qu'honorable. Le barde avait abondamment puisé dans ses réserves pour faire profiter ses camarades de sa prévoyance, qui se limite bien généralement à la nourriture. Il regrettait de n'avoir pas emporté de bière avec lui, mais cette denrée-là mérite d'être consommée fraiche et autour d'un jeu grivois. Le halfelin se contentait donc de l'eau de sa gourde en se réjouissant d'avance du repas qui allait s'offrir à eux.

Il ne lui était pas venu à l'esprit que Kasami, grand expert en champignons, puisse se tromper sur la nature de sa récolte, aussi n'hésita-t-il pas à se resservir deux fois, avec moult bruits de mastication et de satisfaction, suivis de borborygmes élogieux.
"HaAAAaa il manquerait juste une petite pipe et ce serait parfait ! Il me reste du tabac mais c'est dommage j'ai égaré la mienne." laissa échapper Arumbar en guise de conclusion à ce repas.
Sa vision se troublait malgré la lueur du foyer ravivé, c'est pourquoi il vérifia par trois fois que sa gourde contenait tristement de l'eau et non un alcool insidieux. Thravàlgur clignotait en rose fluo et avait des rubans dans sa barbe, et un énorme champignon commençait à émerger de l'oreille gauche de Kasami.
"Oulaa les amis mi mi mi miiiiiiiiiii ! J'ai comme une troll d'envie de vous chantouiller un ptit truc de barde, vous m'en rirez des nouvelles !"
Il se leva prestement, pris le temps de se rendre compte que le sol n'était pas penché mais que c'était lui qui titubait, et se lança moins habilement qu'à l'accoutumée dans une chorégraphie de comptoir :
"J'ai retrouvé Aliiiiiineuh, à l'écart dans la forêt !
Et cette coquiiiiiineuh, grand écart dans la forêt !

Me dit je veux ta - hips il tabasse le rouquin ce soir... ah mais c'est de l'eau c'est quoi l'arnaque. Bon j'en étais où... Aline, la forêt, voilà qoui. Qiou. Quoi.
Hmm c'est dur ce soir. Je reprends. Je reprends. Je suis en train de reprendre là.

Et elle me dévoiiiiiileuh, ses énormes seins !
Jveux te voir à poiiiiiileuh, pas besoin de dessin !
Dépêche-toi ma beeeeeelleuh, tes courbes m'excitent !

La nature m'appeeeeeelleuh, attrape-moi la - oulala ça tangue capitaine ! Vent sud sud est cacahouète barre à tribabord ! - la main ! - Ouais c'est ça elle attrape ma main. J'ai dû rater un truc, j'attaque le couplet d'après zallez voir, c'est pas piqué des canetons.
Je m'approche d'eeeeeeeeeelleuh, je touche sa peau mate !
Ma raison chanceeeeeelleuh, je veux voir sa - hé Thravalgur t'as l'air tout gai. Gaiiiiiii.
Elle joue les timiiiiiiiiideuh, d'un pas elle recule !
Un mouv'ment rapiiiiideuh, et d'un coup je - allez Thravalgur à toi ! Je disais quoi déjà ? Renoncule ? Kasamiiii t'es moche mais je t'aime bien."

Arumbar, joyeux comme s'il faisait corps avec sa chanson, ne s'arrêtait pas, et augmentait le volume alors que le nain commençait à s'agiter...
 
