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Histoires never land : les Légendes Mystérieuses du Pays des Merveilles (1)

  • Auteur de la discussion DeletedUser10161
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never land :
E L V E N A R,
les Légendes Mystérieuses du Pays des Merveilles

Prologue : un Départ pour se Connaître.

Chapitre I : La Caravane d’Urgan le Hachoir.

Chapitre II : Les Marécages d’Anaylor.

Chapitre III : Non, je ne suis pas Alice !

Chapitre IV : Goupil le Chanceux du Pays des Merveilles

Chapitre V : La Voix du Cœur.

Chapitre VI : Le Super Plan.

Chapitre VII : Un Gîte à l’Académie des Mages.

Chapitre VIII : Les Brumeuses de la Rêveuse.

Chapitre IX : J'ai le Lasso J'ai le Couteau J'ai le Garrot


Chapitre X : Lorsque la Providence chute, les Héros ne s'en portent que mieux.

Chapitre XI : ♪ Je suis la mort des Hommes,

Je porte Couronne ♫
♪ Et je suis de leur Vie
La maîtresse et Patronne ♫

Entracte : paroles de la chanson ♪ Bal en fa dièse mineur ♪

Chapitre XII : la Blanche Biche du Pays des Merveilles.

Entracte : paroles de la chanson La Complainte de la Blanche Biche.

Résumés sur la situation des aventuriers et la fin en quelques lignes de cette histoire au Pays des Merveilles.

Chapitre XIII : Emprisonnés dans une errance sans Fin… ?




Prologue : un Départ pour se Connaître.

Athbheochan et Risu décident de partir à la recherche de Fray’III d’Orman ; il possède une Boule de Cristal appartenant à Athbheochan.

La jeune Elfe tient à découvrir qui est en réalité ce sorcier et à des comptes à régler avec lui.

Athbheochan avec Risu souhaite également s’éloigner de leurs amis pour se redécouvrir. Ce n’est pas tous les jours que l’on revient à la vie.

Le duo a besoin de prendre du recul et surtout de profiter de la vie.
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Athbheochan & Risu
 
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Chapitre I : La Caravane d’Urgan le Hachoir.


Avec Risu, je préparais mes maigres affaires pour entreprendre un voyage hasardeux.

Bien que je voulais à tout prix reprendre ce que le sorcier Fray’III d’Orman m’avait volé, j’avais une soif irrésistible de profiter de la vie.

Fugueuse pour éviter un mariage familial, le mien entre autre.

Cachée chez Eccayel, un membre « éloigné » de ma famille et le propriétaire d’une manufacture de Cristal. C’est avec lui que j’appris les bases de l’Alchimie.

Et aventurière malgré moi en compagnie de mercenaires dont la mission était d’escorter un sorcier Elfe mort, son esprit était dans un grimoire, et de m’utiliser comme offrande pour le ramener à la vie.

Tous n’étaient pas au courant de ce passage là. Depuis, j’ai pardonné à tout le monde.

Je revins avec Risu parmi les vivants grâce à la magie de la forêt de Brocéliande.
Merci Lilas Aoife. Merci Risu.

L’on me nomma Athbheochan, c'est-à-dire Renaissance.


Aussi, je désirais me changer les idées et partir loin tout en restant sur le territoire de Never Land.

Je me décidais pour aller au Pay des Merveilles. Une grande ville elfique très boisée.

Pour m’y rendre, j’accompagnerais une caravane de marchands ambulants. Je payais mon voyage en participant à l’entretien du matériel et à nourrir les bêtes.

Eccaillel me recommanda à Urgan le Hacheur, un Orc négociant en viandes. Il avait un troupeau et il débitait devant le client la viande commandée.

La caravane de commerçants spécialisée dans le bétail, la viande et le tissu était assez cosmopolite : Orcs, Elfes, Halfelings.

Mon maître en Alchimie me confia un laissez-passer à remettre à l’un des Habitats Elfique du Pays des Merveilles. D’après lui, même sans cela, je serais bien reçue. Néanmoins, je le sentais quelque peu inquiet.

Je ne l’interrogeais pas plus que ça, lui faisant confiance.

Mon mentor m’avait donc confié à des Orcs plutôt qu’à des Elfes.

Mon refus de me marier pour le bien de ma famille était une faute plus grave que mon enlèvement et mon rôle d’offrande. Le pardon ne s’accordait pas facilement chez mon peuple.

Je me demandais si mon retour était synonyme de fête ou de magie noire à leurs yeux.

Pour cette histoire de mariage, pour la plupart des Elfes de Brocéliande, j’avais été infectée par les idées des mortels aux nombreuses idées « farfelues ».

Ah ces humains, tout n’est pas si mauvais en eux, n’est ce pas ?


Les individus que j’accompagnais étaient sympathiques et Argan l’Orc était là. Quelle coïncidence, non ?

L’Orc avait toujours Tranchoir, son espèce d’épée longue et large ressemblant à un hachoir. Ou plutôt un grand hachoir plus grand qu’une épée.

Il me serra bien fort avec tendresse. Je ne savais pas que la tendresse pouvait « briser » les os. Toujours est-il que j’étais ravie de le revoir.

J’aimais bien son coté timide en ma présence. Soit il parlait peu, soit il se mettait à palabrer un grand nombre de phrases d’un coup en prenant à peine le temps de respirer.

Une chose était sûre, il m’estimait beaucoup et en sa présence, personne ne m’embêta.
 
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Chapitre II : Les Marécages d’Anaylor.


Le voyage se passa sans heurts jusqu’à ce que nous traversâmes les Marécages d’Anaylor.

Un véritable bourbier entrecoupé d’îlots où moustiques, spores, plantes carnivores et arbres aux senteurs putrides y cohabitaient.

Nevonaël, un herboriste Elfe, concoctait pommades, encens et filtres avec les herbes de ces marais et quelques autres cueillies au Cœur de Brocéliande.

La magie des plantes nous sauva des maladies et des évanouissements.


D’après Urgan dont ce n’était pas la première expédition ici, nous raconta une légende sur d’antiques ruines d’un temple enfoui en ces terres boueuses.

L’une d’entre elle parlerait d’Iffaël d’Anaylor, une princesse Elfe, venue s’y recueillir et demander pardon à Notre Mère la Terre (Dana ou Gaïa selon les cultures) pour une faute oubliée.

La sanction fut à la hauteur de la faute dit-on. D’anciens disent qu’elle fut largement disproportionnée. Une histoire de prise de pouvoir.

Avec ses servantes, Iffaël aurait été emmurée dans les sous-sols terreux pour y mourir de faim si ce n’est de folie.

L’un des geôliers prit en pitié la belle princesse Elfe et leur donna du poison à bases d’une fleur des marais.

C’est de cette façon qu’Iffaël d’Anaylor et ses fidèles servantes mirent fin à leur existence.

La légende ne s’arrête pas sur cette tragédie.

Bien que mortes, la terre les aurait recouvertes. Des nuits plus tard, elles brisèrent ce cocon d’argile et revinrent à la vie sous forme « d’Elfes –végétales ».

A l’exception du geôlier tous furent tués par la végétation et par ses femmes vengeresses.

Elles furent surnommée les Dryades des Marais.

Il est dit que seuls les descendants de ce geôlier seraient capables de traverser sans crainte cet endroit maudit.



Je ne sais si cette histoire est vraie, mais des chasseurs de trésors trouvèrent la mort en espérant découvrir ce temple.

Des survivants miraculeux furent retrouvés fous, errant en bordure des marécages.


Mais la nature de ce lieu n’était pas la seule à être dangereuse.



En embuscades, des brigandes nous prîmes d’assauts sans savoir qu’elles se condamnaient à mort.

En effet, Pippoêle notre éclaireur Halfeling - il gardait souvent son tablier de cuisine afin d'être prêt à toute éventualité - les avait repérés et nous avait informés de leur nombre et de leurs armements.

La Mage Fleurie Amaraëlle d'Héliamphoraël surnommée « Celle qui Foudroie » fit des ravages et surprit les agresseurs.

Les Orcs bien que lents dans cet environnement ne laissèrent aucune chance à ceux et celles réchappant aux flèches des archers elfes.

Moi et Risu tentions de discerner les Dryades des Marais et de prévenir les combattants de leurs positions.

