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Bibliothèque Quand la Sabreuse prend la plume...

Statut
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.

kyhd

Jeune halfelin joufflu
[Attention !!! Mon sujet contiendra aussi des fouets ou des bisous. Alors âmes sensibles s'abstenir de lire mes textes. Merci :)]


Coucou tout le monde :)

Je ne suis pas écrivain, mais j'écris des petits textes au 10 et au 15 de temps en temps.
J'ai décidé d'ouvrir ce sujet car je trouvais dommage que certains de mes écrits se perdent au milieu des chiffres.

J'espère que cela vous plaira :)

N'hésitez surtout pas à donner vos avis. J'accepte les critiques comme les compliments :)

Je remercie Nessat pour ce médaillon :)

A l'intérieur de ce médaillon, vous trouverez le prénom de la Sabreuse. Sortez vos loupes :D

Bonne lecture et bon jeu :D

kyhd.


 
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kyhd

Jeune halfelin joufflu
BISOUS

Après que Maxou l’eut abandonné aux portes d’Enar, la Sabreuse traversa la ville comme dans un rêve. Toujours l’esprit à la clairière, elle pénétra dans la salle du Fouet Cinglant. Des habitués du lieu la saluaient à son passage mais elle ne les vit que vaguement, se contentant d’un signe de tête pour leur répondre. Elle grimpa les marches et entra dans sa Chambre des plaisirs. Elle s’allongea et repensa aux doux moments passés en compagnie de l’Elfe des bois.

Au bout de quelques minutes ou heures, elle ne savait, elle sortit de ses songes éveillés. Elle retrouva le décor de sa chambre. Des tentures murales bleu lapis-lazuli étaient réveillées ici ou là par des touches jaunes-orangées. Son regard tomba sur sa psyché, elle se leva et s’observa dans le miroir. Elle était vêtue de vêtements élégants, confortables et doux, la mettant en valeur. De nouveaux bijoux la paraient, faisant ressortir l’azur de ses yeux. Elle était étonnée de se voir ainsi. Elle se déshabilla et découvrit avec surprise qu’aucune marque ornait son corps. Elle prit un bain et réfléchit à ce qu’elle venait de vivre.

Après quelques instants, elle sortit du bain. Elle se sentait détendue et enfin pleinement sortie du sortilège dans lequel l’avait plongé Maxou. Elle alla jusqu’à l’armoire et mit sa robe préférée, elle était bleue et rouge framboise, échancrée de chaque côté jusqu’aux hanches. Elle enfila des bottes au cuir souple mais solide. Elle noua ses cheveux en une longue tresse cendrée. Enfin elle retourna vers son lit et récupéra sa besace, plus divers objets. Parmi eux un écrin et un message :

« J'attendrais ta réponse au Fouet Cinglant belle Sabreuse. Si mon amour est vain rapporte simplement l'anneau et je comprendrais sans qu'un mot n'est besoin d'être échangé entre nous… »

Elle sortit précipitamment de la chambre, dégringola les escaliers et scruta la salle. Il n’était plus là. Peut-être s’était-il impatienté ? Elle se rendit compte que plusieurs heures s’étaient écoulées depuis son retour. Déçue, elle regagna sa chambre en se demandant comment le retrouver. Elle ne se souvenait pas du chemin de la clairière.

Elle réfléchit mais non aucun indice ne lui venait pour la guider jusqu’à l’Elfe des bois. Son regard tomba sur une plume et une idée lui vint. Elle murmura un long sort elfique et la plume se transforma en un magnifique papillon turquoise et ocre. Elle lui dit :

- Tu sais ce que tu dois faire, les instructions étaient dans le charme.

Alors le papillon voleta jusqu’à la fenêtre et poursuivit son chemin. Après bien des pérégrinations, il découvrit la clairière où était Maxou. Il descendit jusqu’à lui et lui dit :

- Maintenant que je sais où tu es, la Sabreuse te rejoindra avec une réponse. J’ai autre chose pour toi.

Alors il alla jusqu’à la joue et la papillonna.

- Voilà c’était le bisou qu’elle souhaitait que je te fasse.

Puis il retourna auprès de la Sabreuse qui l’attendait avec impatience.
Le papillon était de retour, il était impatient d’indiquer le chemin à la Sabreuse. Il voletait tout autour d’elle. « Patience, lui dit-elle. On y va. » Elle enfila un manteau, accrocha Redoutable à sa ceinture et prit sa besace. Puis elle retrouva le papillon dehors. Ensemble, ils prirent le chemin de la clairière où était Maxou.

Enfin ils arrivèrent à la forêt. La Sabreuse s’arrêta juste à l’orée de la clairière et observa l’Elfe des bois. C’était un bel homme, de taille moyenne pour un elfe mais avec une musculature parfaite. Comme à son habitude, il chantonnait. C’était ce qui faisait son charme, sa voix était envoutante.

Elle tendit un doigt et le papillon se posa dessus. Elle lui murmura : « Merci de m’avoir si bien servi, je te rends ta liberté. Rends-moi visite quand tu voudras, tu seras toujours très bien accueilli. » Puis elle lui caressa doucement ses ailes turquoises et ocres, alors il s’éloigna. Enfin elle pénétra dans la clairière.

- Bonjour, lui dit-elle en souriant. Finalement, j’ai réussi à retrouver ton Sanctuaire.

Il se retourna lentement et jeta un œil à sa main. Pas de bague. Une lueur de déception apparut dans ses yeux. Voyant cela, la Sabreuse s’approcha et l’embrassa fougueusement. Sans le quitter du regard, elle lui dit :

- Tu m’as montré ton Sanctuaire, à mon tour de te mener au mien. Tu auras ta réponse là-bas.

La Sabreuse le guida dans un autre lieu, une autre forêt déjà parée d’or et de cuivre. Ils prirent un petit chemin et arrivèrent sur un promontoire. Alors Maxou découvrit un lac sombre niché au cœur des volcans. Ils reprirent leur route en admirant le paysage, longèrent les eaux profondes et arrivèrent enfin dans une clairière tapissée de mousse. La forêt l‘encadrait, laissant la vue dégagée sur le lac.

- Voici mon Sanctuaire où je vais me ressourcer quand je ne supporte plus les fureurs de la ville ou quand je dois prendre une décision. Peu de personne ont eu l’honneur de le découvrir. Mais j’ai voulu t’emmener ici pour te donner ma réponse. Après tout c’est une décision importante, lui dit-elle en souriant.

Elle lui prit la main et le guida jusqu’au fond de la clairière, les pieds s’enfonçant dans la mousse. Ils stoppèrent à quelques mètres de la lisière, Maxou lui lança un regard étonné car il n’y avait rien. Avec un sourire malicieux, elle prononça un mot et un dôme transparent apparut. Elle le caressa et une entrée se matérialisa. Elle entra et murmura encore, un lit de mousse et divers meubles surgirent. D’un geste, elle alluma un feu et une douce chaleur envahit la pièce.