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Thorondhor

Élève assidu
Thràvalgur venait d’asseoir de force son prisonnier. Les mains liées derrière le dos, Harper cala sa tête contre une vieille souche, et se prépara à dormir. Il avait l'air résigné à son sort. Le nain posa son paquetage, et en sortit une gamelle. Il la posa sur le foyer, et y jeta le fond de sa gourde et une poignée de champignons. Il partit ramasser des herbes et un peu de bois pour alimenter la flamme, puis revint s'asseoir près d'Arumbar. Il plongea son gobelet dans la mixture qui bouillonnait déjà, sortit de sa poche les quelques herbes qu'il avait trouvées, et les mélangea à cette espèce de soupe. Puis il l'avala d'un trait. Il se resservit deux fois encore, puis il posa son quart avec un soupir de satisfaction.
Aaah ! Pas terrible, mais je suis trop fatigué pour avaler plus.
Pourtant, il essuya sommairement son gobelet, avant de le replonger dans sa gamelle. Puis, muni de ce breuvage, il alla secouer le brigand déjà somnolent.
Hé ! Avale-moi ça !
Pas de réponse. Thràvalgur l'attrapa au collet.
Ho ! Réponds !
L'autre entrouvrit les yeux, et lança un regard suppliant. Thràvalgur se pencha un peu et lui saisit la mâchoire.
Ouvre.
Il déversa le liquide brûlant dans le gosier du prisonnier.
Avale.
Bizarrement, le prisonnier commença à s'agiter, et à hurler. Trop chaud...
Ha ces humains ! Pas foutu de remercier quand on prend soin d'eux... J'aurai pu te laisser crever de faim, aussi ! grogna Thràvalgur. Puis il rajouta un tour de corde aux poignets d'Harper, et l'attacha à l'arbre le plus proche. Il jeta un œil à Arumbar, qui venait d'entamer son délicieux repas. Il fit signe à Kasami qu'il allait dormir tout de suite, mais prendrait volontiers le prochain tour de veille. Puis il s'enroula dans son manteau et se cala contre son bras replié.
Exténué, il s'endormit immédiatement, et sombra dans un sommeil profond. Mais les effets du champignon commencèrent vite à se faire sentir. Il commença à ricaner dans son sommeil. Puis une euphorie et une excitation complètement hors de propos le gagnèrent. La chanson du Halfelin, de constitution visiblement plus sensible à la toxine hallucinogène, le réveilla tout à fait. Le monde autour de lui était comme sirupeux, tout semblait visqueux et humide. D'étranges lumières s'allumaient en permanence sur sa gauche. Tout vacillait. Et sans qu'il s'explique pourquoi, les chansons les plus idiotes de son répertoire folklorique lui revenaient en tête, et montaient à ses lèvres, pour faire chorus avec Arumbar.
Le mélange des paroles était assez improbable :
Aaah que nos pères étaient heureuuuxxx ! Quand iiils rouulaient sous la taa-a-able ! La bière coulait à côté d'eux... Comme les ragooots... D'une gueuse bava-a-arde ! Et ils geulaient : Plus de tonneaaux ! Plus de tonneaux mon gars ! Ou on fait tout sauter ! Ou on fait tout sauter !
Joyeuux enfants de la montagneee, n'partons pas sans nous être saoulés ! ...
 
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DeletedUser8666

SIIILEEENCEEEEEEE !!!!!
...
Dans toute la forêt put être entendu ce cri rauque et glacial d’où émanait colère, stupeur et rage. Un cri tels que de nombreux animaux frémirent et s'éloignèrent aux plus vite du points d'origine, comme si un incendie c'était déclarée. Dans la clairière ou campait les fous chantants, les arbres perdirent leur feuillages, l'herbe frémit et flétrit et le bandit s'évanouit.
Les deux con-pères quand à eux, croyant que Kasami voulait rejoindre leur chœur chantèrent de plus belle des chansons toujours plus grivoises au grand daim de l’intéressé qui hésitait fortement à occire ses chanteurs insensé qui ne cessait de lui casser ce qui lui servait de tympan.

Il voulut rajouter quelque chose mais son cri avait été tels qu'il en avait perdu la voix, ce qui ne fit qu'ajouter stupeur et énervement à un esprit (que dis-je un esprit ... il a encore os et chair ... bon d'accord, il manque de chair ! Mais c'est un détail sans importance) déjà fort courroucé.

La cacophonie ambulante causé par ce groupe de dément avait cependant attiré à eux une créature fort inquiétante, avide de nourriture et qui était elle aussi agacé par les nuisances sonores de ce qui lui semblait être un groupe de saltimbanque ambulant en quête de mort. Remplir l'estomac et calmer ses oreilles était son objectif. La mort s'approchait ainsi furtivement du groupe ...
La bête furtivement planqué dans les rares buissons n'ayant pas perdu leur feuillages put voir la scène loufoque d'un mort qui criait ... sans voix. D'un nain et d'un Halfelin chantant à tut tête et un étrange bonhomme attaché à un arbre qui avait réussis dieu seul sait comment à s'endormir. Il hésita à qui attaquer en premier puis pris sa décision. Il sauta alors sur ..... !
 

