[RP] La Frontière de l'ombre

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DeletedUser8972

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Le dalai cavalait maladroitement dans le bois, trébuchant ici contre une racine cachée par des feuilles mortes et se heurtant là contre un tronc moussu.
Et sur son dos, Arumbar était ballotté comme un slip sur une corde à linge un jour de grand vent.
"Spit, a-rrête ! Tu-vas-trop-AÏE!!!-vite !"
Mais l'animal, aussi têtu que son maître, n'écoutait point. Il évoluait dans un milieu qui n'était pas le sien, et négociait le parcours en toute panique.

Puis, à la faveur d'une ouverture dans la végétation, le temps d'un instant, un spectacle des plus insolites s'offrit à la vue du halfelin, qui s'agrippait fermement aux rênes, ses deux pieds poilus dans les airs.
*Mais... Est-ce un mort-vivant plus mort que vivant ? Qui s'approche langoureusement d'un nain, la main tendue vers son visage barbu ? Cherchent-ils des... bénéfices mutuels...?*
BAM ! La grosse branche rencontra le visage d'Arumbar, qui avait oublié sa folle cavalcade une seconde de trop à la vue de ce couple improbable.
Il ne put ni garder la lanière entre ses doigts ni réprimer un juron sonore, appris lors de son périple insatiable dans les villages de pêcheurs du Grand Nord. " Par les boules du Grand Phoque !!!"
Il se retrouva affalé sur le sol meuble avant d'avoir compris ce qui lui arrivait, et prit donc quelques secondes, couché sur le dos, le regard tourné vers le ciel, pour analyser posément la situation.
Il était seul en terrain inconnu, probablement poursuivi par des bandits et - pire encore - en grand danger de rencontrer une créature en manque d'amour dans ce bois. Il avait d'ailleurs probablement été repéré et son fidèle destrier venait de disparaitre dans les broussailles... * Y a des jours comme ça...*
Il se releva prestement et sans un bruit, en grimaçant pour vérifier que sa mâchoire endolorie n'était point brisée, puis s'engouffra dans un buisson dense.
 
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Thorondhor

Élève assidu
Thràvalgur plissa les yeux et esquissa un sourire satisfait. Le nommé Kasami lui avait laissé la vie sauve, c'était déjà un bon début. Même s'il le fixait d'un regard mauvais et employait un ton faussement courtois.
À merveille, sire Kasami... Un nain vivant a toujours son utilité, n'en doutez pas. Et j'ignore quelle perte vous ont causé ces pillards, mais s'il m'est possible de la compenser par quelques...
Un choc sourd, des bruits de branches brisées, le firent tressaillir.
Par les boules du Grand Phoque !!!
La voix, très proche, le remit sur le qui-vive. *Qui était-ce ? Un bandit ? Pas avec cette voix... Encore qu'il y avait bien l'adolescent au visage en lame de couteau... Umbar Umgak...* Il jeta un regard interrogateur vers Kasami.
Qu'est-ce que c'était ?
Il tendit l'oreille.
Cela vient de derrière nous. Allons voir, et reprenons notre discussion ensuite. Je n'aime pas quand quelque chose traîne dans mon dos sans que je le voie...
 

DeletedUser8666

Qu'est-ce que c'était ?

Un mort en sursis semble-t-il.
Ricana Kasami.

Allons voir, et reprenons notre discussion ensuite. Je n'aime pas quand quelque chose traîne dans mon dos sans que je le voie...

Après vous Maître nain, nous discuterons une fois cette étrangeté ... mis à nu ! Répondit Kasami en sortant une flèche noire qu'il banda sur son arc et pointa vers le buisson avant de continuer : Sors de la par toi même étranger ou je lâche le nain !
 

DeletedUser87

Quelque part sous-terre.

- A la surface me dites-vous?
Continua-t-il en drow, Il se trouve que je m'y rend aussi.

Aysun marchait derrière lui, son arc toujours dans la main, des fois qu’il changerait d’avis et décide de finalement lui prendre sa vie. L’allure du Drow laissait penser qu’il errait dans les souterrains depuis un long moment. Son piwawfi était couvert de poussière, se fondant, cela dit, à merveille dans le décor sombre de la cavité qu’ils arpentaient depuis deux bonnes heures maintenant. Elle inspira profondément. Étonnamment, elle se sentait rassurée d’avoir un compagnon de route, aussi dangereux soit-il. Elle était si près du but, si près de laisser derrière elle ces sombres années. Combien d’heures encore devrait-elle souffrir de cette étouffante obscurité? La jeune humaine rêvait de s’étendre dans l’herbe et de regarder le ciel sans guère se soucier des dangers alentours. Soudain, le Drow marqua l’arrêt et elle manqua de le percuter, toute perdue dans ses pensées.
Elle se racla la gorge.