Alors n’y tenant plus, elle succomba à l’appel de l’onde. Elle se déshabilla, abandonnant négligemment les vêtements et courut jusqu’au lac où elle plongea. Qu'elle était froide !!! Mais qu’importe, elle aimait se baigner et profiter de cette eau si pure et si claire.

Après quelques instants, elle regagna le dôme. Maxou ne la quittait pas des yeux. Elle passa à côté de lui, un sourire mutin aux lèvres. Elle farfouilla dans sa besace et retourna auprès de lui, les mains cachées dans son dos. Elle s’assit, posa sa tête sur l’épaule de l’Elfe et, enfin, découvrit ses mains. Un anneau ornait son annulaire. Une vive émotion traversa les traits fins de l’homme.

Elle se leva, l’incitant à la suivre, et alla jusqu’au lit de mousse. Elle déshabilla l’Elfe, parcourant son corps de baisers, puis s’allongea, l’entraînant à sa suite. Après maintes caresses et de tendres embrassades, les deux corps s’unirent, deux cœurs battant un même tempo.
Après avoir revêtu son manteau, la Sabreuse descendit dans la salle du Fouet Cinglant. Là, elle se dirigea droit vers @PriissL et lui déposa un baiser dans le coin en lui glissant dans l’oreille :


  • Prends ton manteau et suis moi.

Elle guida le Lys hors de Enar et continuèrent vers les montagnes, tout en devisant joyeusement. Bien sûr, le Lys, piqué par la curiosité, posait souvent la même question :


  • Où m’emmènes-tu ?
  • Tu verras bien. C’est une surprise, lui répondait toujours la Sabreuse avec un sourire.

Après quelques temps, elles arrivèrent en haut d’une montagne dominant un lac sombre entouré d’une forêt. Les arbres avaient les ramures nues. Seuls les pins et sapins égayaient le paysage hivernal. La neige avait recouvert de son blanc manteau la nuit dernière.


Le Lys, en découvrant le lieu, écarquilla ses prunelles sombres de surprise et sourit. Elle savait où elle se trouvait. Maintes fois, elle avait demandé à la Sabreuse de l’emmener dans son sanctuaire et à chaque fois cette dernière avait refusé.


Lui prenant la main, la Sabreuse l’incita à descendre le chemin sous le soleil qui commençait à se coucher. Une fois en bas, elles firent un petit bout de chemin qui menait à la clairière. Dans celle-ci, elle découvrit que les animaux de la forêt étaient venus la saluer. Même le papillon aux ailes bleues et ocres était là.


La Sabreuse était heureuse de découvrir que ses amis étaient là pour l’accueillir. Elle leur offrit un grand sourire et opina de la tête en guise de salut. Alors ils quittèrent la clairière. Seul le papillon était resté. Amusée, la Sabreuse tendit un doigt. Il s’y déposa alors elle lui caressa doucement son aile. Après avoir reçu ce qu’il voulait, il s’envola en faisant de nombreuses virevoltes. La Sabreuse éclata de rire.


Elle partit vers le fond de la clairière et prononça un mot. Un dôme apparut. Elle épousseta la neige sur le toit et le caressa. Elle pénétra à l’intérieur et murmura plusieurs mots. Alors un feu commença à crépiter et des meubles apparurent. Puis elle retourna à l’extérieur.


Elle découvrit le Lys éclairée de mille teintes oranges et jaunes du soleil couchant. Le Lys était magnifique illuminée ainsi. Elle n’avait prononcé nul mot depuis leur arrivée et paraissait très émue.


  • Cela ne te ressemble pas d’être silencieuse, dit la Sabreuse. Viens et assieds-toi là. Nous allons admirer le coucher de soleil.

Tout en parlant, la Sabreuse déposa une épaisse couverture après avoir dégagé le sol de toute trace de neige. Elle retourna à l’intérieur et prit deux tasses fumantes d’un breuvage réconfortant. Puis elle rejoignit le Lys.


Elles admirèrent la neige qui était or puis orange et enfin rouge, jusqu’à devenir argentée au fur et à mesure que les étoiles illuminèrent le ciel. Elles profitèrent encore un peu du spectacle dans le calme de la nuit. Quand les étoiles atteignirent leur firmament, la Sabreuse prit la main du Lys et la guida vers l’épais tapis de mousse. La Sabreuse l’allongea sur le matelas sans que l’azur quitta la noisette. Puis elle la déshabilla doucement prodiguant caresses et baisers quand la peau nue apparaissait. Enfin elle se leva et admira le caramel éclairé seulement par le feu. Que le Lys était beau. Puis elle la rejoignit…


Le reste ne regarde que le Lys et la Sabreuse.
Les passants d'Enar observaient une scène avec beaucoup de curiosité. En effet, une femme et un éclat de lumière était en train d'effectuer une danse des plus bizarres. Un étrange sort semblait les empêcher de se rejoindre.


La femme et l'éclat faisaient des pas chassés, des virevoltes sans arriver à se toucher. Dès qu'ils étaient sur le point de le faire, ils reculaient inexorablement. Dans une tentative désespérée, le doigt de la femme frôla enfin l'éclat.


Alors sous le regard médusé des passant, la lumière se transforma en une magnifique jeune femme. C'était @Freemoot.


La Sabreuse - car oui, c'était elle - put enfin s'approcher de sa Luciole, l'enlacer et l'embrasser. Seulement un bisou sage mais la Sabreuse avait mis dans cette étreinte toute son amitié pour sa Lumière.
La Sabreuse s'approcha d'une lueur vacillante. Elle était intriguée car elle ne l'avait jamais vu auparavant.

Elle découvrit avec surprise que c'était sa Luciole qui était plongée dans le chagrin.

Ne pouvant la laisser ainsi, elle prononça une phrase et un magnifique papillon bleu nuit et framboise apparut.


Elle dit à la jeune femme :

  • Si je suis absente ou si tu as besoin de réconfort, appelles ce papillon. Il viendra déposer un bisou à chaque fois et tu sentiras le contact de mes lèvres sur ta joue.


Elle déposa un bisou sur la joue de la Luciole et la prit dans ses bras pour lui faire sentir qu'elle serait toujours là pour elle. Elle commença à s'éloigner quand elle s'aperçut qu'elle avait oublié de dire quelque chose d'essentiel. Elle se retourna et dit :

  • Oups !!! J'allais oublier quelque chose d'important. Coquelicot, tel est le nom du papillon. Prononces son nom et il arrivera.


Puis elle continua sa route.
 