De la caravane, seuls trois blessés sur la vingtaine de personnes étaient à déplorer.

Et cela, grâce à Pipoêle qui fut fêté comme un héros, même si cela était sont travail de nous prévenir, il méritait ces ovations.

Parmi les ennemis, nous ne connaissions pas leur nombre, mais les caravaniers ne firent pas de prisonniers.

Je ne pus m’empêcher d’avoir une crise de pleurs peu après le combat. Argan me vit et ne dit rien.
 
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Chapitre III : Non, je ne suis pas Alice.


Dans les méandres souterrains d’une ville au ciel blafard pour les classes sociales de ce quartier, elle cavalait.

Environ seize ans, la chevelure blanche mi-longue, une veste sur un grand T-Shirt avec un Smiley souriant, une jupe courte, des collants dont l’un était déchiré et des bottines.
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Ses poches contenaient son larcin : un peu de nourriture, le nécessaire en protéines avec un goût agréable, et des pastilles bleutées permettant de voir des trucs cool.

La junkie courrait dans les décombres à vive allure, bondissant au-dessus des fissures du sol délabré.

Après elle, une bande d’adolescents la coursait en hurlant des cris stridents et des injures remplies de sous-entendus guère élogieux à son encontre.

Ils faisaient partis d’un gang mineur de dealers essentiellement. Bien que le racket et l’intimidation par la violence étaient dans leurs cordes.

Ils étaient complètement déjantés et elle savait qu’il valait mieux qu’elle ne soit pas prise vivante.


Elle arriva à un éboulement et fit un « ho ho » mentalement. Le couloir était large mais aucune cache ni sortie n’était visible. Une impasse depuis un incident qui provoqua cet éboulis.

Transpirant de peur et hésitant à se tuer pour éviter une fin trop horrible, elle se préparait à les recevoir.

De ses mains, des éclairs bleutés se mirent à naître, crépitant d’une énergie destructrice bien réelle. Une particularité depuis qu’elle avait survécu à une terrible maladie.

Elle n’avait pas vraiment peur. Elle n’avait pas le temps de penser à ce qui lui arriverait s’ils l’attrapaient. Elle écartait plusieurs visions macabres de ses pensées lorsqu’elle les vit surgir au bout de ce couloir.

Alors sans réfléchir, elle les exhorta à affronter la colère de Nokomis (Fille de la Lune) et elle couru vers eux les bras écartés et prêts à projeter ses éclairs.


La bande des chasseurs virent leur proie menaçante foncer vers eux, prête à en finir quoiqu’il arrive.

Cette réaction accrue leur excitation perverse jusqu’à ce que leur rictus haineux se transforment en une expression de frustration totale.

La jeune femme venait de sauter dans l’un des sortes de tunnels dont le sol était parsemé ici et là.

Et poussant un cri, elle disparu dans le vide et à la vue des prédateurs urbains de cette ville meurtrière.
 
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Chapitre IV : Goupil le Chanceux du Pays des Merveilles


Après avoir salué mes compagnons de voyages et mon ami Argan, je délaissais la caravane d’Urgan le Hachoir pour aller m’aventurer dans le Pays des Merveilles.


Je marchais avec Risu sur mon épaule dans l’une des plus belles villes de Never Land : le Pays des Merveilles.

J’étais allée d’abord à l’Hôtel de Ville contemplant ce bois qui l’enlaçait et formait une chaîne pour emprisonner ou bien pour soutenir cet édifice.

Je venais là pour avoir des renseignements sur la ville. J’appris que deux ordres mystiques s’y étaient installés.

Celui du Phénix et celui de l’Académie de Magie. Ce dernier contenait plusieurs magisters versés dans l’art de différentes magies.^Celles de l'Alchimie, des Arcanes et de la magie noire nommée Nécromancie.

Devant mon sourire béat d’admiration pour ces oiseaux, j'avais eu une mauvaise expérience de la magie pour m'extasier devant une école, l’hôtesse me conseilla de m’inscrire ou de rejoindre mon peuple en dehors de la ville.

Elle se prenait pour qui ?


Le culte du Phénix s’étendait partout.

A Brocéliande, mais ici aussi des nids de ses créatures fabuleuses étaient visibles des occupants de cette ville.

Et de l’Hôtel de ville où je me trouvais, la vue était imprenable sur ses oiseaux majestueux.
De vraies divinités symbolisant la régénération et la passion.

Je me demandais si leurs résurgences n’annonçaient pas un nouveau cycle. Je regardais Risu qui pensait comme moi.

Une nouvelle ère pouvait apportait du bon comme du mauvais.

Et bien que j’admirais les Phénix et les priais, ils n’étaient pas des Elfes ni des Humains et leur façon de penser nous était étrangère.

Mais ce qu’il faisait chaud.


Je me baignerais bien dans les « coupes » que tenaient les immenses Saules Pleureurs mais c’était interdit. Je ne me rappelais pas que les lois ici étaient si strictes.

Leurs larmes avaient le don de purifier disait-on. Ses arbres protecteurs étaient de chaque coté de l’Hôtel de Ville.

C’était pour éviter tout incendie que pourrait déclencher malgré eux les différents nids de Phénix en face de ce bâtiment. Un Saule Pleureur responsable de deux nids de Phénix.
Deux éléments opposés en harmonie.

Visitant les Nids de Phénix en restant à bonne distance, je venais de m’acquérir pour trois fois rien d'une tunique orangée aux motifs de ces oiseaux de feu.
L’habit très seyant, je décidais de la porter et à certains endroits, j’étais accueillie avec déférence. De plus, la magie du tissu m’aidait à supporter la chaleur.
Risu s’y glissa, me chatouillant.


L’exode des Elfes.

Mon peuple s’en allait comme ça. Petit à petit. Lentement mais sûrement. Ce n’était pas ordinaire.

J’avais ouïe que certaines villes avaient été oubliée de mon peuple Elfe au profit d’autres races.

Si les civilisations ne perduraient jamais et s’éteignaient à un moment donné, c’était du aux envahisseurs et aux mortels qui ne se rappelaient pas de leurs passé et n’en retenaient pas les leçons.

Nous, les Elfes, étions différents de cette manière de pensées. Je pensais Aux Jardins de Brocéliande où les Elfes tenaient bons face aux incursions Humaines, et surtout Naines et Orcs.

Si les races étaient les bienvenues, il est vrai que peu avaient l’autorisation d’y séjourner indéfiniment.

Avoir des compétences utiles n’était pas forcément nécessaires pour être acceptées au sein de Brocéliande. Il suffisait que ses personnes sachent sourire, voir la magie comme un enfant ou être malades pour que nous leurs accordions la confiance et que la magie de la ville leur donne leur place.


Plus au Sud-ouest, des habitants elfiques protégeaient encore un domaine sacré, non loin de l’académie.

Je ne me souvenais pas avoir entendu parler d’une académie de magie au Pays des Merveilles.

Je comptais donc leur rendre une visite amicale. Et puis ici, je ne devrais pas être rejetée.


Je m’y rendais sans hâte en prenant la rue Principale.

J’observais une caserne démesurée et ses soldats qui s’entraînaient dans l’arène sous le regard d’une très grande statue de l’un des héros de la ville des Merveilles.

Je passais devant la Maison des Bâtisseurs, lieu où toutes les constructions se décidaient et je poursuivais mon chemin dans le quartier résidentiel aux arbres verts et orangés.
Le Printemps et l'Automne se côtoyant.

La nature et les maisons étaient en symbiose avec les personnes y vivants. Pas de maladies et d’allergies, les plantes apportaient la guérison et s’adaptaient aux êtres vivants, Elfes et Animaux.

Mais je voyais de nombreux Humains portant divers symboles qui ne me disaient rien.


Je ne sais pas si cela était du à leur magie, mais je fatiguais. La route me donnais l’impression de ne pas finir, d'avancer à chaque pas.


Je remarquais avec Risu que certaines résidences étaient différentes. Ces maisons verdoyantes étaient comme sur un ilot.

Ce qui me donnait cette impression, c’était les volutes bleutées pour la plupart ressemblant à des nuages d'un monde inconnu qui les entouraient. Je ne voyais pas le bas, c’était lumineux mais …

L’on m’attrapait par le bras… « Aaaaah !!! » M’a fait peur. J’aurais pu tomber.