- Hum … je crois que j’ai vu ce cul-de-sac sur la carte.

Elle fit un pas en arrière, gardant une certaine distance entre elle et son mystérieux compagnon, et s’agenouilla près d’une plante luminescente. Son visage se fendit d’un sourire qu’elle aurait voulu retenir, mais comment ne pas exulter de joie. Ils étaient arrivés. Elle était arrivée. Pourtant ce sourire s’en fut comme il était venu, trop vite. Face à elle se dressait une paroi de pierre froide et humide baignée dans la douce pâleur des plantes.

- La carte indique qu’il y a une une sortie ici, dit-elle en désignant le cul-de-sac, dont elle n’apercevait qu’une infime partie.

Aysun tourna la tête, pleine d’espoir, vers le Drow dont elle ignorait encore le nom, comptant sur ses sens aiguisés, guettant la moindre étincelle dans ses yeux.
 
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DeletedUser4089

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La femme était stupéfaite par Ylö, le bel oiseau. Elle avait tendu la main pour essayer de le toucher, mais celui-ci avait sautillé jusqu’ à la tête de Fëranlÿn. Celui-ci expliqua :


« Il est très timide. »


La main se retira. Fëranlÿn allait mieux. Il n’ y avait plus de danger. Kalna semblait reprendre des couleurs elle aussi. Son souffle redevint normal. Elle avait été effrayée par la bête.

« Bon. Et que fait-on maintenant ? »
 
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Thorondhor

Élève assidu
Il n'a pas l'air pressé de sortir, gronda Thràvalgur.
Il lança soudain quelques sommations moqueurs :

Ek wangit anu grob Skruff ? Ek wanskrund, Wattock ?*
Thràvalgur devança les questions éventuelles du mort-vivant.
Je vérifiais si, à tout hasard, c'était un nain. Visiblement, la réponse est non...
Il n'y avait vraiment aucun doute là-dessus, aucun nain à sa connaissance aurait ignoré les injures qu'il avait proférées. À vrai dire, Thràvalgur se doutait que ce ne serait pas un nain, mais lancer quelques injures bien senties de sa langue natale n'était pas pour lui déplaire : il avait vraiment besoin que la tension retombe...

Traduction : *Viens-tu bientôt, Barbe clairsemée/Ours maigrichon verdâtre/gobelinesque ? Est-ce que t'es coincé, Prospecteur Nain sans succès/Nain miteux ?
 

DeletedUser8972

Arumbar ne bougeait pas.
Il entendait mais ne pouvait voir ses prédateurs car refusait de prendre le risque de jeter un regard et d'être repéré, puis attrapé, puis...
Il lutta âprement pour éviter les spasmes de dégoût qui demandaient à être déclenchés par son imagination trop fertile, nourrie par cet instant décadent qu'il avait pu entrapercevoir une minute plus tôt. La créature cadavérique aux épanchements visqueux avait du sang qui barbouillait sa mâchoire, et le nain une estafilade rubescente sur le menton ! Qu'avait-il interrompu ?

*Le mort pas mort appelle l'autre : "Maitre nain"... Ai-je affaire à un nécromancien aux runes lumineuses aussi antiques que démoniaques, qui réveille les morts pour satisfaire à des rituels obscènes et oubliés ? Est-ce que ça clignote quand il fait ça ?*

Heureusement, il arrivait à se faire sourire tout seul. Il avait repris de l'aplomb; sa nature espiègle lui apportait un élan de courage.
Il était devenu un véritable expert pour se cacher, non seulement grâce à l'expérience acquise au fil des années passées à éviter les foudres de toutes les personnes à qui il avait joué un mauvais tour, en gloussant dans un buisson ou en ricanant sous le lit, mais également grâce à ses talents particuliers d'illusionniste.


Arumbar avait appris quelques "sorts", bien qu'il se refusait à les nommer ainsi. *Les mages sont des tapettes. Ils ne boivent pas d'alcool et passent leur temps à griffonner dans de gros livres ennuyeux, en chuchotant pompeusement des incantations pour faire pousser des tomates, toujours au sommet d'une tour délabrée sans couleur, avec une chouette obèse comme seul partenaire de discussion. "Oh la la Archibald, arrête de chier sur la moquette"...*

Le barde souriait encore.