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Jeune halfelin joufflu
FOUETS

La Sabreuse avait bien dormi. Elle s’étira tel un chat et décida de flâner un peu encore. « Mais qu’allait-elle faire aujourd’hui ? Pensa-t-elle ». La journée s’étirait devant elle et rien de prévu.

Une idée lui vint, une petite envie. Cela faisait plusieurs semaines que les trois trublions de Riva la tannaient pour qu’elle les fouette. Et bien soit leur souhait allait être réalisé aujourd’hui.

Elle se dirigea vers son armoire, allait enfiler une tenue confortable quand elle suspendit son geste. « C’est vrai qu’ils veulent qu’elle soit en combinaison de latex. Quel manque d’imagination !!! Se dit-elle d’un air consterné ». Elle farfouilla dans son armoire et trouva enfin sa combinaison. Ça faisait longtemps qu’elle l’avait mise. Elle l’enfila, heureusement elle lui allait encore. Puis elle alla vers son armoire à malice et se munit de diverses joyeusetés et bien sûr… de ses chers fouets :
  • Redoutable à la simple lanière mais fidèle compagnon qui ne la quittait guère ;
  • Terrible à la lanière garnie d’épines d’acacia ;
  • et enfin, Sacrifice à la lanière garnie de lames de rasoir.

Elle allait quitter sa Chambre des plaisirs quand elle aperçut son reflet dans sa psychè. Elle n’allait certes pas sortir comme ça et passait vêtu ainsi devant les habitués du Fouet Cinglant. Il ne manquerait plus qu’ils se moquent d’elle de la voir dans un tel accoutrement. Elle enfila une cape qui camoufla son costume et quitta enfin sa chambre.

Elle traversa la salle de la taverne d’un pas vif et partit à la recherche des 3 troublions.Elle parcourut les rues d’Enar espérant bien trouver ses proies.

A peine sortie du Fouet Cinglant, elle tomba sur Brocelyande. L’Elfe lui lança un sort qui le laissant dans une semi-inconscience. Ne voulant pas le traîner à travers de la ville, elle l’amena dans une ruelle déserte et l’enchaîna.

Puis elle partit à la recherche des 2 autres.

Elle croisa Max Erwan un peu ivre, elle n’eut même pas besoin de lui jeter un sort vu son état alors elle le menotta et passa une chaîne à son cou.

Enfin elle trouva le dernier luron Benroq en train de regarder un funambule. Elle profita de son inattention et lui jeta le sort de semi-conscience. Elle emprisonna son cou et tira sur la chaîne pour qu’il la suive.

Ainsi équipée des deux zouaves, elle s’en retourna au Fouet Cinglant. Bien sur elle récupéra le dernier acolyte au passage. Puis elle traversa la salle sous le regard éberlué des habitués devant tel équipage.

Elle descendit quelques marches et pénétra dans un cachot. Elle attacha les trois hommes aux chaînes qui pendaient du plafond et alla vers une table. Là, elle posa ses fouets et les ustensiles qu’elle avait pris auparavant. Elle se débarrassa de sa cape d’un coup d’épaule et l’accrocha à une patère. Enfin elle jeta un autre sort qui réveilla tout à fait les 3 complices, d’un geste négligent et se détourna du spectacle, les laissant découvrir le lieu. Elle se servit un verre d’élixir, cette escapade dans la ville l’avait assoiffé et le sirota lentement. Elle se retourna, s’appuya à la table et observa ces 3 hommes.

Ils jetaient des coups d’œil affolés et se demandaient comment ils avaient pu atterrir ici. L’endroit était sombre et humide. Dans un coin, figurait un trou béant d’où l’on pouvait entendre un clapotis. Quelques rats longeaient les murs. Et ils étaient suspendus, seule la pointe de leur pieds touchait sol. Enfin ils découvrirent l’Elfe dans sa combinaison de latex. Elle avait une longue chevelure argentée et un regard d’azur qui était empli de malice. Sa bouche pulpeuse était orné d’un sourire moqueur.

  • Et bien Messires, ce lieu ne serait-il point à votre gré, dit-elle d‘un ton railleur. Vous n’alliez pas croire que j’allais vous mener dans ma Chambre des plaisirs. Très peu d’initiés ou de privilégiés ont eu cet honneur. Par contre je vais exaucer votre vœu. Cela fait plusieurs semaines que vous réclamez mon fouet. Et bien soit, qu’il en soit ainsi.

Elle prit une dague et se dirigea vers ses victimes. Elle commença à découper une chemise, caressant la poitrine musclé au passage, s’occupa de la suivante et parcourut de la main la joue, les lèvres du deuxième homme. Enfin la dernière chemise tomba à terre, la Sabreuse tira sur la chevelure offrant le cou de l’homme à son désir, qu’elle lécha.

Elle recula jusqu’à la table, prit dans un premier temps Terrible et Sacrifice, les fit claquer à quelques centimètres de ses proies qui se recroquevillèrent, mais se ravisa. Elle utiliserait seulement Redoutable et le chat à neuf queues. Il ne fallait pas trop les abîmer pour la première fois et puis ils n’avaient point encouru son ire.

Alors elle entama sa célèbre sarabande, les lanières touchant violemment de ci de là la peau de l’un ou l’autre. Leur corps se teintèrent peu à peu de vermeil sous les coups. Les cris fusèrent. Un coup, un cri. Pantelante, elle ralentit peu à peu jusqu’à l’arrêt total de ses pas de danse.

Essoufflée, elle les observa. Ils étaient avachis, à demi évanouis. Prise de pitié, elle alla chercha une fiole sur la table. Elle versa une goutte sur chacune des plaies, les hommes gémirent sous la brûlure du liquide mais les plaies se refermaient, ne laissant nul trace du passage du fouet. Elle les embrassa, les détacha et leur murmura dans le creux de l’oreille :

  • Était-ce le fouet que vous souhaitiez, Messires ?

N’attendant pas leur réponse, elle récupéra ses chers objets et quitta la pièce.
Après bien des tergiversations, la Sabreuse avait décidé de succomber à son envie. La Princess @Beauty n’avait rien fait pour la dissuader, bien au contraire. Les menaces de Lily et surtout sa boutade n’avaient fait que l’encourager. Ne le trouvant pas dans la taverne, elle partit à sa recherche. Après des détours et contours, sa pérégrination s’arrêta devant un tableau idyllique.

Une cabane était nichée dans une clairière d’une forêt parée d’or et de cuivre. Assis sur une souche, un homme de haute stature lisait un parchemin. La Sabreuse prit le temps d’observer cette image parfaite et commença à regretter de troubler cette quiétude. Elle passa outre et s’approcha silencieusement. La lanière de Redoutable frappa le dos de l’homme. Il leva les yeux avec un sourire sarcastique accroché aux lèvres. Malgré le pas léger de la Sabreuse, il l’avait entendu arriver.