Thorondhor

Élève assidu
Harper retint un cri de terreur. Une créature au pelage sombre venait de surgir de l'ombre. Il recula, et posa la main dans une flaque près de lui. Le contenu dégurgité du gobelet qui lui avait été versé de force..
Thràvalgur et Arumbar était toujours sous l'emprise des champignons, aussi l'écho de leurs chants couvrirent les hurlements du malheureux au thorax lacéré. Pourtant, Thràvalgur sentit que quelque chose ne tournait pas rond...
La vue du sang ruisselant sur le corps de son prisonnier le fit reculer. La toxine des champignons commença à perdre de son effet. L'angoisse et la peur de voir mourir sa source d'information jouaient à plein rendement. Malheureusement, sa hache était restée près de son paquetage, et il s'en était éloigné.
 

PriissL


Après un silence, Fëranlÿn répondit :

- Manger ? Non, les Elfes Sylvains ne mangent pas. En fait, ils se nourrissent à l' instar des plantes de la lumière du Soleil. Un Elfe comme moi ne mangera - notez, d' ailleurs que le mot n' existe pas dans notre langue - que quand il y sera contraint, c' est à dire, quand il ne verra pas la lumière solaire. Le seul endroit que je connaisse où cela puisse arriver est l' Outreterre. Mais, qui irait en Outreterre ?

La nuit commençait à tomber dans le dos de l' Elfe.


Par ici, il pousse bien des plantes vous savez. Je peux les sentir. Par là-bas, vous avez ... ce que l' on appelle une Ràmi Auricile, une rame d' or dans votre langue. Cette merveille de la nature est très vigoureuse, et il me semble que ses racines épaisses sont comestibles. Quant à votre gourde, j' entend une source non loin. Je dirai un peu sur votre droite.

Quand l' elfe eût fini de parler, il regarda Kalna. Et puis, un cri perçant retentit. Un cri long et grave. Un cri de loup, mais en bien plus puissant.

- Un Rühl !! cria Fëranlÿn. Est-ce le même que celui que nous avons vu ? demanda-t-il, plus à lui même qu' à Kalna.

Kalna se leva en sursaut suite au cri de Fëranlÿn.

- Allons voir Fëranlÿn !

Puis, elle se mit à courir en direction du cri, sans attendre la réponse de l'Elfe. Les suppositions défilaient très vite dans sa tête. Un Rühl avait hurlé, contre un être humain peut être. D'après le râle de la bête, la personne n'était pas en danger. Mais peut être s'agissait-il de la personne qu'elle cherchait ?
Une chose était sûre, ils n'étaient pas seuls dans cette forêt.

Elle courrait aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Se hâtant, de peur de n'arriver trop tard sur le lieu du supplice. Elle évitait à peine les plantes, et les branches des arbres qui l'effleuraient, qui la fouettaient.

Soudain...
SIIILEEENCEEEEEEE !!!!!
...

Une voix se fit entendre au loin. Kalna se figea net, manquant de tomber. Encore un cri ! Encore un hurlement de Rühl ! Mais le bruit ne provenait pas du même endroit que précédement.
Elle se tourna vers Fëranlÿn, et le regarda fixement l'air de dire "Que faire à présent ?".
 

DeletedUser4089

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Fëranlÿn courrait derrière Kalna, évitant toutes les branches qui se présentaient devant lui, en direction du cri du Rühl. Alors que l' Elfe la rattrapait, un cri retentit :
Kasami a dit:
SIIILEEENCEEEEEEE !!!!!


Fëranlÿn s' arrêta net et vit Kalna en faire de même. Elle aussi avait compris que les deux sons ne provenaient pas de la même créature. Ce n' était pas un Rühl qui hurlait "Silence !". Non. C' était autre chose, quelque chose d' étrange, d' inconnu et d' étranger à cette forêt. De nouveau, Fëranlÿn avait peur. Quel secret sombre cachait la forêt, loin de la plus proche Cité Sylvestre ? Alors, Kalna s' est tournée vers lui, un regard hagard dans les yeux.
*Elle se demande probablement où nous devons aller,* pensait l' Elfe.
- Eh bien. Quitte à explorer la forêt, allons plutôt vers le dernier cri. Il est plus récent, et je l' ai entendu très proche. Allons par là, expliqua Fëranlÿn. Vous me suivez ?

