Bibliothèque Quand la Sabreuse prend la plume...

Statut
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.

kyhd

Graine divine
[Attention !!! Mon sujet contiendra aussi des fouets ou des bisous. Alors âmes sensibles s'abstenir de lire mes textes. Merci :)]

Coucou tout le monde :)

Je ne suis pas écrivain, mais j'écris des petits textes au 10 et au 15 de temps en temps.
J'ai décidé d'ouvrir ce sujet car je trouvais dommage que certains de mes écrits se perdent au milieu des chiffres.
J'espère que cela vous plaira :)

kyhd.

LES FOUETS

En voici un que j'ai écrit pour les copains de Arendyll qui réclamaient mon fouet.
La Sabreuse avait bien dormi. Elle s’étira tel un chat et décida de flâner un peu encore. « Mais qu’allait-elle faire aujourd’hui ? Pensa-t-elle ». La journée s’étirait devant elle et rien de prévu.

Une idée lui vint, une petite envie. Cela faisait plusieurs semaines que les trois trublions de Riva la tannaient pour qu’elle les fouette. Et bien soit leur souhait allait être réalisé aujourd’hui.

Elle se dirigea vers son armoire, allait enfiler une tenue confortable quand elle suspendit son geste. « C’est vrai qu’ils veulent qu’elle soit en combinaison de latex. Quel manque d’imagination !!! Se dit-elle d’un air consterné ». Elle farfouilla dans son armoire et trouva enfin sa combinaison. Ça faisait longtemps qu’elle l’avait mise. Elle l’enfila, heureusement elle lui allait encore. Puis elle alla vers son armoire à malice et se munit de diverses joyeusetés et bien sûr… de ses chers fouets :
  • Redoutable à la simple lanière mais fidèle compagnon qui ne la quittait guère ;
  • Terrible à la lanière garnie d’épines d’acacia ;
  • et enfin, Sacrifice à la lanière garnie de lames de rasoir.

Elle allait quitter sa Chambre des plaisirs quand elle aperçut son reflet dans sa psychè. Elle n’allait certes pas sortir comme ça et passait vêtu ainsi devant les habitués du Fouet Cinglant. Il ne manquerait plus qu’ils se moquent d’elle de la voir dans un tel accoutrement. Elle enfila une cape qui camoufla son costume et quitta enfin sa chambre.

Elle traversa la salle de la taverne d’un pas vif et partit à la recherche des 3 troublions.Elle parcourut les rues d’Enar espérant bien trouver ses proies.

A peine sortie du Fouet Cinglant, elle tomba sur Brocelyande. L’Elfe lui lança un sort qui le laissant dans une semi-inconscience. Ne voulant pas le traîner à travers de la ville, elle l’amena dans une ruelle déserte et l’enchaîna.

Puis elle partit à la recherche des 2 autres.

Elle croisa Max Erwan un peu ivre, elle n’eut même pas besoin de lui jeter un sort vu son état alors elle le menotta et passa une chaîne à son cou.

Enfin elle trouva le dernier luron Benroq en train de regarder un funambule. Elle profita de son inattention et lui jeta le sort de semi-conscience. Elle emprisonna son cou et tira sur la chaîne pour qu’il la suive.

Ainsi équipée des deux zouaves, elle s’en retourna au Fouet Cinglant. Bien sur elle récupéra le dernier acolyte au passage. Puis elle traversa la salle sous le regard éberlué des habitués devant tel équipage.

Elle descendit quelques marches et pénétra dans un cachot. Elle attacha les trois hommes aux chaînes qui pendaient du plafond et alla vers une table. Là, elle posa ses fouets et les ustensiles qu’elle avait pris auparavant. Elle se débarrassa de sa cape d’un coup d’épaule et l’accrocha à une patère. Enfin elle jeta un autre sort qui réveilla tout à fait les 3 complices, d’un geste négligent et se détourna du spectacle, les laissant découvrir le lieu. Elle se servit un verre d’élixir, cette escapade dans la ville l’avait assoiffé et le sirota lentement. Elle se retourna, s’appuya à la table et observa ces 3 hommes.