- Bonjour mon Doux Sire. Je vous ai laissé tranquille jusqu’ici afin que vous puissiez profiter de votre Belle. Mais vous n’avez pas tenu vos promesses faites au fil des discussions. Vous m’avez déçu. J’attendais beaucoup votre verve mais rien à ce jour. Nul fouet, nul baiser. Aucun texte.

Le Drow @Weldan se leva doucement. La femme lui lança un regard méfiant, elle savait qu’il était vif et prompt à la riposte. Elle recula heurtant un arbre. Elle ne fit aucun geste pour se défendre, elle se contenta d’admirer l’homme qui, pas à pas, s’approchait. Toujours le même rictus affiché, sûr de sa séduction. Elle ne savait si elle avait envie de le fouetter ou de l’embrasser. Il s’arrêta à quelques centimètres, elle sentit son souffle chaud sur sa peau. Un feu commençait à monter en elle, elle secoua, elle n’était pas là pour ça. Elle prit sa dague à sa ceinture et la pointa sur la gorge du Drow, un filet de sang apparut. Dans sa précipitation, elle avait appuyé trop fort.

- Mon Doux Sire, dit-elle haletante. Pourquoi me décevoir ? Pourquoi ne pas m’offrir un de vos merveilleux textes ? Devrais-je attendre encore longtemps ?

L’homme ne dit mot, son regard fixant seulement l’azur de la Sabreuse, toujours le même sourire agaçant affiché. Pourtant elle crut discerner une lueur de regret ou de remord. Elle baissa sa garde. D’un coup de maître, il la désarma et la tint à sa merci. Un sourire malicieux apparut sur les lèvres de la Sabreuse.

- Alors que comptez-vous faire mon Doux Sire ?

Voyant le Drow toujours immobile, elle s’écarta. Elle caressa tendrement sa joue et lui dit :

- Faites-moi plaisir rapidement. Je ne serai pas aussi gentille la prochaine fois.

Après une hésitation, elle quitta la clairière et regagna son Sanctuaire.
La Sabreuse n’avait pas vu trace du Drow @Weldan depuis un certain temps. Elle avait croisé ici ou là Princess @Beautymais seule, toujours. Elle décida d’aller le débusquer dans son antre. Elle se rendit donc dans la clairière où elle savait le trouver, surtout quand il avait besoin de solitude.


Comme elle s’y attendait, il était là, occupé à divers travaux. Elle prit le temps d’observer les lieux afin de s’assurer qu’il était bien seul. Il l’était. Alors elle lança ses lianes enchantées qui emprisonna le Drow. Il tomba à la renverse. Il commença à se tortiller espérant se défaire des liens mais ils tinrent bon. Elle s’avança lentement et s’assit sur lui.


Il lui jeta un regard surpris et lui demanda :


  • Pourquoi viens-tu m’ennuyer ici ? Tu le sais bien que je viens là pour me recueillir.
  • Tout simplement parce que j’attends toujours que tu honores ta promesse et qu’à ce jour, il n’y a rien eu. Lui répondit-elle. Mon impatience a pris le dessus et je pense que tu mérites une punition pour cette si longue attente.

Alors elle farfouilla dans sa bourse et para son index d’une griffe métallique, elle l’avait emprunté subrepticement à Princess Lily. Elle déchira le fin tissu de la chemise avec.


  • Que vais-je pouvoir te faire aujourd’hui ? Lui dit-elle en souriant et en promenant la griffe sur la pommette de Weldan, laissant une légère rainure rouge au passage. Je pense avoir trouver.

Elle rangea la griffe dans sa bourse et commença à remonter les manches jusqu’au dessus des coudes. Puis elle se leva et ôta les bottes, enfin elle retroussa le pantalon. Alors elle passa ses mains dans le dos et tira deux magnifiques plumes de phénix.


Avec un immense sourire, elle s’agenouilla près du Drow et commença à chatouiller ses pieds, puis l’intérieur des coudes et des genoux. Weldan ria à gorge déployée. Elle continua ainsi pendant un moment jusqu’à se lasser. Elle décida d’ensorceler les plumes qui continuèrent à le chatouiller deci delà.


Elle se releva et observa quelques instants cette scène cocasse, elle ne put s’empêcher d’éclater de rire à son tour. Alors elle décida de l’abandonner à sa torture mais elle prit le temps de lui dire :


  • J’espère que tu vas honorer ta promesse rapidement maintenant. En chemin vers Enar, je verrai si je fais preuve de mansuétude ou pas car je vais te laisser tel quel. Peut-être enverrai-je Lily te libérer ou pas…

Elle repartit vers la ville tout en réfléchissant. Une fois arrivée de la Taverne du Fouet Cinglant, la Sabreuse avait arrêté sa décision. Elle pénétra dans la salle, laissa ses yeux s’habituer à la pénombre du lieu et le parcourut du regard. Elle aperçut Lily assise à son coin habituel, triste devant l’abandon du Drow.


La Sabreuse se dirigea vers Lily et déposa la griffe devant elle. Elle lui demanda de bien vouloir l’excuser de cet emprunt. Mais Maxou avait confisqué ses fouets et elle pensait en avoir besoin pour les remplacer. Finalement, elle ne s’en était pas servi.


Puis se penchant vers Lily, la Sabreuse lui expliqua dans le creux de l’oreille, la situation dans laquelle elle avait laissé le Drow. Elle ajouta que c’était à elle, Lily, de libérer Weldan en prononçant un simple mot : “ Stop ”. Puis elle déposa un léger baiser sur les lèvres pulpeuses de Lily et s’éloigna, la laissant réfléchir tranquillement.
La Sabreuse suivit @Max Erwan , un sourire triomphal accroché aux lèvres. Il lui avait confisqué ses fouets mais ce n’était pas grave. Une drôle de surprise attendait Maxou. Elle se retint d’éclater de rire pour éviter qu’il ne devienne soupçonneux.


Leurs pas les menèrent jusqu’à la clairière de Maxou. Là, ils passèrent plusieurs heures à s’ébattre ou à parler. Après ces quelques moments d’intimité, Maxou décida de s’occuper de Pic et Fox. La Sabreuse s’assit à l’autre bout de la clairière sur une souche et regarda l’Elfe s’affairer.


Maxou était occupé à parler avec Pic et Fox lorsqu’il sentit quelque chose. Il se retourna brusquement, se demandant ce que c’était. Il ne vit rien. Il regarda la Sabreuse mais elle était toujours assise sagement sur sa souche, seul un sourire malicieux éclairait son visage. Il haussa des épaules et retourna à ses occupations.


Quelques minutes plus tard, une volée de coups cinglants l’atteignit. Le doute n’était plus permis. Il subissait bel et bien le fouet. Pourtant la Sabreuse n’avait toujours pas bougé d’un cil, seul son sourire s’était élargi, proche du rire.