En restant immobile, il pouvait produire n'importe quel son et le faire sembler provenir d'où il le voulait. Il était également capable de matérialiser des illusions visuelles intangibles, de moins en moins fidèles avec la distance.
Il imita la voix de son poursuivant émacié, à quelques mètres de là, dans la végétation de l'autre côté de la chose qui pointait son arc vers un buisson innocent.

"Il est parti par là !!!"
 

PriissL

Bon. Et que fait-on maintenant ?

Kalna repensa au Rühl qu’ils avaient croisé. Malgré la peur qu’elle avait eu, l’animal était magnifique, mais déjà loin maintenant. Elle aurait peut être pu le mâter, si elle n’avait pas été aussi surprise… Elle qui adorait les loups… Ce n’était apparemment pas le cas de Fëranlÿn.

Elle regarda l’elfe, qui jetait des regards apeurés à gauche et à droite. Il était aux aguets.


Kalna lui saisit les épaules. Fëranlÿn sursauta, et regarda la jeune femme attentivement. Ylö, le magnifique oiseau s’approcha d’eux.

Je dois me rendre à un endroit nommé les Marches d’Outreterres, pour y retrouver quelqu’un. J’aimerai que vous m’y accompagniez, si vous le voulez bien.

Elle se tourna vers Ylö, qui prit la fuite, tandis que l’elfe haussa les épaules.
 
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Weldan

- La carte indique qu’il y a une une sortie ici.

L'humaine avait déclaré cela d'un ton qu'elle voulait léger mais qui trahissait sa nervosité, il avait bien remarqué son passage d'un sourire à une mine déconfite.
Il l'a comprenait cependant, face à eux se dressait seulement une un mur imposant. Toutefois il n'était pas dupe, il sentait des tressaillements dans son infra vision quand il se concentrait sur la paroi. Commençant un pas en hésitant, il le termina sûr de lui quand il fût sur de ce qu'il pressentait. Son pied traversa la paroi et il pu s'engouffrer dans le mur.
Un mètre plus loin, il se retrouva dans le noir le plus obscur tant et si bien que même lui n'y voyait rien, mais il ne paniqua pas, cette obscurité était aussi familière, il était était dans une sphère d'obscurité drow, protection supplémentaire comme si une illusion n'était pas suffisant.. le sorcier ayant mis en place ces sorts devait être très puissant..


Faisant un autre pas il pu atteindre l'autre côté qu'il ne distingua pas immédiatement car il avait prit la peine de protéger ses yeux, ayant entendu trop d'histoires à propos du brûlant astre solaire qui surplombait le monde d'en haut.
Cependant cette précaution ne fut pas réellement nécessaire car l'autre côté donnait sur l'entrée d'une caverne, aussi le soleil qui était probablement à son zénith, n'y entrait pas directement.
Prenant une grande inspiration de cet air non vicié qu'il espérait depuis maintenant des années, il se retourna finalement.

L'illusion était décidément parfaite, des yeux non-drows ne pourraient jamais déceler la supercherie. Cette pensée en amenant une autre, il se rappela de l'humaine qui se trouvait encore de l'autre côté.
Il aurait pu la laisser là, misant sur son apparente intelligence pour qu'elle se décide à sortir d'elle même alors qu'il serait déjà loin et débarrassé d'elle.. Mais étrangement l'idée ne lui traversa pas l'esprit.
S'engouffrant de nouveau dans l'obscurité, il tendit ensuite le bras pour que l'extrémité de celui-ci émerge de l'autre côté de l'illusion, main tendue vers sa compagne de voyage. Sans toutefois prononcer un mot.
 

DeletedUser8666

"Il est parti par là !!!"

Eh bien eh bien voila encore une nouvelle voix ... Qui a dit que ces terres étaient inhabité que je l'égorge ! Rétorqua Kasami tout en gardant son arc bandé vers le "buisson innocent" ! Ignore le maître nain, je suppose que c'est encore l'un des bandits qui te poursuit mais si il continue par la il tombera droit sur la plante carnivore. Hors plus vite elle mangera plus vite les champignons repousseront.
Quand à toi le buisson je ne t'oublie pas c'est le dernier avertissement avant que je ne tire !
S'exclama Kasami en sortant une étrange toile qu'il enroula sur la flèche ... avant de sortir un silex.
 