Ils jetaient des coups d’œil affolés et se demandaient comment ils avaient pu atterrir ici. L’endroit était sombre et humide. Dans un coin, figurait un trou béant d’où l’on pouvait entendre un clapotis. Quelques rats longeaient les murs. Et ils étaient suspendus, seule la pointe de leur pieds touchait sol. Enfin ils découvrirent l’Elfe dans sa combinaison de latex. Elle avait une longue chevelure argentée et un regard d’azur qui était empli de malice. Sa bouche pulpeuse était orné d’un sourire moqueur.

  • Et bien Messires, ce lieu ne serait-il point à votre gré, dit-elle d‘un ton railleur. Vous n’alliez pas croire que j’allais vous mener dans ma Chambre des plaisirs. Très peu d’initiés ou de privilégiés ont eu cet honneur. Par contre je vais exaucer votre vœu. Cela fait plusieurs semaines que vous réclamez mon fouet. Et bien soit, qu’il en soit ainsi.

Elle prit une dague et se dirigea vers ses victimes. Elle commença à découper une chemise, caressant la poitrine musclé au passage, s’occupa de la suivante et parcourut de la main la joue, les lèvres du deuxième homme. Enfin la dernière chemise tomba à terre, la Sabreuse tira sur la chevelure offrant le cou de l’homme à son désir, qu’elle lécha.

Elle recula jusqu’à la table, prit dans un premier temps Terrible et Sacrifice, les fit claquer à quelques centimètres de ses proies qui se recroquevillèrent, mais se ravisa. Elle utiliserait seulement Redoutable et le chat à neuf queues. Il ne fallait pas trop les abîmer pour la première fois et puis ils n’avaient point encouru son ire.

Alors elle entama sa célèbre sarabande, les lanières touchant violemment de ci de là la peau de l’un ou l’autre. Leur corps se teintèrent peu à peu de vermeil sous les coups. Les cris fusèrent. Un coup, un cri. Pantelante, elle ralentit peu à peu jusqu’à l’arrêt total de ses pas de danse.

Essoufflée, elle les observa. Ils étaient avachis, à demi évanouis. Prise de pitié, elle alla chercha une fiole sur la table. Elle versa une goutte sur chacune des plaies, les hommes gémirent sous la brûlure du liquide mais les plaies se refermaient, ne laissant nul trace du passage du fouet. Elle les embrassa, les détacha et leur murmura dans le creux de l’oreille :

  • Était-ce le fouet que vous souhaitiez, Messires ?

N’attendant pas leur réponse, elle récupéra ses chers objets et quitta la pièce.
Après bien des tergiversations, la Sabreuse avait décidé de succomber à son envie. La Princess @Beauty n’avait rien fait pour la dissuader, bien au contraire. Les menaces de Lily et surtout sa boutade n’avaient fait que l’encourager. Ne le trouvant pas dans la taverne, elle partit à sa recherche. Après des détours et contours, sa pérégrination s’arrêta devant un tableau idyllique.

Une cabane était nichée dans une clairière d’une forêt parée d’or et de cuivre. Assis sur une souche, un homme de haute stature lisait un parchemin. La Sabreuse prit le temps d’observer cette image parfaite et commença à regretter de troubler cette quiétude. Elle passa outre et s’approcha silencieusement. La lanière de Redoutable frappa le dos de l’homme. Il leva les yeux avec un sourire sarcastique accroché aux lèvres. Malgré le pas léger de la Sabreuse, il l’avait entendu arriver.

- Bonjour mon Doux Sire. Je vous ai laissé tranquille jusqu’ici afin que vous puissiez profiter de votre Belle. Mais vous n’avez pas tenu vos promesses faites au fil des discussions. Vous m’avez déçu. J’attendais beaucoup votre verve mais rien à ce jour. Nul fouet, nul baiser. Aucun texte.