Alors la Sabreuse lui expliqua ce qui se passait :


  • Depuis que le Drow @Weldan m’a emprunté Redoutable pour fouetter @Thorondhor et qu’il le lui a laissé, j’ai enchanté mes fouets. La personne, qui me prend ou me confisque l’un ou mes fouets, recevra des coups de Redoutable jusqu’à ce qu’il retrouve la main de sa propriétaire. J’ai eu trop de mal à récupérer mon fidèle compagnon la dernière fois pour laisser la chose se reproduire.

En prononçant ses mots, la Sabreuse leva les yeux et Maxou suivit son regard. Il découvrit Redoutable suspendu dans les airs, prêt à le frapper de nouveau.


  • Alors que comptes-tu faire Maxou, maintenant que tu sais cela ? Tu sais, Redoutable n’arrêtera pas de te fouetter tant qu’il ne sentira pas de nouveau le contact de ma main.

Suspendue aux lèvres de Maxou, elle attendit sa réponse…
La Sabreuse se dirigea vers @reine ama et lui prit la main, elle la guida vers l’escalier. Au lieu de descendre dans les cachots comme à son habitude, elle l’emmena dans les étages de la taverne du Fouet Cinglant.


  • Tu m’emmènes dans ta Chambre des plaisirs ? Lui demanda Ama.
  • Tu verras bien, répliqua la Sabreuse en claquant la langue.

Elles s’arrêtèrent devant une porte. La Sabreuse hésita à entrer, des souvenirs l’assaillirent. Il y avait longtemps qu’elle n’était venu dans cette pièce. Là, il s’était passé tellement de choses. Le meilleur comme le pire. Une nostalgie serra son coeur, son samouraï @weston lui manquait mine de rien. Elle poussa enfin la porte. Une odeur de poussière et d’abandon lui parvint. La pénombre régnait.


Avait-elle bien fait de garder cette pièce qui ne lui servait plus. Bien sur. Elle était sentimentale. Dommage que certains aient violé son domaine et qu’elle ait dû l’abandonner. Enfin elle se décida à pénétrer dans son ancienne Chambre des plaisirs. Elle poussa Ama sur le lit et lui lia les mains aux montants. Puis elle alla ouvrir en grand la fenêtre et les volets.


Des objets cassés et des traces de sang étaient les témoins des derniers terribles événements qui s’y étaient déroulés. Les tentures, qui ornaient les murs, étaient délavées. Une légère couche de poussière maculait la pièce. La Sabreuse regretta l’espace d’un instant d’être venue là. Sentiment furtif d’un passé révolu.


La Sabreuse se tourna enfin vers Ama. Celle-ci la regardait avec bravade mais la perplexité perçait sous cet air bravache. Elle ne s’attendait certainement pas à un tel lieu. La Sabreuse alla jusqu’à l’armoire et commença à farfouiller.


  • Comme @Max Erwan m’a confisqué mes fouets, il va falloir que je fasse preuve d’imagination pour te punir, lui dit la Sabreuse. Je n’ai pas du tout apprécié que tu me demandes de fouetter Thoron à ta place. Tu sais pourtant que j’ai horreur de ça. Il y a longtemps que je t’ai fouetté. Peut-être as-tu oublié ce qu’on encourt quand on me provoque.
  • J’espère qu’il me reste quelques bricoles ici, marmonna-t-elle. Ah ça y est, j’ai trouvé !

Elle regagna le lit et déposa sur la table de chevet divers objets. Il y avait un chat à neuf queues dont les lanières étaient ornées d’un crochet, des épines d’acacia et une minuscule fiole. Elle déchira la soie qui composait le corsage, caressa la peau douce encore intacte et se demanda pas quoi elle allait commencer.


Elle prit une épine d’acacia et l’enfonça lentement dans l’articulation de l’épaule, elle fit de même sur l’autre côté. Elle se saisit du chat et commença à fouetter la chair tendre, les crochets écorchant à vif la poitrine. Les cris et les gémissements étaient de doux sons à l’oreille de la Sabreuse, ils apaisaient sa colère. Quand elle s’aperçut que Ama était aux portes de l’évanouissement, elle s’arrêta. Elle attrapa la fiole et à l’aide d’une pipette, elle brûla la pommette juste au coin de l’oeil avec le liquide. Elle dessina un coeur.


  • Te souviens-tu maintenant ce qu’il en coûte de me provoquer ? Demanda la Sabreuse. Voici de quoi te soigner, cela t’aidera à cicatriser plus vite et tu ne conserveras aucune marque. Enfin sauf pour la brûlure, rien ne pourra l’effacer. Ainsi tu n’oublieras plus qu’il faut éviter de me mettre en colère.

Elle déposa l’élixir sur la table et détacha Ama. Elle la laissa là et retourna dans la salle de la taverne.
La Sabreuse était fort mécontente. En effet, un étrange syndrome attaquait les habitants de Enar.
Mais qu'est-ce qu'ils avaient tous à collectionner au lieu d'écrire les fouets !

Après avoir parcouru les rues et ruelles, même les plus mal famées, et observé les habitants, elle avait trouvé ce que c'était : le syndrome de la collectionnite !

Aussi, elle entreprit de fouetter tous les habitants atteints de ces symptômes. Elle dégaina Redoutable et Terrible, son fouet garni d'épines d'acacia, et alla à la rencontre des malades.

Elle croisa @titpitchounette et la fouetta violemment avec Terrible. 16 fouets non édités, c'était trop. La Sabreuse admira son chef-d'oeuvre, la Chipie était en sang. Elle espérait qu'elle serait guérie.

Puis elle continua son chemin et croisa @GuardianArchange . Ce coup-ci, elle n'employa que Redoutable. C'était un nouveau venu et il ne connaissait pas encore les règles, alors elle ferait preuve de mansuétude. Enfin... presque. Elle entama sa célèbre sarabande et ne s'arrêta seulement lorsque Guardian se retrouva en sang.

Elle continua ainsi sa route. Un malade et Redoutable ou Terrible se mettait en action.

Quand elle pensa avoir terminé sa tournée de guérison, elle retourna à la taverne du Fouet Cinglant pour se désaltérer. Elle y retrouva avec plaisir Lily ( @Beauty ) et son Doux Sire ( @Weldan ). Après les avoir embrasser l'un sur la bouche et l'autre sur la joue, ou peut-être l'inverse, elle leur dit ceci :

- Je compte sur vous pour veiller au grain pendant mon absence. Il ne faudrait pas que cette maladie revienne envahir notre cher Enar.

Puis elle continua à deviser avec ses amis.
La Sabreuse était blessée par le manque de réaction par son beau Samouraï. Elle l’avait embrassée et lui avait fait savoir combien elle était heureuse de le retrouver. Mis à part un bisou lointain, elle n’avait rien reçu en retour.