Je me retournais prestement pour envoyer balader le possesseur de cette main mais je m’arrêtais net devant son sourire charmeur.

C’était un humain souriant amicalement, une petite moustache fine et des yeux pers. Son chapeau avait une plume de Phénix, oooooh, j’adorais la regarder. Elle semblait luire d’un feu irréel et si vif. Mais ce n’était pas le cas.
Le chapeau, les gants, la cape, le pantalon et les bottes étaient de couleur anthracite. Il portait une rapière.

J’avais rarement vu d’Humains. C’était pendant les foires et les passages des marchands ambulants. Je les trouvais disgracieux, râleurs, et se plaignant sans cesse sur de faux malheurs leur arrivants.

A part une fois ce Johanssen. Ce jeune Humain avait un sourire…

J’avais l’air maligne avec mon cri aigu. Perceptif, il avait vu en Risu du Square aux Écureuils. Un lieu féerique où vivaient des écureuils fées, ces animaux étaient plus des fées que de simples écureuils.



« Attention de ne pas tomber, belle demoiselle et messire Rousselot.

L’on dit que le fond est fait de néant et que la création en sort sous de magnifiques résidences boisées.

Et que chacune a son gardien mystique prenant soin de la famille des lieux.

N’est ce pas merveilleux ?
» ajouta t-il avec une pointe de mépris.

Je me nomme Goupil le Chanceux, magicien de l’école des Arcanes. Aurais-je la chance de connaître vos noms ?
»


« Je suis Athbheochan et voici Risu. Nous venons de la lointaine Jardins de Brocéliande. Là où les Fées côtoient les Sorcières et les Phénix et les … »


« Que cela est merveilleux belle Aethchan. Permettez que je vous surnomme ainsi.

Vous n’êtes pas une Elfe Sylvaine et ce peuple est quasi parti. Quel dommage.

Le temps de la forêt laisse place à la Magie. Avec un grand M.

Je vous conseille d’aller admirer nos professeurs et vous comprendrez pourquoi, vous, sans offense, les Elfes se devaient de partir.

Vous n’êtes pas appréciée bien que les habitants ne vous feront rien…. Cela dit, un sortilège malvenu, cela existe et tout le monde ici en connaît un.

Laissez-moi vous accompagner jusqu’à l’Habitat des Elfes Sylvains. Cette route y mène, je me trompe ?
»


J’acquiesçais et me laissais prendre le bras puis la main. Étrange comportement. Après tout, il était gentil et c’était mieux que de se faire détrousser.

Nous parlions un peu, où plutôt, il me posait des questions, et moi, je parlais. Je racontais ce qui se passait à Brocéliande, comme ce culte du Phénix apparut comme par magie.

Sur le sol que les Nains exploitaient avant leurs mystérieuses disparitions, un enfant aurait fait immerger des bâtiments d’un temps ancien à l’architecture et aux Sculptures confirmant les légendes d’antan sur le culte du Phénix.

J’arrivais enfin au domaine des Elfes Sylvains. Je saluais avec révérence mon hôte Goupil le Chanceux, et allais vers cet endroit qui me convenait parfaitement.

Je reconnaissais une Licorne Argenté d’Enar. Magie divine, les Elfes de cet habitat avaient là de quoi tenir tête à ces Humains et à leurs académies.

J’avais aperçu au loin de grands bâtiments derrière une statue sur un tapis d’herbes sans un seul arbuste. L’académie à n’en pas douter.


Je fouillais dans ma besace pour prendre mon laissez-passer afin de le donner sans perdre de temps.

Je retirais ma besace pour mieux fouiller l’intérieur qui était peu remplie.

Pas de laisser-passer. Plus de bourses.



Goupil le chanceux… Goupil le Voleur, oui !!!

J’essuyais une larme de déception et réfléchissais rapidement. Je n’allais pas à la rencontre des Elfes Sylvains. Ils m’assisteraient mais pour tout vous dire, j’avais honte de m’être fait avoir.

Avec Risu, je pris le chemin de l’académie. Elle n’était pas si loin de l’Habitat Elfique. Je ne savais pas encore ce que j’y ferais mais je me jurais de retrouver ce voleur humain.
 
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Chapitre V : La Voix du Cœur.


Argan ne savait pas trop ce qu’il faisait à proximité du Pays des Merveilles. Les Orcs n’était pus vraiment les bienvenus. Leur temps était révolu en cette ville.

De plus, il était interdit de porter des armes et ce genre de détail ennuyait Argan.

Avec Tranchoir, Argan n’aurait pas peur d’affronter des miliciens qui pour la plupart avait peu l’expérience de vrais combat.

Mais affronter des mages, l’issue lui serait fatal.


Argan n’aimait pas les gens. Leur dire des mots, devoir se justifier et répondre à des questions inintéressantes pour lui. L’Orc guerrier n’aimait les Elfes ni les autres races.

Ce n’est pas qu’Argan préférait la solitude, il avait quelques amis. Peu à vrai dire. Presque tous étaient morts. C’était plutôt des compagnons d’armes.

Argan ne savait pas lire ni faire de belles phrases. Ce qu’il savait bien faire, c’était l’intimidation et tuer. Forcément, les relations sociales étaient vite limitées.

Et puis jusque là, Argan n’avait jamais vraiment ressenti le besoin de parler ou simplement de se montrer. Jusqu’à ce qu’il croise cette Elfe gamine assise contre un arbre, le visage au niveau des genoux.

Sa première rencontre. L’Orc avait obéit à Finn Ganael en ayant un petit doute sur la finalité d destin de la môme. La mort. Lorsque Finn donnait des ordres sans explications, c’était pour cacher la tragédie à venir.

Jusque là, Argan obéissait mais sans conviction. L’assassinat de cibles innocentes, ce n’était pas son truc.


Et cette jeune Elfe dont il ignorait son nom, sauf celui que lui avait donné l’Eccaillel lors de sa renaissance. Un nom imprononçable. Aet… chan. Cette jeune Elfe, Argan l’aimait bien.

Enfin, il ne savait pas vraiment. Il émanait de cette gosse courageuse, un sortilège qui rendait les orcs malades. Argan en sa présence avait encore plus de mal à converser et à se concentrer.

Il comprenait que Aet... chan soit méfiante vu leur rencontre et au fait qu’elle ait perdu la vie dans le Cimetière Hanté des Cliquetis. Mais tout de même, ce sort de « paralysie », Argan le trouvait bien énervant.

Et en même temps, l’Orc mercenaire souriait bêtement en sa présence. Il s’avoua une fois, bien aimer cette petite Elfe si fragile. Bien sûr, personne ne le lui faisait remarquer.

Et Athbheochan n’avait rien constaté d’anormal dans le comportement de son ami.


C’est perdu dans ses pensées qu’Argan regardait sans voir l’immense entrée menant dans la ville nommée le Pays des Merveilles.

Et c’est une voix joviale qui le ramena à la réalité. Une voix venant d’en-bas.


« Alors, tu aimerais la revoir la Poulette, pas vrai mon grand ? »


« Toi pas lui manquer de respect !!! » gronda Argan en colère.


Et soudainement, Pipoêle se mit à léviter au dessus du sol. La main géante de l’Orc lui enserrant la petite tête et l’autre s’apprêtant à lui arracher les jambes.

L’Halfeling se mit à parler vite, très vite, essayant de se dégager en vain pour, ben parler vite.


« Pardon, pardon, pardon !!! Moi connaître passage secret, pardon, pardon, moi bête. »


Et Pipoêle redescendit sur terre brutalement. Il se massa le crâne, le cou et mit sa main en avant pour stopper Argan qui avançait d’un pas, le poing levé.

Trop sonné pour fuir, Pipoêle se décida de ne pas énerver l’Orc. Que c’est susceptible ces bêtes là.


« On se calme mon grand. Je n’aurais pas du dire « Poulette ». C’était un terme affectueux pourtant. Et puis au moins, c’est facile à dire.

Attends ! Je disais vrai. Je connais un passage secret. Du temps des Orcs, je … comment dire, j’avais des cousins qui faisaient des trafics de champignons. Rien de méchant tu vois.

Tout ça pour dire qu’il est possible, même pour un grand comme toi d’entrer dans cette ville.

Je te montrerais le chemin et voilà on sera quitte. Et bisous à Channie. »


Argan n’avait pas baissé le poing, mais il ne bougeait pas. Il était dans un de ces moments de rares réflexions.