Le Drow @Weldan se leva doucement. La femme lui lança un regard méfiant, elle savait qu’il était vif et prompt à la riposte. Elle recula heurtant un arbre. Elle ne fit aucun geste pour se défendre, elle se contenta d’admirer l’homme qui, pas à pas, s’approchait. Toujours le même rictus affiché, sûr de sa séduction. Elle ne savait si elle avait envie de le fouetter ou de l’embrasser. Il s’arrêta à quelques centimètres, elle sentit son souffle chaud sur sa peau. Un feu commençait à monter en elle, elle secoua, elle n’était pas là pour ça. Elle prit sa dague à sa ceinture et la pointa sur la gorge du Drow, un filet de sang apparut. Dans sa précipitation, elle avait appuyé trop fort.

- Mon Doux Sire, dit-elle haletante. Pourquoi me décevoir ? Pourquoi ne pas m’offrir un de vos merveilleux textes ? Devrais-je attendre encore longtemps ?

L’homme ne dit mot, son regard fixant seulement l’azur de la Sabreuse, toujours le même sourire agaçant affiché. Pourtant elle crut discerner une lueur de regret ou de remord. Elle baissa sa garde. D’un coup de maître, il la désarma et la tint à sa merci. Un sourire malicieux apparut sur les lèvres de la Sabreuse.

- Alors que comptez-vous faire mon Doux Sire ?

Voyant le Drow toujours immobile, elle s’écarta. Elle caressa tendrement sa joue et lui dit :

- Faites-moi plaisir rapidement. Je ne serai pas aussi gentille la prochaine fois.

Après une hésitation, elle quitta la clairière et regagna son Sanctuaire.
La Sabreuse n’avait pas vu trace du Drow @Weldan depuis un certain temps. Elle avait croisé ici ou là Princess @Beauty mais seule, toujours. Elle décida d’aller le débusquer dans son antre. Elle se rendit donc dans la clairière où elle savait le trouver, surtout quand il avait besoin de solitude.


Comme elle s’y attendait, il était là, occupé à divers travaux. Elle prit le temps d’observer les lieux afin de s’assurer qu’il était bien seul. Il l’était. Alors elle lança ses lianes enchantées qui emprisonna le Drow. Il tomba à la renverse. Il commença à se tortiller espérant se défaire des liens mais ils tinrent bon. Elle s’avança lentement et s’assit sur lui.


Il lui jeta un regard surpris et lui demanda :


  • Pourquoi viens-tu m’ennuyer ici ? Tu le sais bien que je viens là pour me recueillir.
  • Tout simplement parce que j’attends toujours que tu honores ta promesse et qu’à ce jour, il n’y a rien eu. Lui répondit-elle. Mon impatience a pris le dessus et je pense que tu mérites une punition pour cette si longue attente.

Alors elle farfouilla dans sa bourse et para son index d’une griffe métallique, elle l’avait emprunté subrepticement à Princess Lily. Elle déchira le fin tissu de la chemise avec.


  • Que vais-je pouvoir te faire aujourd’hui ? Lui dit-elle en souriant et en promenant la griffe sur la pommette de Weldan, laissant une légère rainure rouge au passage. Je pense avoir trouver.

Elle rangea la griffe dans sa bourse et commença à remonter les manches jusqu’au dessus des coudes. Puis elle se leva et ôta les bottes, enfin elle retroussa le pantalon. Alors elle passa ses mains dans le dos et tira deux magnifiques plumes de phénix.


Avec un immense sourire, elle s’agenouilla près du Drow et commença à chatouiller ses pieds, puis l’intérieur des coudes et des genoux. Weldan ria à gorge déployée. Elle continua ainsi pendant un moment jusqu’à se lasser. Elle décida d’ensorceler les plumes qui continuèrent à le chatouiller deci delà.