DeletedUser4089

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« Je dois me rendre à un endroit nommé les Marches d’Outreterres, pour y retrouver quelqu’un. J’aimerai que vous m’y accompagniez, si vous le voulez bien. »


La femme avait tourné son regard vers Ylö, mais l’ oiseau craintif s’ envola encore une fois. Fëranlÿn haussa les épaules.


« Très bien, je vous accompagnerai. Vous semblez légèrement perdue, vous alliez exactement dans la mauvaise direction … Je m’ en voudrais si je ne vous accompagnais pas mais … » l’ Elfe tourna la tête, comme inquiété qu’ on l’ entende, puis se pencha vers Kalna. « Ecoutez ! Je dois vous avertir que ça ne sera pas forcément très simple. On risque probablement de me chercher, je fais parti d’ une famille influente à la Chambre des Anciens, et si l’ on nous voit ensemble dans la forêt, cela pourrait vous nuire autant qu’ à moi. Vous n’ avez pas le droit d’ être ici vous comprenez ? En fait, la forêt est sensée être interdite à tout Être-Non-Sylvestre …

« De plus, les Marches d’ Outreterres sont les territoires des Drow, ou Elfes Noirs, ennemis de mon peuple depuis les évènements de la ... (l' Elfe éprouvait quelques difficultés à s' exprimer dans la langue de la femme) Lune de Sang. Si ces créatures perfides venaient à me voir, elles ne chercheraient pas à comprendre ce que je fais ici et me essaieraient de me tuer, et vous aussi par la même. Ou pire même, ils pourraient vous asservir.

« Toutefois, je ne suis pas sans défense (Fëranlÿn eut l’ impression que Kalna le jaugeait et pour se justifier il dit : ) je sais tirer à l' arc et manipuler un peu la magie. J' espère que vous non plus ne serez pas sans défense. Vous voulez toujours y aller ? »
 
Dernière édition:

DeletedUser8972

Arumbar, toujours courageusement prostré dans son abri de fortune, avait entendu les menaces du mort-vivant aussi haut et fort que les insultes du nain auparavant.
Bien qu'il connaissait leur position approximative, il ne pouvait toujours pas les voir.

*Il veut tirer. J'espère qu'il parle de flèche, avec son arc. Pourquoi j'espère qu'il parle de flèche ?*
Dans son esprit troublé plusieurs options s'offraient à lui :
* - Tenter de jeter un oeil au risque de se prendre une flèche (?) en plein visage, ou pire, de voir des choses horribles.
- Tenter de fuir dans la direction opposée, au risque de se prendre une flèche (?) dans le derrière.
- Attendre de voir si le cadavre qui parle s'adresse à une paisible fougère ou bien menace le bon buisson, en espérant un miracle, comme celui de se réveiller sous la table de la taverne en ayant fait un gros cauchemar éthylique.
- Tenter d'imiter de nouveaux sons pour les distraire, pourquoi pas la voix rauque et caverneuse d'une femelle naine... Ah mais non ça n'existe pas. Un zombie en rut ça fait quoi comme bruit ? Roaaa...youhooouuuuurrrghhhbwaaah...
- S'adresser à eux en n'ayant pas l'air appétissant
- Danser la sals...*
Le barde, plongé dans ses pensées et encore une fois distrait par sa propre imagination, avait passé de nombreuses et précieuses secondes à énumérer les facéties qui inondaient maintenant sans interruption son cerveau malicieux. Il n'avait donc pas perçu les deux bandits qui s'approchaient de lui, dans la direction opposée à celle du couple. Ils avançaient prudemment et silencieusement. Ce n'étaient pas des bougres du même acabit que ses assaillants sur la route; ils avaient manifestement des
talents de pisteurs, et avaient localisé leurs proies, deux étrangers qui crient dans les bois.
Ils arrivaient sur le flanc du mort-vivant concentré sur l'exécution d'un arbuste, et le nain se trouvait donc derrière lui; c'était parfait.
L'un d'eux brandissait un arc court de belle facture, l'autre une épée bâtarde et un petit bouclier rond.

Le premier banda son arc, mais préférait assurer sa position. Le second se jeta férocement vers l'avant pour frapper par surprise et créer une ouverture.
Son pied heurta un petit homme accroupi qui pensait à une recette de soupe aux champignons.
Il s'affala sur le sol, à découvert.
 