D’habitude, c’était un autre qui faisait le plan à suivre. Argan, lui, suivait les ordres. Ce qui lui convenait bien d’ailleurs.

Argan cessa d’être menaçant et se mit à rire. Reprenant un air plus sérieux, c'est-à-dire intimidant, il toisa l’éclaireur de la caravane.


« Nous allons ensemble dans ton passage caché. Et… heu, nous retrouverons ensemble Channie. Si toi refuser, je te tue. »


« Et bien, c’est avec joie que j’accepte. Surtout que je préfère rester en vie mon grand. Mais tu devras m’écouter.

Sous la ville, et bien, il se passe des choses étranges. Une autre ville si tu préfères. Sans être une ville, tu saisies ? »


Argan se frotta les yeux, un mal de tête commençant à apparaître. Pipoêle ne força pas la chance et lui sourit gentiment.


« Argan, viens avec moi, je vais récupérer mes affaires et je vais t’accompagner. Tu m’a convaincu après tout.

Ton histoire m’intrigue.

Dis mon grand, tu pourrais me porter un peu, parce que là, tu m’as fais vraiment mal. Je t’assure. »


Étouffant un grognement, le puissant Orc le saisit sans douceur et le plaça sur son épaule.
 

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Chapitre VI - Le Super Plan.


Jingo, Jango et Jaygo étaient frères. Rusés, agiles, loyaux les uns envers les autres, ils étaient parvenus à survivre en restant réunis.

Jingo, Jango et Jaygo apprirent à devenir des voleurs, des racketteurs, des assassins de bas-étages.

Lorsque les mages vinrent s’emparer de la ville, ils surent en profiter pour fuir leur maître Gobelins et se mettre à leurs comptes.

Ils découvrirent bien assez vite que dans ce genre d’activités, l’indépendance est surfaite. Les trio bossait pour un seigneur du crime qu’abritaient les bas-fonds de la ville.

Ces criminels servaient les intérêts des nouveaux arrivants. Les Orcs et les Gobelins se battirent pourtant et firent un retrait stratégique sous les yeux perçants des Phénix.

Le souffle des Dragons et les sortilèges variés des mages arcanistes, alchimistes et nécromanciens balayèrent en peu de temps les forces armées des Orcs.

Ceux qui ne quittèrent pas la ville se soumettaient aux nouveaux maîtres.

Alors que les Orcs et les Gobelins fuyaient, les trois vermines restaient dans les bas-fonds du Pays des Merveilles, profitant du changement pour faire main basse sur les biens des voyageurs isolés.


Leurs vêtements étaient sombres avec capuches et de nombreuses poches. Une fine épée courte et une dague étaient visibles.

Ils arboraient un symbole de l’école de Nécromancie. Plutôt malingres et pâles, ils n’étaient pas du genre à attirer la sympathie.

Et de toute façon, ce n’était pas dans leurs intentions de plaire.

Sournois et traîtres, tous les coups étaient permis pour vaincre et le trio ne prenait que peu de risques.

Ils vivaient de rapines et de meurtres. Tueurs à la petite semaine, ils savaient, sans être de vrais professionnels, éliminer une personne isolée ne sachant pas se défendre et faire disparaître le corps.


Et cela tombait bien car le Goupil leur avait promis une belle somme pour se débarrasser d’une jeune Elfe étrangère à la ville.

Facile à identifier, désorientée, elle se trimbalait un écureuil et traînait non loin de l’académie.

Les trois frères avaient accepté. D’une part, l’argent facile ne se refusait pas. Secundo, c’était Goupil le Chanceux le demandeur.



Autour d’une bière, les trois acolytes avaient peaufiné leur plan. C’était assez simple.

Un, la trouver.

Deux, vérifier qu’elle soit seule.

Trois, Jungo s’avancerait pour attirer son attention pendant que Jango ferait le guet.

Quatre, Jaygo la garrotterait.

Cinq, retour à la taverne pour toucher l’argent et se saouler à mort.

Un plan simple qui ne pouvait que réussir.


Jingo paya une nouvelle tournée avec l’avance que leur avait donnée leur commanditaire.

La bière était le quatrième membre de ce groupe. Agissant toujours avant et après l’action. Quoique parfois, pendant l’action.

La serveuse demi-Elfe du nom de Ginny leur apporta la boisson qui ne les rendait pas discret.

Ginny gardait un sourire neutre qui dissimulait un soupir.
 

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Chapitre VII : Un Gîte à l’Académie des Mages.


Sur le campus, Athbheochan et Risu observait les trois académies existantes pour l’instant.

Trois types de magie étaient étudiés ici : la Nécromancie, les Arcanes et l’Alchimie.

Si les salles de classes étaient à l’intérieur des bâtiments, il était possible de percevoir des travaux pratiques en extérieur, dans un amphithéâtre ouvert ou sur une terrasse.

L’école de Nécromancie la faisait frissonnait. Mais c’était une piste pour en apprendre peut-être sur cet Elfe nécromancien, Fray’III d’Orman. Il était revenu à la vie pour la troisième fois via un rite macabre.

Tous deux avaient grimacé en distinguant des squelettes danser dans les airs.

Ils orientèrent leurs regards vers l’école des Arcanes et là, Athbheochan resta médusée et rêveuse en voyant pour la première fois un Dragon rouge-orangé. Il n’était pas harnaché, non, le dragon donnait des cours.

Elle sautilla de joie en applaudissant. Athbheochan comprenait pourquoi cette ville s’appelait le Pays des Merveilles. Des Phénix, des Saules Pleureurs capable de parler, et maintenant un Dragon.

Aaaaaah, c’était merveilleux.

Risu disparut sous la tunique se disant que le merveilleux s’arrêtait pour lui aux noisettes des Merveilles.

Des étudiants haussèrent les épaules en remarquant son attitude peu sérieuses.

Sauf un qui vint vers elle sans hésitation. Ce jeune homme, un humain lui disait bien quelque chose. Le symbole des Alchimistes était sur son habit de magicien.

Il portait une blouse de travail avec une ceinture en bandoulière remplie de mini-sacoches pour ranger le matériel et les potions entre autre.



« C’est moi Thialfi Johanssen. J’étais venu avec mon père acheter du Cristal. Nous nous étions croisé à la manufacture. Nos achats nous ont beaucoup plus et nous ont bien servi.

Tu viens de l’Habitat des Elfes ? Tu viens t’inscrire ? Ho, tu es malade… ».



Thailfi se sentit gêné en fixant maladroitement la poitrine d’Athbheochan qui paraissait anormale et en mouvement. Il éclata de rire en voyant la tête de Risu sortir du haut de la tunique.

La jeune Elfe déposa un baiser sur l’écureuil et sourit devant les différentes expressions de l’Alchimiste.


« Je me rappelle, oui. Je suis Athbheochan et je suis ravie de te revoir. Oh, Risu a eu peur du Dragon qui est là-bas. Impressionnant et fabuleux. Il ne mange pas ses élèves dis-moi ? »


« Non, rassure-toi, seulement ceux n’appartenant pas à l’académie. »


Ils se regardèrent quelques secondes et rirent simultanément. Ils allèrent s’asseoir sur un banc vers l’école des Alchimies. L’Elfe raconta son voyage dans le Pays des Merveilles.


« J’ai vu des combattants s’entraîner dans une arène. C’est bien le seul endroit qui résistera aux changements. Mon peuple a l’air absent à part ceux qui sont non loin de l’académie.

Et j’ai vue quatre nids de Phénix et ils étaient là à observer tout autour d’eux comme si le Pays des Merveilles était leur ville. Ils sont si beaux, si brillants, si fiers, si…

Quoi Risu ? Ah oui, les Saules Pleureurs. Je crois bien que celui à gauche de l’Hôtel de Ville m’a fait un signe. Hi, hi, j’en suis sûre. J’aurais du lui demander si l’on pouvait se baigner.

Ha, et je me suis fais voler mon laissez-passer et ma bourse par Goup… »


Vitement, Thailfi Johanssen mit sa main sur la bouche d’Athbheochan.


« Chut, ne prononce pas ce nom. Pas ici. Le Pays des Merveilles a changé de politique. Les Elfes discrets, les Fées facétieuses, la brutalité des Orcs et des Gobelins, ces temps là sont finit.