Elle se releva et observa quelques instants cette scène cocasse, elle ne put s’empêcher d’éclater de rire à son tour. Alors elle décida de l’abandonner à sa torture mais elle prit le temps de lui dire :


  • J’espère que tu vas honorer ta promesse rapidement maintenant. En chemin vers Enar, je verrai si je fais preuve de mansuétude ou pas car je vais te laisser tel quel. Peut-être enverrai-je Lily te libérer ou pas…

Elle repartit vers la ville tout en réfléchissant. Une fois arrivée de la Taverne du Fouet Cinglant, la Sabreuse avait arrêté sa décision. Elle pénétra dans la salle, laissa ses yeux s’habituer à la pénombre du lieu et le parcourut du regard. Elle aperçut Lily assise à son coin habituel, triste devant l’abandon du Drow.


La Sabreuse se dirigea vers Lily et déposa la griffe devant elle. Elle lui demanda de bien vouloir l’excuser de cet emprunt. Mais Maxou avait confisqué ses fouets et elle pensait en avoir besoin pour les remplacer. Finalement, elle ne s’en était pas servi.


Puis se penchant vers Lily, la Sabreuse lui expliqua dans le creux de l’oreille, la situation dans laquelle elle avait laissé le Drow. Elle ajouta que c’était à elle, Lily, de libérer Weldan en prononçant un simple mot : “ Stop ”. Puis elle déposa un léger baiser sur les lèvres pulpeuses de Lily et s’éloigna, la laissant réfléchir tranquillement.
La Sabreuse suivit @Max Erwan , un sourire triomphal accroché aux lèvres. Il lui avait confisqué ses fouets mais ce n’était pas grave. Une drôle de surprise attendait Maxou. Elle se retint d’éclater de rire pour éviter qu’il ne devienne soupçonneux.


Leurs pas les menèrent jusqu’à la clairière de Maxou. Là, ils passèrent plusieurs heures à s’ébattre ou à parler. Après ces quelques moments d’intimité, Maxou décida de s’occuper de Pic et Fox. La Sabreuse s’assit à l’autre bout de la clairière sur une souche et regarda l’Elfe s’affairer.


Maxou était occupé à parler avec Pic et Fox lorsqu’il sentit quelque chose. Il se retourna brusquement, se demandant ce que c’était. Il ne vit rien. Il regarda la Sabreuse mais elle était toujours assise sagement sur sa souche, seul un sourire malicieux éclairait son visage. Il haussa des épaules et retourna à ses occupations.


Quelques minutes plus tard, une volée de coups cinglants l’atteignit. Le doute n’était plus permis. Il subissait bel et bien le fouet. Pourtant la Sabreuse n’avait toujours pas bougé d’un cil, seul son sourire s’était élargi, proche du rire.


Alors la Sabreuse lui expliqua ce qui se passait :


  • Depuis que le Drow @Weldan m’a emprunté Redoutable pour fouetter @Thorondhor et qu’il le lui a laissé, j’ai enchanté mes fouets. La personne, qui me prend ou me confisque l’un ou mes fouets, recevra des coups de Redoutable jusqu’à ce qu’il retrouve la main de sa propriétaire. J’ai eu trop de mal à récupérer mon fidèle compagnon la dernière fois pour laisser la chose se reproduire.

En prononçant ses mots, la Sabreuse leva les yeux et Maxou suivit son regard. Il découvrit Redoutable suspendu dans les airs, prêt à le frapper de nouveau.


  • Alors que comptes-tu faire Maxou, maintenant que tu sais cela ? Tu sais, Redoutable n’arrêtera pas de te fouetter tant qu’il ne sentira pas de nouveau le contact de ma main.

Suspendue aux lèvres de Maxou, elle attendit sa réponse…
La Sabreuse se dirigea vers @reine ama et lui prit la main, elle la guida vers l’escalier. Au lieu de descendre dans les cachots comme à son habitude, elle l’emmena dans les étages de la taverne du Fouet Cinglant.


  • Tu m’emmènes dans ta Chambre des plaisirs ? Lui demanda Ama.
  • Tu verras bien, répliqua la Sabreuse en claquant la langue.