Quand elle y réfléchit bien, peut-être qu’il ne l’avait pas reconnu. Ce jour-là, elle était sous sa forme humaine. Or il avait l’habitude de la voir sous sa forme d’elfe. Et puis elle avait changé en un an. De nouvelles cicatrices ornaient son corps et un bandeau recouvrait un de ses yeux.


En effet la Sabreuse avait un secret. Elle était polymorphe. Certains la connaissaient sous sa forme humaine, d’autres d’elfe et d’autres sous une autre forme. Elle n’utilisait que ces trois-là bien qu’elle puisse se transformer en bien d’autres façons, mais c’était celles qu’elle affectionnait. Seule constante malgré tout, quelque soit la forme qu’elle prenait, elle avait toujours des yeux bleus.


Elle s’observa dans le miroir et peu à peu son corps se transforma en elfe. C’était douloureux, les os et la peau s’adaptaient à la nouvelle forme. Ensuite elle alla à son armoire, choisit sa robe préférée et l’enfila, puis elle mit ses bottines souples. Elle s’admira une dernière fois dans le miroir pour s’assurer de sa mise et descendit dans la salle de la taverne du Fouet Cinglant.


Il était là, attablé, seul. Il observait la salle et découvrait les nouveaux arrivants. Elle murmura quelques mots et Weston s’affala sur la table. En saluant deci delà, elle se dirigea vers l’homme. Elle prononça une autre incantation et il s’envola dans les airs. Ensuite elle remonta dans sa Chambre des Plaisirs suivi de son équipage.


Une fois dans la chambre, elle installa doucement l’homme sur le lit et elle lui lia les membres aux montants du baldaquin. Elle prit le temps d’observer son beau Samouraï car il lui avait manqué, son absence avait longue. Enfin elle claqua des doigts et Weston se réveilla.


Surpris, il regarda autour de lui. D’abord perplexe, une lueur de compréhension apparut dans les yeux de Weston, puis un sourire égrillard s’afficha. Alors la Sabreuse sortit de la pénombre où elle s’était réfugiée. Le sourire de Weston s’élargit un peu plus.


  • Enfin tu me reconnais, lui dit la Sabreuse. J’ai craint pendant quelques instants que tu m’avais oublié. Je vais te rappeler nos plaisirs coupables ou non.

Elle alla vers une armoire et farfouilla dedans. Elle trouva enfin ce qu’elle cherchait. Il y avait longtemps qu’elle ne l’avait pas utilisé. Elle regarda si les plumes étaient bien en place et n’étaient pas abîmées. Heureusement Douceur était intact.


Elle arma son bras et d’un mouvement circulaire, elle lança la lanière à l’assaut de son Samouraï. Mais le fouet ne rencontra que du vide. Pendant qu’elle avait le dos tourné, il s’était une nouvelle fois volatilisé.


De colère, elle jeta Douceur à terre et commença à faire les cent pas. Elle s’arrêta soudainement. Plutôt que de ruminer sa colère, elle décida d’évacuer sa frustration. Elle quitta précipitamment sa chambre et la Sabreuse s’arrêta sur le pas de la porte du Fouet Cinglant. Elle promena son regard dans la salle à la recherche d’une ou deux victimes....
La Sabreuse avait enfin repéré ses victimes. Ils venaient à la taverne à pas de loup et repartaient tout aussi furtivement. Une rumeur courait qu’ils pouvaient se transformer à loisir en chat ou en belette. Peut-être était-ce là le secret de leur discrétion.


Elle lança l’assaut ses lianes ensorcelées qui ficelèrent promptement Kaaru et Karina. Ils commencèrent à se débattre et s’arrêtèrent soudainement. Avec un grand sourire, la Sabreuse leur dit :


  • Ah, je vois que vous avez compris. En effet, plus vous vous débattez et plus les lianes se resserrent. Allez, suivez-moi maintenant. Et inutile de vous transformer en chat ou en belette, ça ne marcherait pas.

Ils descendirent les escaliers sombres qui menaient aux cachots. La Sabreuse poussa une porte vermoulue et pénétra dans la salle. Des croix étaient aux murs et un autel trônait au milieu. Des chaînes pendaient du plafond au dessus d’un trou où on entendait un clapotis.


  • Mmmm, que vais-je faire de vous, leur dit-elle en jetant un oeil à la table dressée contre une paroi. Tant de possibilités s’offrent à moi, qu’il m’est difficile de savoir quoi choisir.

Plusieurs minutes passèrent, quand, enfin, elle prit une décision. Elle attacha Karina à une croix et lia Kaaru sur l’autel. Elles leur ota leur haut, laissant dénudé le dos de la femme et la poitrine de l’homme.


  • Vous avez de la chance, je vais tenter de l’inédit avec vous. Enfin quand je dis de l’inédit, ce n’est pas vraiment vrai. Certains habitués du Fouet Cinglant sont experts dans cette discipline. Cependant, ça sera une première pour moi et il faut bien que je m’entraîne, leur dit-elle en souriant.

Elle alla vers la table et elle s'empara de menus objets. Puis elle revint vers l’homme. Elle passa doucement la main sur le torse et se pencha à son oreille.


  • Si tu cries, ta compagne sera punie, lui murmura-t-elle.

Elle vit avec plaisir les mâchoires de l’homme se serrer et ses lèvres se pincer. Elle lui asséna alors un coup sur le plexus solaire. Kaaru ne broncha pas. Elle lui montra alors ce qu’elle tenait dans ses poings fermés. C’était des épines d’acacia. Kaaru lui lança un regard d’incompréhension.


Alors très lentement, elle enfonça une aiguille dans l’articulation de l’épaule droite. L’homme gémit, la Sabreuse porta un doigt à sa bouche et fit “chut !!!”. Puis elle fit de même à l’autre épaule et Kaaru ne pipa mot. Pendant ce temps là, elle sentit l’inquiétude grandir chez Karina.


Elle prit une autre épine et l’enfonça délicatement dans l’articulation du coude, Kaaru ne put s’empêcher de hurler. Un sourire se dessina sur les lèvres de la Sabreuse.


  • Quel dommage !!! Je vais devoir punir Karina, s’exclama-t-elle.

Elle alla vers la table et sa main se promena sur les divers accessoires.


  • Que vais-je choisir ? Terrible ou Sacrifice ? Épines ou rasoirs, hésita-t-elle. Rasoirs ou épines ? Telle est la question. Puisque c’est le thème du jour, ce sera Terrible, mon fouet à la lanière garnie d’épines.