L’on dit que les Phénix et les Dragons ont scellé des pactes. Que certains Dragons se métamorphoseraient en humanoïdes. Que sous la ville, une autre magie serait à l’œuvre.

Et cet individu est une sorte de mystère. Il serait actif et son avis est écouté dans le Pays des Merveilles. S’il t’a dérobé quelque chose, cet un avertissement pour que tu quittes la ville.

Mais je peux t’offrir le gîte dans ma chambre pour cette nuit. En tout bien tout honneur. Je te ferais boire une potion d’invisibilité. Quelques gouttes pour que l’effet ne dure pas des heures.

Qu’en dis-tu Athbheochan ? »


« Je te remercie et c’est avec plaisir que j’accepte. Mais je retrouverais cet homme qu’il soit un Dragon ou un Humain. Je ne quitterais pas le Pays des Merveilles dans ces conditions.

Dis, tu as des amis parmi l’école de Nécromancie ? Je cherche à me renseigner sur un sorcier Elfe du nom de Fray d’Orman. »


« Vois-tu, chaque école ne se mêle pas beaucoup. Les études prennent du temps et les mentalités sont assez différentes.

Je dirais que l’Alchimie reste assez proche des peuples.

Les Arcanistes et les nécromanciens sont carrément dans leurs mondes. J’essaierais de me renseigner.

Tu sais, tout ce qui concerne les races « passées », les professeurs ne nous apprennent rien sur elles, leurs cultures et légendes, leurs héros... »


L’Elfe hocha la tête. Les Phénix annonçaient dans cette ville, l’ère des Dragons et des Mages.

Des créatures et des êtres intelligents qui comptaient bien régner sans que les anciennes civilisations ne soient dans leurs pattes.

L’apprentie Alchimiste se demandait bien pourquoi ce Goupil, un individu important et mystique, lui en voulait. Elle n’avait rien d’extraordinaire hormis le fait d’être revenue à la vie.

Et qui le savait ?

Et elle n’avait rien fait qui bouscula la politique du Pays des Merveilles.


Le sourire charmeur de Thialfi Johanssen n’avait pas changé et la fit rêvasser quelques instants.
 

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Chapitre VIII : Les Brumeuses de la Rêveuse.


Argan se retenait de frapper son guide ou quiconque rencontré sur le trajet. Pensant à Athbheochan, il devint patient et s’étonnait de cette force spirituelle qu’il avait en lui.

Pensif, l’Halfeling lui fit faire le tour de la ville jusqu’au Sud-ouest. Le passage était non loin de l’académie. Un hasard ? Sûrement pas d’après l’éclaireur.

« Qui penserait à venir là ? » Demanda Pipoêle du haut de l’épaule d’Argan. Devant eux, le Cimetière Hanté du Pays des Merveilles dont les lamentations et les combats d’aventuriers bloqués à jamais se faisaient entendre.

« Oh non ! » clama pour lui-même l’Orc. Il revoyait en cet instant la mort de sa belle. Il soupira de tristesse et suivit Pip qui était descendu de l’Orc. L’Halfeling s’accroupit, examinant le sol, puis s’avança.

« Nous sommes biens seuls. Il faudrait fou d’amour pour passer par là. »

« Hein !?! Quoi !?! Qui est fou d’amour ? Attends-moi Pip ! »

Le muret du cimetière camouflait une entrée menant à un souterrain.

Un esquif assez grand pour une dizaine d’Humains attendait là d’être utilisé.

A l’intérieur, des rames et une vieille caisse contenant des rations périmés et une fiole de cristal au liquide doré.


« Sous la ville, une reine endormie attend un souffle d’espoir pour s’éveiller. Alors son arrivée amènera un équilibre et la paix au Pays des Merveilles.

Une histoire de plus qu’Urgan le Hacheur aimait nous raconter.

D’aucun dise que chaque civilisation venant au Pays des Merveilles essaie de relever un défi que seuls les dirigeants savent. Les vainqueurs resteront à jamais.

Moi, je n’en sais rien. Juste que les Saules Pleureurs et les Phénix sont bien là. Zut, ce sont quand même des forces divines, non ?

Je m’étais toujours dis : « Pipoêle, mon gars, choisi le danger connu en dehors des villes. Car vois-tu mon grand, les villes de nerver land, je suis sûr qu’elles sont des Dieux et des Déesses.

Il y a un truc pas clair, je te le dis. »


L’Halfeling finit d’engloutir son sandwich et repris son bavardage, les sens en alerte.

Pipoêle avala quelques gouttes de la fiole et en donna à Argan.

« Pour éviter la folie et surtout ne boit pas une goutte de cette eau. J’ai entendu dire que quiconque en buvait qu’une seule goutte voyait son âme faire partie de cette eau glaciale. »


Derrière lui, Argan écoutait à moitié.

Un arbre et un oiseau, magique où non, cela se terrassait. Demande à Tranchoir hé hé pensa t-il. Et cela lui rappela la gamine qui avait donné un nom à son arme.

Il se tut alors gardant pour lui ce qu’il pensait des divinités.

Argan soupira d’ennui et fixa une bonne minute le dos de son compagnon avant de répondre simplement « Ben, j’en boirais plusieurs gorgée alors. »

L’Orc ramait doucement et la grande barque glissait sur une eau lisse et noire.Sa noirceur les empêchait de voir le fond et les faisait douter quand à la véracité du liquide.


Autour d’eux, les galeries étaient immenses et offraient de nombreuses directions.

Des mousses et des roches bioluminescents apportaient un éclairage surréaliste.

Et ce qui semblait être un lac devenait un long fleuve sans fin.

Sortant de l’eau ici et là et datant de plusieurs siècles, des tours émergeaient, souvenirs solides d’antiques cultures oubliées.

Au loin, ils apercevaient par moments, en hauteur une architecture troglodyte.

Des gravures prouvant l’existence de civilisations intelligentes disparues, brillaient d’une lueur diaphane.


Sans autre bruit que la rame au contact de l’eau et le grincement du bois, l’embarcation flottait vers une eau vaporeuse.

Sorte de volutes bleutées aux formes multiples telles des visages en passant pas des animaux fantastiques.

Leurs perceptions s’atténuèrent et en quelques instants, ils avaient perdus leur repère.

La brumes s’enroulaient, se mélangeaient et puisait dans leurs esprits afin d’adopter des apparences que les deux aventuriers chérissaient.

Argan contemplait béatement une Athbheochan nuageuse et séductrice. De son coté, Pipoële s’avançait dangereusement près du bord du canot vers une Halfeling éthérée.

En transe hypnotique, Argan et Pipoêle allaient passer par-dessus bord pour finir noyés ou pire comme tant d’autres audacieux.
 

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Chapitre IX : ♪ J’ai le lasso ♫ J’ai le couteau ♪ J’ai le garrot ♫

Le père Simurgh était un homme d’un âge mur, le sourire apaisant et des cheveux grisonnants. Il portait une longue robe orangé et un pendentif sous la forme d’un palmier, l'arbre solaire. Il marchait pieds nus.

En face de l’Hôtel de Ville du Pays des Merveilles, le père Simurgh s’occupait à aider les nids des Phénix, s’assurant de la consolidation, à l’hygiène ou encore à apporter de la nourriture pour ces êtres fabuleux.
En dehors de ces activités, le père Simurgh aimait rendre visite aux enfants. Que ces derniers soient à jouer dans la rue ou dans un orphelinat peu importait.

Le père Simurgh venait à eux pour leur raconter des contes, leur apprendre à lire, à écrire ou pour jouer simplement avec eux.

Et si le père Simurgh se rendait compte que l’un des enfants avait un souci, alors il se donnait pour mission de le secourir.

Quelques adultes le suivaient dans cette démarche d’assister les enfants. Et d’autres, aux cotés des plus jeunes, écoutaient les enseignements du père Simurgh.

C’était le cas de Ginny.

* * *

- J’ai le lasso, murmura Jin-go.

- J’ai le couteau, murmura Jan-go.

- J’ai le garrot, murmura Jay-go.


Jin-go, Jan-go et Jay-go trinquèrent une dernière fois en pouffant de rire.

Bien que grisés par les chopes, ils n’en restaient pas moins dangereux..