Elles s’arrêtèrent devant une porte. La Sabreuse hésita à entrer, des souvenirs l’assaillirent. Il y avait longtemps qu’elle n’était venu dans cette pièce. Là, il s’était passé tellement de choses. Le meilleur comme le pire. Une nostalgie serra son coeur, son samouraï @weston lui manquait mine de rien. Elle poussa enfin la porte. Une odeur de poussière et d’abandon lui parvint. La pénombre régnait.


Avait-elle bien fait de garder cette pièce qui ne lui servait plus. Bien sur. Elle était sentimentale. Dommage que certains aient violé son domaine et qu’elle ait dû l’abandonner. Enfin elle se décida à pénétrer dans son ancienne Chambre des plaisirs. Elle poussa Ama sur le lit et lui lia les mains aux montants. Puis elle alla ouvrir en grand la fenêtre et les volets.


Des objets cassés et des traces de sang étaient les témoins des derniers terribles événements qui s’y étaient déroulés. Les tentures, qui ornaient les murs, étaient délavées. Une légère couche de poussière maculait la pièce. La Sabreuse regretta l’espace d’un instant d’être venue là. Sentiment furtif d’un passé révolu.


La Sabreuse se tourna enfin vers Ama. Celle-ci la regardait avec bravade mais la perplexité perçait sous cet air bravache. Elle ne s’attendait certainement pas à un tel lieu. La Sabreuse alla jusqu’à l’armoire et commença à farfouiller.


  • Comme @Max Erwan m’a confisqué mes fouets, il va falloir que je fasse preuve d’imagination pour te punir, lui dit la Sabreuse. Je n’ai pas du tout apprécié que tu me demandes de fouetter Thoron à ta place. Tu sais pourtant que j’ai horreur de ça. Il y a longtemps que je t’ai fouetté. Peut-être as-tu oublié ce qu’on encourt quand on me provoque.
  • J’espère qu’il me reste quelques bricoles ici, marmonna-t-elle. Ah ça y est, j’ai trouvé !

Elle regagna le lit et déposa sur la table de chevet divers objets. Il y avait un chat à neuf queues dont les lanières étaient ornées d’un crochet, des épines d’acacia et une minuscule fiole. Elle déchira la soie qui composait le corsage, caressa la peau douce encore intacte et se demanda pas quoi elle allait commencer.


Elle prit une épine d’acacia et l’enfonça lentement dans l’articulation de l’épaule, elle fit de même sur l’autre côté. Elle se saisit du chat et commença à fouetter la chair tendre, les crochets écorchant à vif la poitrine. Les cris et les gémissements étaient de doux sons à l’oreille de la Sabreuse, ils apaisaient sa colère. Quand elle s’aperçut que Ama était aux portes de l’évanouissement, elle s’arrêta. Elle attrapa la fiole et à l’aide d’une pipette, elle brûla la pommette juste au coin de l’oeil avec le liquide. Elle dessina un coeur.


  • Te souviens-tu maintenant ce qu’il en coûte de me provoquer ? Demanda la Sabreuse. Voici de quoi te soigner, cela t’aidera à cicatriser plus vite et tu ne conserveras aucune marque. Enfin sauf pour la brûlure, rien ne pourra l’effacer. Ainsi tu n’oublieras plus qu’il faut éviter de me mettre en colère.

Elle déposa l’élixir sur la table et détacha Ama. Elle la laissa là et retourna dans la salle de la taverne.

LES BISOUS

Après que Maxou l’eut abandonné aux portes d’Enar, la Sabreuse traversa la ville comme dans un rêve. Toujours l’esprit à la clairière, elle pénétra dans la salle du Fouet Cinglant. Des habitués du lieu la saluaient à son passage mais elle ne les vit que vaguement, se contentant d’un signe de tête pour leur répondre. Elle grimpa les marches et entra dans sa Chambre des plaisirs. Elle s’allongea et repensa aux doux moments passés en compagnie de l’Elfe des bois.