Fëranlÿn continua à s' enfoncer dans la forêt. Les sapins devenaient de plus en plus sombre ; la nuit devenait de plus en plus noire. La grimace céleste des Monts d' Outreterre s' assombrissaient, se lavant du sang du Soleil. Bientôt, il ne verrait plus rien. Mais la lueur d' un feu apparaissait au loin. Des voix chantaient de drôles de mélodies, et l' on voyait des silhouettes s' agiter.

- Kalna, vous entendez ces voix ? Que chantent-elles ? demanda l' Elfe.
 

DeletedUser8972

"...ouuuuuuuuilles !!!
Ha oui c'est marrant que cet endroit-là rime avec chatouilles.
Kasami t'en penses quoi ? Tu en as toi ?
"
Le barde avait chanté son dernier couplet aussi fort qu'il le pouvait tout en remuant son derrière, les bras en l'air, les yeux fermés, la gueule de bois.

Il entrouvrit ses mirettes pour questionner son compagnon mort-vivant à propos de ses attributs, et découvrit qu'il était en fait tourné vers une bête noire toute poilue aux contours indistincts car les champignons faisaient toujours effet ; moindre désormais, mais subsistait une brume dans l'esprit d'Arumbar digne des meilleurs champitropes gobelins.

La créature prédatrice avait fait sa première victime et disparut d'un preste bond dans l'obscurité et la végétation. Elle devait toujours se mouvoir pour frapper encore et encore.
Thravalgur titubait vers sa hache, Kasami était aux aguets, et Arumbar se frottait le visage pour déterminer si le cadavre sanguinolent devant lui était bien réel.

"Kasami, c'est toi qui as fait ça ? On ne mange pas les invités enfin ! Regarde t'en as mis partout !" s'exclama le halfelin en essuyant ses pieds sur un tronc moussu.

Le rühl avançait silencieusement dans l'ombre, son instinct de tueur exalté par le goût de la chair.
 

Weldan

Est ce que vous allez bien au moins ?

La question de l'humaine le surprit tout d'abord. De là où il venait la compassion n'existait pas mais néanmoins elle était humaine, aussi après un court silence, où seul leurs yeux parlèrent, il testa son épaule endolorie d'un mouvement ample.
Il retint une grimace lorsqu'une douleur fusa dans celle-ci. Durant ses années d'errances il avait perdu l'habitude d'avoir confiance, aussi malgré qu'il vienne de la sauver, il ne voulait laisser paraître aucune faiblesse.

Ca ira, répondit-il simplement.
Et pour répondre à votre précédente question, non je ne dispose d'aucune magie qui consiste à allumer un feu.
Mais puisque vous vous êtes proposé de le faire, je m'occuperai quand à moi de dépecer et vider nos prises.


Et sans lui laisser le loisir de répondre, il dégaina une dague effilée et se mit à la tâche.
A dire vrai il était troublé. Après tout ce temps où il avait dû survivre seul et où il avait apprit que la prudence était souvent de mise, il n'avait même pas réfléchit une seconde pour voler -quasi littéralement- au secours de cette Aysun dont il ne savait finalement rien..
Une compagnie lui avait donc tant manquée pour qu'il s'y accroche ainsi?
Il jura intérieurement. Même s'il n'avait jamais vraiment envisagé ce qu'il ferait une fois arrivé à la surface, il savait en revanche que cette humaine perturbait son instinct premier de solitude. Quand on est seul, on à rien à perdre...

Un hurlement lointain coupa court à ses réflexions..
 

Thorondhor

Élève assidu
Peut-être n'était-il pas mort. Mort, le prisonnier n'était d'aucune utilité. Thràvalgur espérait qu'il ne soit que grièvement blessé... La bête avait lâché prise, et se rapprochait dangereusement d'Arumbar. Mais de sa position, Arumbar ne le voyait pas. C'était juste le mouvement qu'il fallait pour se glisser vers sa hache sans attirer l'attention du Rühl. Sans prendre le temps de ramasser son bouclier, il agrippa fermement le manche de l'arme, l'équilibra entre ses mains, et, se rua sur la bête avec rage. Le lourd tranchant s'abattit sur l'encolure de la bête, et l'entailla largement. Thràvalgur peina à retirer sa hache de la blessure. La bête furieuse se retourna vers le nain, qui arracha d'un effort désespéré son arme de la plaie béante. Ce coup porté à la base du col affaiblirait le Rühl, mais ne l'achèverait pas. L'hémorragie l'épuiserait sûrement sur le long terme, mais le coup porté n'était pas assez puissant. La respiration du nain s'accéléra. Il recula d'un pas, le cœur battant plus vite que jamais. Le sang affluait à ses tempes. Il attendait que le Rühl lui saute à la gorge. Ce serait à qui frapperait le premier, et le plus fort, et il n'était pas certain d'en sortir vivant.
 