Et c’est plusieurs fois qu’ils avaient détaillé de façon irrespectueuse la serveuse leur déposant les boissons. La main qui effleura les fesses se vit brutalement interrompu par une tape vive.
S'ils n'avaient pas agi hostilement envers elle à ce geste. C'était uniquement parce que Ginny était appréciée par les habitués.

Ginny était patiente et pouvait se montrer amicale, jusqu'à raccompagner un client qui s’était montré poli.

Là, vu ce qu’elle avait entendu et leurs manières indélicates, Ginny se dit que c’était trop.


‘Marre des monstres pensa poliment Ginny la serveuse en nettoyant leur table après leur départ.

D’un naturel optimiste, Gin bougonnait néanmoins parfois le soir, assez tard. Surtout après avoir entendu des ragots malsains.

Ginny finissait par craquer de servir à boire à la lie de la société. Comme ce soir.

Tous les clients n’étaient pas des assassins. Mais dans cette taverne au sein du Cœur de la Montagne, ce lieu accueillait les aventuriers venant de tous les horizons. De la contrebande par exemple.

Ginny se servit un chocolat revitalisant – Ginny savait faire toute sorte de boissons agréable pour l'esprit et le corps.Et pas seulement.

Il était tard mais son travail n’était pas finit et elle se devait d’être en forme pour la suite.

Après son travail de serveuse qui consistait à servir les clients et ensuite à nettoyer la salle, Ginny allait se rendre d’elle-même auprès du père Simurgh, un adepte du culte du Phénix.Ginny savait que Simurgh n'était pas son identité. Cela lui importait peu.

Ce dernier lui apprenait à lire.

Ginny adorait écouter et lire des histoires de princesses, de prince charmant et de créatures fabuleuses.
 
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Chapitre X : Lorsque la Providence chute, les Héros ne s’en portent que mieux.


« AAAAAH !!!!»


Elle chutait si vite dans l’obscurité.

Les brèves étincelles qu’elle projetait lui dévoilaient une noirceur que seules ses peurs pouvaient imaginer.


« Aaaaaaaah !!!?! » Elle chutait si lentement, soudainement.

Les parois éloignées de son « puits » avaient des reflets dorés.

Elle aperçue plus bas une très grande ville engloutie dans une eau sombre et percée par endroit par des colonnes de roches sculptées.

Quelques tours telles des flèches, jaillissaient de cette mer immobile.


Des centaines de mètres sous elle, Nokomis vit de la brume sortir de l’un de ces îlots où la terre rocailleuse était parsemée d’une végétation diaphane à base de lichens, de champignons et de mousses.

La vapeur tourbillonnait et devint plus épaisse, semblant répondre à un appel imperceptible.

Ce brouillard s’étendit et se déplaça assez précipitamment en prenant diverses formes fantastiques comme animée par plusieurs pensées.


La Fille de la Lune était envoûtée par les formes prises par les nuages et par un son à peine audible, appelant à la quiétude.

Au repos éternel.

Et la jeune femme chuta brutalement brisant le charme protecteur du Mausolée.

Instinctivement, Nokomis utilisa toute son énergie pour freiner sa descente face à se sol peu engageant. Par à coup, elle lançait sa foudre et cela fonctionna.

Plus ou moins.


* * *

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« Mmmh, où suis-jaaaaaah !!! »


Nokomis ouvrit grand les yeux et se releva en sursaut apeurée par les étranges regards pensifs au-dessus de son visage,

Pipoêle au large sourire confiant faisait plus amical qu’Argan.
L’Orc à l’expression mêlée de curiosité et de méfiance, Tranchoir maintenu sur l’épaule, était la cause de sa frayeur.


Les hurlements et les lueurs bleues incandescentes avaient sortis de leurs léthargies les deux amis. Leur évitant une mort horrible. Et bizarrement, la brume s’était rapidement retirée.

S’approchant avec prudence de l’ilot où était tombée leur providence, ils l’avaient retiré du petit cratère fumant et l’avaient déposés sur de la mousse.

Et voilà que la demoiselle leur criait au visage.
 

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Chapitre XI : ♪ Je suis la mort des Hommes,

Je porte Couronne ♫

♪ Et je suis de leur Vie

La maîtresse et Patronne ♫



A force de trop boire, les triplés ne se sentaient pas très bien. Pourtant, ils avaient l’habitude avant le travail de bien l’arroser.

Ils savaient qu’ils dessaouleraient vite en avalant une mixture Naine que le tavernier proposait sous la forme d’une soupe. Et c’était efficace.

A leurs yeux, la jolie serveuse rousse n’avait pas compris qu’ils étaient des tueurs et que tôt où tard, elle se soumettrait à de vrais hommes.


Ginny s’amusait à s’imaginer être une princesse et portait souvent un diadème tressée à partir de plantes.

Souvent, la demi-Elfe allait à la rencontre des Saules Pleureurs gardiens des Nids des Phénix et des Elfes Sylvains protecteur du Pays des Merveilles.

Devant son sourire d’enfant et ses prunelles emplis de malice, tous accédaient à sa requête.

Son diadème végétal se mettait alors à fleurir, à attirer des papillons et à embaumer l’air.

Même le tavernier Nain et sa clientèle rustique de mineurs et d’aventuriers égoïstes étaient sous le charme de la jeune demoiselle.

La serveuse apportait les repas aux individus avec déférence, suggérant là un trésor à savourer.


En attendant d’être assujettie à leur volonté, Ginny, avait servi le potage épicé aux triplés pâles comme à chaque fois qu’ils venaient.

Jin-go, Jan-go et Jay-go l’avaient bu d’une traite. Dans quelques instants, leurs états d’ivresse cesseraient.

C’est qu’ils avaient un labeur sinistre à accomplir.


* * *


Situé à l’Est de la ville, le trio quittait le Cœur de la Montagne, une enclave Naine peuplée principalement de Nains et d’Humains.

Les Nains offraient à la ville leurs talents de forgerons, de métallurgistes et de joailliers. Leurs outils, leurs armes et leurs armures étaient incomparables.

Ils apportaient aussi le train souterrain et la plomberie pour le confort – bien que les Elfes en harmonie avec les éléments n’en avaient pas besoin.

Les trois pseudos assassins louèrent une charrette afin de se rendre au plus vite et sans effort à proximité du Campus. Leur cible Athbheochan traînait par là.

Elle ne serait pas difficile à repérer dans la soirée.

La carriole était tirée par une espèce de poulet géant que dirigeait un petit homme de la race des Halfeling.

Le cocher les déposa bien vite à l’Ouest, près des Tombes des Tréants, non loin de l’académie des Sorciers.


Après l’avoir observé sortir du Campus, ils se postèrent furtivement en bordure de la route en suivant l’ordre de leur super plan.

Ils n’avaient plus qu’à attendre la belle venir à eux.

Ce ne fut pas long. La jeune Elfe marchait seule et soliloquait – Jin-go, Jan-go et Jay-go ne voyaient pas Risu sous la chevelure.

Au fur et à mesure qu’elle s’approchait, les trois complices n’étaient plus sous l’effet de l’alcool et étaient prêts à exécuter leur super plan.

Athbheochan allait mourir sans le réaliser.

Ils leur arrivaient de jouer avec leur victime, mais ce soir là, divers maux s’emparaient de leurs têtes et de leurs ventres. Leurs souffles étaient courts.

Ils avaient du attraper un virus ou mal digérés le trop plein de cervoise.


* * *​

Et devant ma faux qui passe

Je vois trembler les figures ♫

♫ Et rien n'arrêtera mes déchirures



« Vivement qu’elle vienne que l’on puisse se coucher. » C’était là, à tous les trois, leurs pensées communes et prémonitoires sans le savoir.


Il est vrai que quelques heures plus tôt, dans l’une des tavernes quasi à la surface du Cœur de la Montagne, les pintes allaient et venaient.

Et malgré la soupe pour se dégriser, les trois compères n’étaient pas dans leurs assiettes.

Ils auraient pu renoncer s’ils ne s’étaient pas sentis suffisamment en forme pour assassiner à trois une jeune femme sans défense.

Ils prendraient ensuite le temps de se reposer.


Dans le cimetière des Tréants, en bordure de la route qu’Athbheochan allait prendre.

Jin-go se tint le ventre et laissa tomber son lasso. Il glissa le long de l’arbre sur lequel il s’appuyait.