Elle fit quelques pas vers la femme et Terrible entra en action, écorchant la peau tendre du dos. Les cris de Karina se répercutèrent sur les parois. Une fois sa besogne faite, elle retourna auprès de l’homme. Son corps était couvert de sueur sous l’effet de la douleur, mais ses yeux lançaient des éclairs de colère mêlée de haine à sa tortionnaire. Elle repris son ouvrage. Elle enfonça des épines dans les tétons de Kaaru, il gémit.


  • Chut, te dis-je !!! s’exclama-t-elle. Il me semble que tu voulais protéger tes tétons fut un temps. Eh bien voilà, ils ne sont plus vierges maintenant.

Puis elle fit pénétrer très lentement une épine dans l’autre articulation du coude. Le corps de Kaaru s’arqua sous la douleur et il ne put retenir son cri.


  • Tu sais ce que je vais faire maintenant. Tu es courageux mais je vais devoir punir Karina, lui dit-elle.

  • Non, ne la touche pas !!! Hurla Kaaru.

  • Je suis navrée mais tel était notre marché. Un cri de ta part et Karina serait punie. Je tiens toujours parole, lui affirma la Sabreuse.

Elle s’empara d’une petite fiole et avec l’aide d’une pipette, elle grava un sabre dans la peau de Karina. Au contact du liquide, la jeune femme gémit. La Sabreuse recula et admira son oeuvre. Puis elle se retourna vers Kaaru. Il était aux portes de l’évanouissement. Elle était déçue, elle aurait bien poussé un peu plus loin mais il pouvait lui servir un jour prochain, alors il ne fallait pas trop l’abîmer. Elle prononça une formule et les aiguilles s’envolèrent pour se poser sur la table. Puis d’un claquement de doigt, les liens de Karina et de Kaaru se défirent. Puis elle s’agenouilla près de Karina.


  • Voici de quoi te soigner, lui dit-elle en lui tendant une fiole. Tu n’auras pas de cicatrice si tu appliques l’élixir rapidement. Par contre, le Sabre sera toujours là. Rien ne peut l’effacer. Vous vous rappellerez toujours de moi.

Sur ces quelques mots, elle les abandonna dans le cachot. La Sabreuse se rendit ensuite dans la salle de la taverne car elle n’avait pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin…
La Sabreuse s’arrêta quelques minutes sur le pas de la porte de la taverne du Fouet Cinglant, elle inspira plusieurs fois pour retrouver sa sérénité. La séance avec Kaaru et Karina avait été rude. C’était la première fois qu’elle torturait ainsi.


Le calme retrouvait, elle entra dans la salle de la taverne. Elle prit le temps d’observer la clientèle. Il y avait bien sûr les habitués mais aussi quelques nouvelles têtes. Elle rejoignit une table où la joie régnait. Il y avait Hitsuji, Topaze, le garnement et enfin Gamafey.


Elle se pencha vers Gamafey et lui dit à l’oreille :


  • Pourrais-tu me suivre s’il te plait ? Je souhaiterai te parler un instant. Ne t’inquiète pas, ce ne sera pas trop long, rajouta-t-elle en voyant son air ennuyé.

Grâce à cette assurance, il accepta de la suivre. Elle l’entraîna dans un coin et se mit à observer ce jeune homme qu’elle aimait bien. Il était sérieux la plupart du temps mais savait être drôle. Il écoutait et ne jugeait pas. Une seule chose l’ennuyait vraiment, il portait toujours un masque, voir même plusieurs d’après ses dires.


  • Ne veux-tu pas enfin quitter ce masque que je puisse voir à quoi tu ressembles, lui demanda-t-elle.

Une lueur attristée passa dans les yeux de Gamafey, il portait depuis trop longtemps ce masque pour le quitter aussi facilement.


  • Non, je ne le veux pas, lui répondit-il. Ce masque fait parti de moi-même maintenant.

Alors la Sabreuse s’approcha en fouillant dans sa poche, elle en retira une petite boîte. Gamafey entama un léger mouvement de recul mais c’était trop tard. Elle jeta le contenu au visage du jeune homme. Surpris, il ne fit rien dans un premier temps puis il se mit à rire et gratter son visage.


  • Mais qu’est-ce que tu m’as fait ? Ca me chatouille, hoqueta-t-il.

  • Ce sont des vers chatouilleurs. Ils s’immiscent partout et provoquent d’horribles chatouilles. Si tu veux les enlever, il te faudra ôter ton ou tes masques, dit-elle en l’observant attentivement et en espérant, enfin, découvrir ce visage mystérieux.

Mais il ne fit rien de ce qu’elle attendait, il préféra prendre ses jambes à son cou. Déçue, elle retourna à la table où étaient rassemblés ses amis.
 
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Jeune halfelin joufflu
AUTRES

Ce texte est un premier essai. Il est court mais je n'en avais jamais écrit un comme ça auparavant. J'espère qu'il vous plaira. C'est simplement un sentiment ressenti.
L’âme griffée à vif, elle poussa un hurlement silencieux. Les plaies s’ouvraient ou se fermaient à chaque heurt que la vie mettait sur son chemin. Pourtant un sourire, un rire de l’être aimé pouvait la soulager mais il n’était pas là, plus là. Malgré la douleur, elle cherchait une lueur, un espoir, un geste. Mais elle n’y croyait plus. Trop d’attentes déçues, d’égoïsme, d’agressivité. Partout où elle regardait, elle ne voyait que laideur et noirceur.
Du fond de sa nuit, un minuscule éclat apparut. Il clignotait faiblement puis forcit et éblouit. Mais des images de violences, de coups, de sang traversèrent de nouveau l’esprit étouffant à jamais cet éclat.
Un visage hautain était venu troubler la quiétude du refuge de la Sabreuse. Il n’arrêtait pas de la poursuivre avec sa méchanceté et son fiel. Elle avait beau ignorer les piques, il était toujours là aux aguets près à déverser sa bile. Peut-être était-ce l’indifférence affichée qui excitait ce visage hautain ? Qui croyait pouvoir tout se permettre.
Mais pourquoi la Sabreuse prendrait-elle le temps de s’intéresser à ce visage qui toisait et jugeait ? Pourquoi prendrait-elle le temps de lui répondre ? Après tout ce visage n’assumait pas ses actes et ses propos, il aimait par-dessus tout se faire passer pour une victime, un incompris et répandre des mensonges ? Alors oui, pourquoi…
Elle se sentait traquée mais ne répondrait toujours pas.
Il était une fois un royaume où les différentes races qui le composaient vivaient en harmonie. Un jour, une petite fille naquit. Mais pour son malheur, les Dieux avaient oublié de se pencher sur son berceau.


Elle grandit dans une famille aimante, ceci malgré ces défaillances. Ses parents la choyèrent comme si elle était la plus parfaite petite fille au monde.


Quelques années plus tard, elle décida de quitter son cocon familiale pour aller à la rencontre du monde. Ses parents la soutenèrent dans sa décision espérant qu’ainsi elle arriverait à pallier ses lacunes.