DeletedUser8666

Alors que le nain luttait contre la bête assoiffé de sang, Kasami lui se disputait avec Arumbar qui l'avait accusé injustement d'avoir tué le prisonnier.

On ne mange pas les invités enfin ! Regarde t'en as mis partout !

Écoute moi bien engeance de lutin ! Sache que cet humai ... hum.... cet amas de chair n'est Pas notre invité. Ce n'était qu'un animal de compagnie pour le nain hors il n y a aucune chance que je fasse de cet animal mon prochain repas ... Et je ne dis pas ça parce qu'il ne reste rien de lui.
Et puis regarde, tu vois bien que le coupable est cette étrange créature que le nain ne peut s'empêcher d'attaquer ... à moins que ce ne soit l'inverse en fait car ... Outch !
(le nain venait d’asséner un coup à l'encolure de la bête) il a du lui faire mal là.

Il continua de regarder les deux adversaires s'affronter du regard avant de se décidé à sortir sa dague et de s'accroupir à la recherche d'un poison qu'il pourrait poser sur sa dague.

Arsenic ? Non ! Classique. Muscarine ? Ah non je n'en ai plus c'est vrai. Batrachotoxine ... Allez va pour le poison de cette jolie grenouille j'ai envie de voir quels en seront les effets.

Ainsi dit, ainsi fait ! Il orna sa dague de poison avant de bander toute la force des rares muscles persistant et de lancer la dague vers la bête ... La dague vola et en un éclair toucha ... ...
 

Thorondhor

Élève assidu
La bête avait avancé encore un peu, les muscles toujours bandés, prête à se jeter sur lui. Thràvalgur reculait, pour conserver l'espace nécessaire pour imprimer un élan suffisant à sa hache. Mais ce n'était déja plus suffisant. Il tourna rapidement le regard vers ses compagnons. Kasami avait sorti une dague. Le nain retint son souffle, tandis que le mort-vivant lançait son arme. La dague vola, et en un éclair toucha son but. Thràvalgur entendit un léger sifflement, et sentit la dague passer le long de sa joue, y taillant en biais une large entaille. La pointe glissa sur son arrête nasale sans perte de puissance, et vint se planter en bas de l'œil de la bête, qui venait de bondir en avant, et se retrouva coupée dans son élan meurtrier. Thràvalgur plongea sur le côté, et tenta de saisir la dague au vol. Il ne réussit qu'à remuer le fer dans la plaie, provoquant un nouveau hurlement de douleur et de rage. Il se remit debout, et se retourna vers ses deux compagons : Et maintenant, on fait quoi ? Dépêchez-vous, il va revenir à la charge !
 

DeletedUser87


Le feu crépitait encore au centre du foyer. Ils étaient repus. Le lièvre n’avait pas survécu à leur appétit et ils avaient entamé un peu du rhül. Ils avaient décidés de garder leur distance avec le hurlement pour cette nuit. Après tout, ils avaient eu assez d'émotions pour aujourd'hui.
Son regard était perdu dans les flammes. Le Drow avait proposé de prendre le premier tour de garde, elle avait donc tout le loisir de se reposer. Elle ne pouvait pas dire qu’elle lui faisait confiance, mais il avait eu plusieurs occasions de la tuer et ne l’avait pas fait.