Jin-go avait la bouche grande ouverte pour chercher de l’air à inspirer. Sa peau pâle avait des teintes violacées.

Ses yeux ne clignaient plus et regardaient la Lune.


Grimaçant un peu de douleur, Jan-go vint auprès de Jin-go pour le secouer un peu.

En vain. Jin-go ne bougeait plus.

Jan-go avait fait glisser deux couteaux de ses manches qui venaient se caler dans ses mains. Il ricana. Il n’avait pas besoin de lui pour faire le travail.

Jan-go se mordit la lèvre en étouffant un « la sale p… » et sachant que c’était finit pour eux. Rageur, il fit demi-tour pour aller aider son frère.

Il avait hâte de larder Athbheochan de plusieurs coups jusqu’à ce qu’elle en meure. Il vengerait leur trépas en la massacrant avec toute sa haine.

Il tomba au bout de trois pas sous la douleur et les problèmes respiratoires que son corps développait. A l’instar de Jin-go, Jan-go agonisait.


Voyant que ses frères traînaient à agir, on ne peut compter que sur soi, Jay-go s’avança subrepticement derrière Aethbochan pour la garroter.

Vite essoufflé, Jay-go ne parvenait pas à se placer comme il le fallait. Il décida de prendre une bouffée d’air et de l’élan pour en finir avec cette #%£-\- qui avançait comme si de rien n’était.

Ce qui était le cas.


Athbheochan et Risu admiraient le campus puis les rues de la ville et de ses arbres. L’Elfe touriste profitait de la tiédeur ambiante du soir pour se balader sans but.

Thialfi Johanssen lui avait dit de revenir après minuit pour la faire entrer en tout bien, tout honneur dans sa chambre.

Athbheochan avançait rêveuse en discutant avec Risu du Dragon. L’Elfe désirait aller à sa rencontre alors que Risu n’était pas vraiment joyeux à cette idée.

Risu lui, était pour partir en quête de noisettes Merveilleuses. Son amie lui promit de l'accompagner pour cette aventure o combien magique pour l’écureuil-fé.

Tout à leur rêverie, Athbheochan et Risu étaient loin des tracasseries des assassins que Goupil le Chanceux avait recrutés.


Jin-go agonisait, immobile contre un arbre. Son esprit vagabondait sans penser, incapable de se concentrer, si loin de la réalité.

Près de lui, parterre, Jan-go essayait en vain de crier et de ramper. Haïssant cette Elfe dont il percevait le rire mélodieux.

A quelques mètres derrière eux, en silence et lentement, Jay-go se mettait à genoux, s’évertuant à inspirer de l’air qui ne venait plus.


Leurs seules compagnes non soumises étaient les mouches qui déjà avaient pressenti leur funeste destinée.


* * *​

♪ Et bien sûr, je suis cruelle

Et bien sûr, je suis très dure ♫



Au sein de l’académie de Nécromancie du Pays des Merveilles, dans l’un des bureaux qui ne lui appartenait pas, un sorcier maudissait Athbheochan pour le déséquilibre qu’elle avait causé. .

Goupil le Chanceux aux habits flamboyants se tenait en face d’un Elfe décrépi, voûté et à la peau terne et creusé.

Cet Elfe tenait un bâton de sorcellerie fait à base d’une branche d’if, de cendres et de poudre d’os de races pensantes.

Une besace était ajustée à la ceinture de sa robe de sorcier noire aux liserais argentés sur laquelle dansaient des runes.

Bien qu’affaibli physiquement, sa magie noire en faisait un être dangereux et bien plus puissant que sa forme de vieillard sénile le laissait penser.

Avec lenteur, le nécromancien donna ses instructions d’une voix rauque au maître des Vauriens.


« Tes pantins ont échoué sans que l’on s’y attende.

Cette Sotte a des pouvoirs à ne pas négliger.

Puisque la méthode brutale et directe a échoué, usons de la fourberie.

Fais en sorte qu’elle boive cela demain soir.

Je vais invoquer le Chasseur et sa Meute.

Le Pays des Merveilles est une véritable forêt de prédilection pour y placer malédictions et légendes.

N’échoue pas. Il serait dommage pour toi que tu sois le gibier, Goupil le Chanceux
. »


Goupil le Chanceux, maître de la guilde des Vauriens s’inclina et quitta la pièce sans un bruit.

Il examina la petite fiole et soupira. S’en était finit d’Athbheochan cette fois-ci.

Il soupira et changea d’apparence dans le couloir.


Maître dans l’art de l’illusion et du déguisement, le Goupil avait oublié depuis bien longtemps à quoi il ressemblait.

Lors du départ des Orcs et des Gobelins et de l’exil de presque tous les Elfes Sylvains, Goupil avait réussi avec persuasion à convaincre diverses bandes de le suivre comme chef.

Il est vrai que peu de temps avant, le Goupil avait du faire disparaître les agitateurs et les meneurs zélés et écoutés par les malandrins de la ville.

Loin d’être attiré par le vol et le meurtre, Goupil souhaitait avant tout négocier avec les nouveaux dirigeants et acquérir les secrets du Pays des Merveilles.

Et la guilde lui offrait accès à un tas de rumeurs et d’informations qui parcouraient toute la ville.

En prouvant sa valeur, il avait évité des émeutes et du pillage, Goupil le Chanceux avait pu se faire remarquer et approcher du pouvoir en place.

Mais pour l’instant, il n’en récoltait que les miettes.


Et ce sorcier venu d’on-ne-sait-où l’avait sollicité pour éliminer une jeune Elfe qui n’était pas de cette ville.


En paiement, Goupil avait eu le privilège de regarder dans une Boule de Cristal et d’avoir une réponse à l’une de ses questions.

Et des interrogations, Goupil le Chanceux n’en manquait pas.

Si le Goupil était curieux, la prudence lui indiquait d’obéir au sorcier et de ne pas se mêler de ses affaires d’Elfes.

Après tout, le nécromancien et Athbheochan étaient deux étrangers du Pays des Merveilles et réglaient leurs comptes.

Goupil le Chanceux servait uniquement ses propres intérêts.

Et le Dragon de l’académie paraissait obnubilé par son rôle d’enseignant et par ses élèves. Il délaissait les querelles insignifiants des races inférieures.


Sous l’apparence de Thialfi Johanssen, l’humain alchimiste et ami de l’Elfe, Goupil se mit en quête d’Athbheochan.Il fallait en finir rapidement avec cette Elfe.
 
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♪ Bal en fa dièse mineur ♪



Auteur : Angelo Branduardi.

Année : 1977.

Titre : Bal en fa dièse mineur (VF de « Ballo in Fa Diesis Minore »)

Notes : « Ballo In Fa Dièsis Minore » est une longue pièce baroque et progressive.

Tout d'abord, cette pièce débute par une introduction dissonante faite de percussions médiévales auxquelles se marient bien vite d'antiques instruments européens.

Et puis subitement, le bal est lancé par le son d'un instrument à vent et Angelo se met à chanter.

Nous voici en pleine Italie renaissante, des couleurs baroques envahissent bien vite l'oreille de l'auditeur qui se perd dans une rêverie que sait magistralement orchestrer l'ami Branduardi.



♪ Bal en fa dièse mineur ♪


Je suis la mort des Hommes,

Je porte couronne

Et je suis de leur vie

La maîtresse et patronne


Et bien sur je suis cruelle

Et bien sur je suis très dure

Et rien n'arrêtera mes déchirures


Je suis la mort des Hommes,

Je porte couronne

Et je suis de leur vie

La maîtresse et patronne


Et devant ma faux qui passe

Je vois trembler les figures

Et rien n'arrêtera mes déchirures


Toi maîtresse du monde

Soit bienvenue dans nos maisons

Pose la faux au creux de toutes nos musiques

Prends place dans nos danses

Et si tu danses encore

Toute la mort sera morte à l'aurore.


Toi maîtresse du monde

Soit bienvenue dans nos maisons

Pose la faux au creux de toutes nos musiques

Prends place dans nos danses

Et si tu danses encore

Toute la mort sera morte à l'aurore.