DeletedUser87

Quelque part à la surface.


Il s’était engouffré si rapidement dans la paroi qui se tenait devant eux, qu’elle en avait levé les yeux au plafond. Elle attendit un moment, tendant l’oreille, ne sachant pas si elle pouvait le suivre, si elle devait le suivre. Puis, une main ressurgit du passage invisible. Elle accrocha son arc à son épaule et se saisit d’une petite lame dans une main, tandis qu’elle attrapait, tremblante, la main du Drow. Il ne la tirait pas vers lui, il la laissait avancer d’elle-même.
Aysun fut déçue. Déçue mais soulagée. Elle était enfin à la surface, dans une caverne mais à la surface. Déçue, car même en dehors de la grotte, les couleurs lui paraissaient fades comparées aux champignons luminescents et autres plantes qui brillaient ardemment dans la pénombre d’Outreterre. Le trou dans la roche laissait deviner un environnement boisé et pentu. Le Drow semblant hésiter à avancer, elle cacha son arme et d’un pas prudent sortie.


Malgré un soleil haut dans le ciel, un froid sec lui gifla le visage. Elle en remplit ses poumons, le sentant s’immiscer dans toute sa cage thoracique, c’était si froid que s’en était douloureux, mais en même temps libérateur. Après cette première claque, l’odeur des sapins vint lui chatouiller les narines. Elle jeta au sol sa large cape de laine et plongea dans la lumière qui s’infiltrait entre la roche et la forêt qui s’étendait devant eux. Elle oublia son sinistre compagnon et ferma les yeux, offrant son visage à l’astre solaire qui pointait au zénith. Il se passa une longue minute sans que rien ni personne ne bouge. Puis, reprenant soudain conscience qu’elle n’était pas seule, Aysun se tourna vers la caverne et fit un signe de la main au Drow, comme pour lui rendre cette main qu’il lui avait tendu quelques minutes plus tôt.

  • Au fait, moi c'est Aysun, bredouilla-t-elle, rougissant sous le regard insistant du Drow, tu comptes faire quoi maintenant ?
Elle n’attendit pas sa réponse cependant. Remettant sa cape sur ses épaules, elle attrapa son arc et une flèche et se tourna vers la forêt. Les forêts de conifères ornaient généralement les montagnes, du moins, c’est le souvenir qu’elle en avait. Mais de quelles montagnes pouvait-il s’agir ? Étaient-elles peuplées de nains ou d’animaux dangereux ? Le gargouillement de son estomac mit fin au débat qui commençait dans sa tête. Elle avait faim!
 

PriissL

Kalna se mit à rougir pendant que l’elfe parlait… Elle n’avait pas du tout le sens de l’orientation, et ne voulait pas l’avouer devant cet elfe. D’ailleurs, celui-ci, qui connaissait ces forêts comme sa poche pourrait lui servir de guide. Malgré son aspect craintif, il semblait être de compagnie agréable, et lui avait prouvé avoir les sens avertis, lors du combat contre le Rühl.

Je suis désolée d’être venue sur votre territoire sans y avoir été invitée… Mais il faut absolument que je retrouve quelqu’un… Je suis prête à tout pour le retrouver.
Et ne vous en faites pas, je ne suis pas sans défense ! Je sais me battre, et saurai vous protéger si besoin. D’ailleurs, nous serons donc complémentaires ! Je ne combats qu’en corps à corps, à l’aide de mes dagues, et vous avez votre arc.
Aussi, si le besoin de fuir se fait sentir, je pourrai toujours utiliser Valsahmr…


A ces mots, elle caressa la peau d’épervier sur ses épaules.

Je vais vous montrer.

Kalna murmura quelques mots puis des ailes brunes à reflets dorés sortirent de part et d’autre de son dos. Elle prit une impulsion et s’envola élégamment. Ylö la regarda avec de gros yeux, ce qui fit sourire la Valkyrie.

Merci à vous de me venir en aide, je vous en suis redevable.. S’il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour vous, n’hésitez pas.
Par où devons-nous aller ?
 