Ses pas la menèrent dans la belle ville de Enar. Elle découvrit un monde nouveau. Elle ne connaissait pas la plupart des races qui déambulaient dans les rues de la ville. Les habitants lui firent bon accueil car cette ville brillait par sa tolérance.


Au début, grâce à ses facéties, elle fit rire beaucoup de monde, autant les enfants que les adultes. Mais peu à peu, ils découvrirent son vrai visage. Elle préférait vivre dans le paraître plutôt que dans l’être. Elle avait aussi un fond méchant et aimait s’attaquer à plus faible qu’elle. Elle adorait faire des jeux de mots qu’elle pensait subtils. Cependant les adultes comprirent bien vite ce qu’elle voulait dire.


Se rendant compte qu’elle perdait peu à peu l’intérêt des adultes, elle commença à raconter moult histoires pour les attendrir. Faisant preuve de compréhension, ils lui pardonnèrent son caractère. Enfin c’était avant qu’ils découvrirent qu’elle mentait. Il fallait avouer qu’elle était mauvaise menteuse, elle se contredisait beaucoup dans ses propos. Elle les blessèrent profondément. Le peuple d’Enar décida de lui tourner le dos et de l’ignorer. Seuls les enfants, innocents, continuèrent à lui parler et à rire de ses blagues.


Voyant que la jeune femme ne changeait pas malgré le boycott et ne voulant pas que les enfants subissent sa mauvaise influence, les Dieux prirent une décision. Ils lui ôtèrent la vue et lui dirent :


  • Puisque avec tes yeux, tu n’apprends pas, nous avons décidé de te rendre aveugle. Peut-être verras-tu mieux avec les yeux du coeur.
Certains semblent penser que la ponctuation n'a pas d'utilité pour aider à comprendre ce que l'on écrit aujourd'hui j'ai reçu un mp sans ponctuation que c'est difficile de comprendre mais bon faisons comme si ça n'avait aucune utilité pourtant certains signes sont sympathiques et sont tout un poème à eux seuls prenons le point d'exclamation il exprime tant de chose ou le point d'interrogation qui nous indique une question une incertitude pourtant l'emploi d'un point ou d'une simple virgule facilite tellement la compréhension bien sûr le point virgule est plus difficile à utiliser voir peut-être même les deux points mais continuons à écrire sans ponctuation avez-vous compris ce que je voulais expliquer ou pas n'est-ce pas fatiguant un texte sans ponctuation on y prend pas beaucoup de plaisir dire qu'il existe un livre entier sans ponctuation une facétie de l'auteur comme moi aujourd'hui peut être est ce ce que j'écoute en ce moment qui a réveillé mon côté rebelle sait-on jamais j'espère sincèrement que vous avez compris ce que j'ai voulu exprimer ici en tout cas je me suis bien amuser à l'écrire et pourtant c'était très difficile de l'écrire sans ponctuation merci de m'avoir lu jusqu'au bout que vous êtes courageux
Une jeune fille ouvrit précautionneusement la porte de sa chambre. “Ouf ! elle n’a pas grincé, pensa-t-elle. Peut-être ai-je de la chance ce soir.” Elle longea à pas de loup le sombre couloir. Enfin elle sentit sous sa main la rambarde du vieil escalier en chêne. Elle secoua les épaules pour bien caler son sac à dos, avança un pied et sentit la première marche. “Attention où tu poses ton pied, se gourmanda-t-elle. Le moindre craquement trahirait ta présence.”

Elle descendit et arriva sur le palier. Quelle ne fut pas sa surprise de le trouver si lumineux. Pourtant ce n’était pas la pleine lune. Elle s’approcha de la fenêtre et découvrit des milliers d’étoiles virevoltantes tombant du ciel.

Ses yeux se mirent à briller. Elle ouvrit la fenêtre et prit une grande inspiration. L’air était chargé de cette odeur si particulière douce et froide en même temps. Elle tendit la main et recueillit un minuscule éclat cristallin. Elle le porta à sa bouche et l’avala. Un immense sourire se dessina et elle exécuta silencieusement une danse de la joie. Elle stoppa net. “Souviens-toi, tu as une mission importante en cette nuit si particulière, maugréa-t-elle. Demain tu pourras fêter la neige.”

Elle descendit au palier suivant mais ne put s’empêcher de marquer un arrêt devant la fenêtre pour regarder un instant le sol se parer de blanc. Puis elle continua son chemin. Elle arriva enfin à destination. Elle poussa la porte de l’appartement et s’étalèrent devant elle des couleurs clignotantes. Elles la guidèrent vers le sapin. “Pfff. Le Père Noël est déjà passé, se dit-elle déçue.” Elle posa à terre son sac et mit un paquet dans chaque chausson. Puis elle quitta l’appartement aussi discrètement qu’à l’aller.

Elle regagna sa petite chambre de bonne située sous les toits. En chemin, elle laissa échapper un éclat de rire. Elle porta vivement sa main à sa bouche et tendit l’oreille. Seul le silence régnait heureusement. Une fois sa porte poussée et bien fermée, elle laissa éclater sa joie. Elle alla jusqu’à la fenêtre et vit son reflet. Elle avait les yeux pétillants et les joues rosies par l’excitation. Elle avait réussi sa mission !

Car ce qu’elle aimait par dessus tout, outre le passage du Père Noël, s’était offrir. Elle imaginait déjà la tête de ses parents, frères et soeurs en découvrant ce cadeau qui ne figurait pas sur la liste du Père Noël, la joie qui serait la leur. Oh oui, donner plutôt que de recevoir était bel et bien son plus cadeau.

Elle jeta un dernier coup d’oeil aux flocons et se coucha le sourire aux lèvres. Sur une dernière pensée, elle se dit que, l’année prochaine, elle surprendrait enfin le Père Noël.
 
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kyhd

Jeune halfelin joufflu
Bonjour :)

Nouveau look.
Lezenda est toujours indiqué dans le nouveau médaillon :)
Le trouverez-vous ? :D

Sinon vous trouverez un nouveau texte juste au-dessus : Instantanée de Noël, titre provisoire car j'ai un peu de mal à trouver :D
D'ailleurs je suis ouverte aux propositions ;)
Ce texte, je l'ai écrit pour le calendrier d'Avent du forum de Forge of Empires. Je vous conseille d'aller visiter ce calendrier et de découvrir les magnifiques cadeaux des artistes forgiens :)
Vous pourrez aussi y découvrir la belle mise en page que Fornikandias le Satyre a fait pour mon texte :)
 

DeletedUser426

Après l'inactivité de ce sujet, je ferme et j'archive celui-ci.
N'hésitez pas à me contacter pour une possible réouverture. ;)
 
Statut
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.