Je suis la mort des Hommes,

Je porte couronne

Et je suis de leur vie

La maîtresse et patronne


Et bien sur je suis cruelle

Et bien sur je suis très dure

Et rien n'arrêtera mes déchirures


Je suis la mort des Hommes,

Je porte couronne

Et je suis de leur vie

La maîtresse et patronne


Et devant ma faux qui passe

Je vois trembler les figures

Et rien n'arrêtera mes déchirures


Toi maîtresse du monde

Soit bienvenue dans nos maisons

Pose la faux au creux de toutes nos musiques

Prends place dans nos danses

Et si tu danses encore

Toute la mort sera morte à l'aurore.


Toi maîtresse du monde

Soit bienvenue dans nos maisons

Pose la faux au creux de toutes nos musiques

Prends place dans nos danses

Et si tu danses encore

Toute la mort sera morte à l'aurore.
 
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Chapitre XII : la Blanche Biche du Pays des Merveilles.



Le Jour suivant l'action du super plan des trois assassins triplés.


Suite au super plan des trois malandrins recrutés par Goupil, Jin-go, Jan-go et Jay-go moururent empoisonnés, réalisant qui était coupable trop tard.

Leurs cadavres rejoignirent l’école de nécromancie.


Le Dragon du Pays des Merveilles ne laissait transparaître aucune émotion.

Humant l’air, l’arcaniste devinait une puissante magie en cours. Une invocation qu’il ne pourrait bannir.

Intrigué et inquiet, le Maître en Arcane chargea l’un de ses apprentis de mener une enquête discrète.


Métamorphosé en Thialfi Johanssen (l’ami d’Athbheochan et de Risu), Goupil le Chanceux dans l’après-midi, vint trinquer au nom de l’amitié avec Athbheochan.

Goupil espérait que cette potion serait plus efficace que les trois crétins décédés.



La Nuit de la Chasse Sauvage.


Je courrais si vite que je crus trébucher.

Galopants à perdre haleine.

Mon sang se rompant dans mes veines.

Je sautais si haut que les branches me touchaient.


Sur son chapeau, des plumes de Phénix étincelaient.

Le Chasseur Nocturne tonnait ses ordres,

A ses chiens, ses fantômes prêts à mordre.

Sur son manteau, des runes en onyx scintillaient.


« Cours Fille du Vent, tu m’es promise cette nuit. ».

Sous la Lune argent, j’avançais sous la pluie.

Sur moi, La Horde me gagnait, et Wotan me désirait.

Et moi, blanche-biche j’étais, et comment m’échapper ?


Et la chasse perdura jusqu’à l’Aurore, c’était l’heure.

Sous les astres et Lune, la blanche biche fut acculée,

Redevint Athbheochan, l’Elfe fut prise, harassée,

L’Aurore manda au Soleil de ranimer cette âme en pleurs.
 
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Wotan et la Blanche Biche



L'onyx

Signifie " ongle ", le " sabot ", ou la " griffe " en grec.
Depuis l’antiquité ces pierres étaient portées en amulettes.

Une légende : " Alors que la belle Aphrodite était endormie, le dieu Éros coupa par jeu ses ongles avec sa flèche. Eros laissa tomber les coupures dans l'eau du fleuve Indus.
Mais même la plus petite partie du corps d'un immortel ne peut mourir et elles survécurent, changées par les Parques en onyx
."

Véritable objet fétiche grâce à leur pouvoir magique et à leur nature céleste et féerique.



Wotan

Divinité germanique de l’orage ; Odin l’Ase, le Très-Haut, dans les légendes scandinave.

Stratège, magicien, poète, nécromanciens et chasseur.
Wotan est aussi le grand veneur de la Chasse Sauvage (ou la Chasse Fantastique).
Il est le Chasseur Nocturne avec sa meute de chiens et ses fantômes.



La Blanche Biche

La Blanche Biche est selon les légende une fée ou une jeune femme victime d'une malédiction.
La magie Celte est présente avec la métamorphose, la forêt et la chasse.

Cette chanson médiévale (celle ci-dessous) est inspirée d’une ballade en brezonneg parlant de l’aventure d’un seigneur victime d’une fée (Le Seigneur Nann et la Fée).


Paroles de la Complainte de la Blanche Biche. Plusieurs versions ont eu lieu.



Celles qui vont au bois, c’est la mère et la fille,

La mère va chantant et la fille soupire.

Qu’a vous à soupirer ma blanche Marguerite,

J’ai bien trop d’ire en moi et n’ose vous le dire.



Je suis fille le jour et la nuit blanche biche

La chasse est après moi, les barons et les princes.

Et mon frère Renaud qui est encore le pire ;

Allez ma mère, allez, bien promptement lui dire.



Qu’il arrête ses chiens jusqu’à demain midi.

Où sont tes chiens Renaud, et la chasse gentille ?

Ils sont dedans le bois, à courre blanche biche.

Arrête les Renaud, arrête je t’en prie !



Trois fois les a cornés, de son cornet de cuivre.

A la troisième fois, la blanche biche est prise.

Mandons le dépouilleur qu’il dépouille la biche.

Celui qui la dépouille dit « je ne sais que dire ..!? »



Elle a le cheveu blond et le sein d’une fille.

A tiré son couteau en quartiers, il l’a mise

En ont fait un dîner aux barons et aux princes

Nous voici tous sied, hors ma sœur Marguerite



Vous n’avez qu’à manger, suis la première assise,

Ma tête est dans le plat, mon cœur aux chevilles.

Mon sang est répandu par toute la cuisine.

Et sur ces noirs charbons mes pauvres os s’y grillent



Celles qui vont au bois, c’est la mère et la fille,

La mère va chantant et la fille soupire.

Qu’a vous à soupirer ma blanche Marguerite,

J’ai bien trop d’ire en moi et n’ose vous le dire.


 
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Résumés sur la situation des aventuriers et la fin en quelques lignes de cette histoire au Pays des Merveilles.


Dans la citadelle originelle enfouie sous la ville du Pays des Merveilles.


Argan : Orc mercenaire, à la recherche de Channie (Athbheochan) dont il est « secrètement » amoureux.

Pipoële : Halfeling. Guide de la caravane de l’Orc Urgan le Hachoir.
Intriguée par la quête de l’Orc, il profite de ce que la caravane commerce quelques temps au Pays des Merveilles pour l’accompagner.

Nokomis (fille de la Lune) : Humaine venue d’un monde sombre à la cyberpunk, elle aimerait comprendre comment repartir chez elle. Elle ne comprend pas au début comment son arrivée ne surprend qu’à moitié l’Orc et l’Halfeling qui ont vu des choses plus extraordinaires qu’une personne venant d’un autre monde (c'est d'un classique).


Aethbheochan & Risu : à la recherche de Fray pour récupérer son orbe (une boule de Cristal). Elle est séparée de Risu lors de la Chasse Sauvage.

Fray'III d'Orman : ce sorcier Elfe a sacrifié la vie d’Athbheochan pour revenir à la vie et lui a volé un orbe. Apprenant sa venue dans l’académie des Dragons, il a décidé de la faire éliminer par l’un de ses agents, le Goupil, puis après l’échec de celui-ci, via la Chasse Sauvage guidée par le Dieu Wotan.

Le Goupil Chanceux : personnage énigmatique servant Fray'III d’Orman. Il connaît très bien la ville et serait un maître arcaniste. Le Chanceux est originaire de la ville (ou quartier) nommé Saphir (il existe plusieurs orthographes).


Wotan : divinité de la Chasse Sauvage. Il n’a pas apprécié d’être invoqué et a décidé de change le Destin de Fray en faisant de sa proie, sa maîtresse d’une nuit.



Chapitre XIII : Emprisonnés dans une errance sans Fin… ?



Pour le trio (Argan, Pipoële et Nokomis) errant dans la ville fondatrice du Pays des Merveilles, située dans les souterrains, il ne réalisait pas qu’à l’instar d’Athbheochan, les siècles allaient passer à leur insu.

Explorer les fondations où reposait une Reine endormie, fondatrice du Pays des Merveilles, le Temps passa sans se soucier d’eux.Et tout cela pour entrer dans le Pays des Merveilles, Argan se promit de ne plus écouter Pipoële.

Et les civilisations surgissaient sans prévenir et disparaissaient laissant peu de vestiges à découvrir aux nouvelles époques si éloignées d’un passé révolu.


L’ère des Dragons passa ainsi, puis l’ère des Halfelings sans que nos aventuriers ne s’en doutent un seul instant.
 
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