Thorondhor

Élève assidu
Le bruit d'une chute dans les fourrés lui fit tourner la tête. Les réflexes acquis lors de sa formation jouèrent à plein rendement. Ils lui avaient déjà maintes fois sauvé la vie, au cours de ses quinze années de pérégrination. Il repassa prestement le bouclier qui pendait dans son dos à l'avant, et le décrocha. À couvert d'un tir éventuel sur sa trajectoire extérieure, il s'élança, la hache au poing, en hurlant le cri de guerre traditionnel des nains :
Nyr doch! Baruk Khazâd! Khazâd ai-mênu!*
Cela ne manquait pas de sel pour un nain voyageant tout seul, exilé et déserteur de surcroît, mais enfin, il ne se voyait pas brailler autre chose pour se donner un peu d'élan. Il décrivit un bel arc de cercle, et vint s'abattre tête baissée sur le buisson d'où dépassait la tête d'un pillard. Le genou droit posé sur la poitrine de l'homme à terre, la hache levée, Thràvalgur avait été d'une efficacité digne de ses premiers exercices. Il dévisagea rapidement son adversaire. Mal rasé, visage massif, yeux fuyants, traits crispés, il tentait de reprendre l'épée qu'il avait lâchée dans sa chute. Thràvalgur l'écarta du pied, et écrasa les doigts de l'homme avec le rebord de son bouclier. Il n'avait que faire de son cri de rage et de douleur et l’interrogea aussitôt :
C'est toi qui a crié, tout à l'heure ? Réponds ou je t'éclate le crâne, sale vermine ! Pillard et voleur de minéraux ! Grob Skrufr !
Marchand courtois lors des affaires avec ses clients, Thràvalgur l'était beaucoup moins au combat avec ses adversaires...
Il allait continuer à calmer sa nervosité sur lui, quand il avisa un objet étrange qui dépassait du buisson. C'était l'embout d'une flûte... qui n'appartenait certainement pas à l'homme étendu à ses pieds, qui tenait davantage du braconnier que du musicien. Il se pencha légèrement, pour le voir de plus près. À cet instant même, une flèche se ficha dans le sol à quelques centimètres de lui.

Qui es-tu pour nous traiter de pillards et de voleurs, nabot ? Lùngdir est une ruine déserte depuis longtemps, de qu'elle renferme appartient à qui l'y prend ! Pas besoin d'être devin pour constater que tu n'as aucun droit dessus... Ne bouge plus, j'abats un daim à cent vingt mètres sans faillir ! Baisse ta hache, sois raisonnable, nabot. Allez, suis-nous sans faire d'histoires, et laisse Harper tranquille.

*Mange-toi ma hache ! Les Haches des Nains ! Les Nains sont sur vous !
 

Weldan

"Tu comptes faire quoi maintenant?" Cette question le fit tiquer. Il se rendit soudain compte de ce qu'il venait d'accomplir, après des années d'errance, il était finalement là où il souhaitait se rendre, l'extérieur.
Toute l'ampleur de ce qu'il venait d'accomplir monta en lui comme une tempête.. mais fut aussitôt balayer par autre chose. Il s'aperçut qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il comptait faire ni même où il souhaitait aller maintenant.
Durant toutes ces années, pas une fois il ne s'était imaginé à l'extérieur, se concentrant simplement sur sa survie..
Aussi eut-il du mal à répondre à cette question. Mais l'humaine, Aysun, ne sembla pas s'en soucier, elle s'tait déjà retournée vers la forêt et s'apprêtait visiblement à s'y engouffrer.

Sa confusion passée, la méfiance reprit le dessus. Il scruta la forêt épaisse, guettant un quelconque mouvement qui pourrait trahir une menace.. Il avait entendu trop d'histoires sur les "Maudits elfes de la surface" et bien qu'il douta qu'une race pu être pire que la sienne, il se doutait que ces sylvains n'auraient qu'animosité pour lui s'ils le trouvaient dans leurs bois.
Il rattrapa Aysun et gardant les yeux rivés sur la forêt, déclara simplement,

Mon nom est Daerrion.. Et pour l'heure je pense surtout chercher quelque chose à manger.

Il avait maintenu un ton assuré mais avait en réalité failli dire son nom complet, néanmoins le nom de sa famille lui était resté dans la gorge. Il ne lui avait également pas posé d'autres questions comme si elle connaissais ces régions ou si elle était née en Outreterre.. Ce qu'elle était vraiment, son histoire.. autant de questions qu'il garda pour lui.
D'une part ce n'était ni le lieu ni le moment, et d'autre part, il souhaitait dans un premier temps s'assurer qu'elle ne le ralentirait pas s'ils devaient poursuivre encore un bout de chemin ensemble.
 