Apeurée par les hurlements qu’ils avaient entendus avant et pendant leur dîner, et qu’ils entendaient toujours, elle s’était perchée sur une large branche d’un vieux chêne, si elle en croyait ses piètres souvenirs. Retenue par la anse de son sac, qu’elle avait nouée autour d’elle et de la branche, elle déplia une nouvelle fois la vieille carte.
Elle plissa les yeux. Tandis qu’elle tenait la carte au-dessus de la lumière dégagée par les flammes, elle aperçue une nouvelle carte se superposer à celle de l’Outreterre. Il y avait peu d’indications, seulement quelques inscriptions et une rune, toujours la même, positionnée à différents endroits de la carte. Elle n'avait aucune connaissance en rune, si ce n'est qu'elle savait qu'il s'agissait sans doute de quelque chose ayant un rapport avec de la magie. Son maître en avait tatoué sur lui. Elle essaya, en vain, de se rappeler si elle avait déjà vu celle-ci.
Aysun reporta son attention sur la carte. A en croire la topologie des lieux, ils n'étaient pas encore sortis des Marches d'Outreterre, vaste succession de montagnes plus ou moins vertigineuses. La rune la plus proche se trouvait au sud. A côté se trouvait une inscription dont elle ne pu déchiffrer que deux mots.

- Sirn, drathir.(1)

Elle se mordit l'intérieur de la joue. Elle avait réfléchit à voix haute. Si elle voulait cacher ses intentions, il était clair qu’elle n’était pas douée pour le faire. Et puis, avait-elle vraiment des intentions ? Retrouver sa famille ? Il en était hors de question. Parcourir la surface, par contre, était une idée plaisante. Trouver la signification de ces runes, se lancer dans l'aventure, cela lui donnait un but. Elle chercha Daerrion du regard et l’interpella, elle n'avait soudain plus envie de dormir, et sa curiosité lui faisait parvenir un millier de questions.

- Es-tu venu à la surface auparavant ?

(1) Sirn: miroir, Drathir: Lune, en Drow.
 
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DeletedUser8666

En se retournant, Thràvalgur pu découvrir qu'Arumbar fièrement perché à l'envers sur sa monture partait au galop loin du campement assaillis tandis que Kasami insultait ce dernier.
C'est alors qu'il se sentit tituber ... des petits picotements commençait à assaillir sa joue et le reste de sa tête.


Hum ... Thràvalgur ? Tu aurais mieux fait de ne pas te mettre sur le chemin de ma dague ... J'ai l'habitude de l'enduire de poison plus ou moins virulent ! S'exclama Kasami, un léger sourire au visage ... bien qu'il soit difficile de cerner sur son visage décomposé si il souriait ou non.
Si ça peut te rassurer tu ne devrais pas en mourir. Juste être paralysé quelques temps.

Pendant ce temps, la bête continuait de se cabrer de plus belle. La perte d'un œil pour un prédateur était mauvais signe et elle comprenait qu'elle allait devoir vite éliminer ces ennemies si elles voulaient survivre.
Elle sauta alors droit sur Thràvalgur !! Le poison faisant effet, elle calcula mal son saut et se mangea de plein fouet l'arbre derrière le nain qui s'écroula sur le choc. C'est ainsi que Kasami se retrouva la tête dans les feuillages en proférant de nouvelle insulte à l'égard de la nature.
 

Thorondhor

Élève assidu
Tout est noir, vacille, se dissout... Un froid mordant s'empare lentement de sa joue, de sa mâchoire, puis de sa tête, et bientôt tout son corps est immobilisé. Est-il tombé, prostré à terre ? est-il resté figé et debout encore ? le poison doit être violent, que quelques gouttes perdues le terrassent ainsi... Son seul espoir est dans l'effet que la lame enduite qui a pénétré profondément dans la chair de la bête n'agissent pas différemment...
Le noir complet se fait dans son esprit, des flammes, des cris, des gémissements, tout un monde de souvenirs enfouis se jette par bribes inconstantes sur lui, et le submerge, et l'engloutit.
Des heures, des minutes, des jours ? combien de temps devait durer cette paralysie terrible, qui le rendait conscient mais impuissant, aussi vulnérable qu'un arbre devant la hache du bûcheron...
 

DeletedUser4089

Depuis plusieurs longues minutes, Fëranlÿn observait la scène. Il ne s' était pas trop approché, par peur de recevoir un poignard de cette ... aberration contre nature. Le Nain se battait bien, mais il était évident qu' il ne ferait pas le poids. Ÿlo était venu se poser sur l' épaule de l' Elfe. Il regardait la scène, curieusement, comme si c' eût été un spectacle. Le genre de cadavre animé cria à "Thràvalgur" qu' il l' avait probablement paralysé.

C' est à ce moment que Fëranlÿn décida d' intervenir. Il se concentra, et cassa nette une branche de l' arbre sous laquelle on trouvait le Rühl grâce à sa magie. La bête poussa un glapissement, mais ne tomba pas. L' Elfe des bois banda son arc, et s' avança devant la créature, la menaçant d' une flèche aiguisée. Il gardait un œil sur le Mort-Vivant, il paraissait que ce genre de magie créait toujours des dégâts inimaginables.

Le Rühl ne bougeait plus. Se sentait-il imposé par l' Elfe, ou par son arc ? En tous cas, il s' arrêta de grogner, mais restait méfiant. Après une bataille de regards plutôt longue, à laquelle le Mort-Vivant laissa un silence glaçant, le Rühl battit en retraite. Oubliant toute méfiance à l' égard du Mort-Vivant, Fëranlÿn lui demanda quel poison ce "Thàvulgar" avait eu. Celui-ci lui répondit un nom imprononçable, pas plus que scriptable toutefois... L' Elfe des Bois n' avait aucune idée de ce qu' était que cette plante, mais étant donné que le cadavre ambulant lui avait assuré qu' il survivrai, Fëranlÿn resta là, à attendre, redressant sa garde par précaution... Il entama la conversation :

- Que faites vous ici ? Qui êtes vous ?
 
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DeletedUser8666

Ce n'est qu'au moment ou il lui demanda son nom que Kasami réalisa qu'il était en présence non pas d'Arumbar, comme il le croyait en entendant la question sur le poison mais d'un Elf.

J'ai décidé de me faire nommer Kasami, et Kasami est donc mon nom jusqu'à ce que j'en décide autrement.

Ce que je fais ici ... Je vous avoue commencer à me poser moi même la question. J'étais venu chercher un champignon et je me suis retrouvé avec un nain et un lâche. Pas le nain le lâche. Un autre qui fut lâche, car le nain n'est pas lâche. Juste paralysé ce qui est moralement plus défendable pour autant que je puisse parler de morale.

S'ensuivit alors un intense et ennuyant monologue sur la lâcheté et la morale. Kasami étant toujours à moitié sous un arbre mais ne semblait pas s'en soucier par le monde quand soudain :

Je sais ! Je me souviens d’où je vais ! J'accompagne le nain ... Et je ne sais même pas pourquoi je l'accompagne d'ailleurs. Vous savez à mon âge on perd parfois la tête ... métaphoriquement parlant, je précise car il m'est déjà arrivé de réellement perdre la tête et d'avoir bien des difficultés à la récupérer ... Cela passe souvent par quelque tortures ou j'ai la chance de pouvoir tester de nouveau poison.

Et vous étranger ? Qui êtes vous et que faites vous dans cette forêt isolé ou la mort guette chacun de vos pas ?

Derrière l'Elf, Thràvalgur commençait lentement à pouvoir à nouveau bouger et il réalisa alors qu'un Elf avait surgis de nul part.
 

DeletedUser4089

Je sais ! Je me souviens d’où je vais ! J'accompagne le nain ... Et je ne sais même pas pourquoi je l'accompagne d'ailleurs. Vous savez à mon âge on perd parfois la tête ... métaphoriquement parlant, je précise car il m'est déjà arrivé de réellement perdre la tête et d'avoir bien des difficultés à la récupérer ... Cela passe souvent par quelque tortures ou j'ai la chance de pouvoir tester de nouveau poison.
Fëranlÿn grimaça sans commentaire.
Et vous étranger ? Qui êtes vous et que faites vous dans cette forêt isolé ou la mort guette chacun de vos pas ?
- Etranger ? Je suis ici chez moi, avait froidement répondu l' Elfe. Mon peuple vit dans cette forêt depuis des lustres. Je suis Fëranlÿn, de la Maison Rÿto. J' accompagne Kalna dans nos terre, elle cherche quelque chose, ou quelqu' un d' ailleurs, je ne suis pas sûr d' avoir compris...
Le dénommé Thràvalgur commençait à bouger à nouveau. Fëranlÿn se sentait dévisagé par ce nain, peu imposant mais à l' air fort sympathique. Que se passait-il pour qu' autant de créatures différentes se retrouvent en Lirionwën ? Cela ne faisait pas de sens...
 
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