DeletedUser4089

Merci à vous de me venir en aide, je vous en suis redevable.. S’il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour vous, n’hésitez pas.
Par où devons-nous aller ?


L' Elfe pointa une direction, vers le Sud. Il était pensif. Servir de guide à cette femme serait certainement intéressant. Elle avait l' air de bonne compagnie. Fëranlÿn prit la t^te du duo, et s' enfonça dans la forêt, direction les marches d' Outre-terres, s' éloignant de la où il devait vraiment aller.


Allons-y. Les marches d' Outre-Terres devraient être à moins d' un jour de marche.
L' Elfe réfléchit. La Valkyrie ne semblait pas tout à fait capable d' aller à cette vitesse. Comptez deux jours de plus. Je pense que vous ne pourrez pas courir tout ce temps.

Ils partirent, le paysage commença à se défiler, se remplissant de plus en plus de pins verts.
 

DeletedUser8666

Ne bouge plus, j'abats un daim à cent vingt mètres sans faillir ! Baisse ta hache, sois raisonnable, nabot. Allez, suis-nous sans faire d'histoires, et laisse
Le bandit ne put finir sa phrase qu'un cri s’échappa de sa gorge quand une flèche lui arracha l'oreille droite.

Ne bouges pas ! Essaye seulement de faire le moindre mouvement ou de te tourner vers moi et tu le regretteras pour ... eh bien pas pour longtemps vu que tu en perdrais la vie !

Lui cria Kasami, tout en ayant encoché une seconde flèche qu'il pointait non pas sur le bandit mais entre les deux bandits pour pouvoir être prêts à tirer sur le premier qui ferait le moindre geste.

Quand à toi le nain tu m'expliques ce qui te prend de regarder ailleurs en plein milieu d'un combat ?!

Kasami n'avait point remarqué ce qu'avait vu le nain mais ses yeux vérifiaient furtivement les alentours. Vu la provenance des bandits, ils n'étaient surement pas les responsables du bruit. Il ignorait bien sur que le coupable était au centre de la mêlé. Au,lieu de tout les dangers, et que sans le vouloir sa flèche était pointé droit sur lui.
 

Thorondhor

Élève assidu
L'intervention de Kasami avait été fulgurante. Pour un mort-vivant, il était bien éveillé... Tandis que Kasami tenait l'autre larron en respect, il assena au nommé Harper un coup de poing à la tempe, et se releva. Si, comme il le pensait, un troisième intrus était là, il fallait qu'il ait les mains libres pour s'en charger.
Quand à toi le nain tu m'expliques ce qui te prend de regarder ailleurs en plein milieu d'un combat ?!
Thràvalgur haussa les épaules :
Je n'ai pas très souvent pu voir de flûte tomber des poches d'un oiseau de cette espèce, alors je me demandais d'où ça sortait...
Et il désigna du regard l'instrument à peine visible sous le feuillage.
 

DeletedUser8972

viewer.php
Arumbar était resté immobile trop longtemps.
D'une part, un vil coléoptère en avait profité pour s'engouffrer dans son pantalon et mettre à l'épreuve sa légendaire position du
vous-ne-me-voyez-pas-pitié-vous-ne-me-voyez-pas, et d'autre part, et ce n'est probablement pas un menu détail, il allait probablement décéder. Avec un coléoptère dans le pantalon, aux pieds d'un nain lubrique.

*C'est marrant, j'ai toujours su que j'allais mourir comme ça.*

Seulement quelques dizaines de secondes s'étaient écoulées entre le moment où le bandit avait trébuché sur le halfelin camouflé et les réactions fulgurantes du nain et du cadavre qui bouge, plus vite que ne le laisse penser son allure d'ailleurs. Qui bouge tout court en fait c'est déjà pas mal.

Arumbar était repéré, comme l'arrière-train généreux d'une plantureuse nymphette en tenue légère qui entre dans une taverne bondée de voyageurs solitaires.
*Si je ne tente pas quelque chose..."

"N'ayez crainte j'ai désarmé ce faquin pour vous ! Et ne tirez pas !" s'écria le barde en s'extirpant lentement du buisson, la dague à sa ceinture, l'air sûr de lui malgré son appréhension, et l'insecte qui le chatouillait.
*Ne surtout pas remuer les fesses.*

"Ces fieffés filous auraient pu vous tuer. Laissez-moi la vie sauve et nous sommes quittes."
 
Statut
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.
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