Au bout de quelques minutes ou heures, elle ne savait, elle sortit de ses songes éveillés. Elle retrouva le décor de sa chambre. Des tentures murales bleu lapis-lazuli étaient réveillées ici ou là par des touches jaunes-orangées. Son regard tomba sur sa psyché, elle se leva et s’observa dans le miroir. Elle était vêtue de vêtements élégants, confortables et doux, la mettant en valeur. De nouveaux bijoux la paraient, faisant ressortir l’azur de ses yeux. Elle était étonnée de se voir ainsi. Elle se déshabilla et découvrit avec surprise qu’aucune marque ornait son corps. Elle prit un bain et réfléchit à ce qu’elle venait de vivre.

Après quelques instants, elle sortit du bain. Elle se sentait détendue et enfin pleinement sortie du sortilège dans lequel l’avait plongé Maxou. Elle alla jusqu’à l’armoire et mit sa robe préférée, elle était bleue et rouge framboise, échancrée de chaque côté jusqu’aux hanches. Elle enfila des bottes au cuir souple mais solide. Elle noua ses cheveux en une longue tresse cendrée. Enfin elle retourna vers son lit et récupéra sa besace, plus divers objets. Parmi eux un écrin et un message :

« J'attendrais ta réponse au Fouet Cinglant belle Sabreuse. Si mon amour est vain rapporte simplement l'anneau et je comprendrais sans qu'un mot n'est besoin d'être échangé entre nous… »

Elle sortit précipitamment de la chambre, dégringola les escaliers et scruta la salle. Il n’était plus là. Peut-être s’était-il impatienté ? Elle se rendit compte que plusieurs heures s’étaient écoulées depuis son retour. Déçue, elle regagna sa chambre en se demandant comment le retrouver. Elle ne se souvenait pas du chemin de la clairière.

Elle réfléchit mais non aucun indice ne lui venait pour la guider jusqu’à l’Elfe des bois. Son regard tomba sur une plume et une idée lui vint. Elle murmura un long sort elfique et la plume se transforma en un magnifique papillon turquoise et ocre. Elle lui dit :

- Tu sais ce que tu dois faire, les instructions étaient dans le charme.

Alors le papillon voleta jusqu’à la fenêtre et poursuivit son chemin. Après bien des pérégrinations, il découvrit la clairière où était Maxou. Il descendit jusqu’à lui et lui dit :

- Maintenant que je sais où tu es, la Sabreuse te rejoindra avec une réponse. J’ai autre chose pour toi.

Alors il alla jusqu’à la joue et la papillonna.

- Voilà c’était le bisou qu’elle souhaitait que je te fasse.

Puis il retourna auprès de la Sabreuse qui l’attendait avec impatience.
Le papillon était de retour, il était impatient d’indiquer le chemin à la Sabreuse. Il voletait tout autour d’elle. « Patience, lui dit-elle. On y va. » Elle enfila un manteau, accrocha Redoutable à sa ceinture et prit sa besace. Puis elle retrouva le papillon dehors. Ensemble, ils prirent le chemin de la clairière où était Maxou.

Enfin ils arrivèrent à la forêt. La Sabreuse s’arrêta juste à l’orée de la clairière et observa l’Elfe des bois. C’était un bel homme, de taille moyenne pour un elfe mais avec une musculature parfaite. Comme à son habitude, il chantonnait. C’était ce qui faisait son charme, sa voix était envoutante.

Elle tendit un doigt et le papillon se posa dessus. Elle lui murmura : « Merci de m’avoir si bien servi, je te rends ta liberté. Rends-moi visite quand tu voudras, tu seras toujours très bien accueilli. » Puis elle lui caressa doucement ses ailes turquoises et ocres, alors il s’éloigna. Enfin elle pénétra dans la clairière.

- Bonjour, lui dit-elle en souriant. Finalement, j’ai réussi à retrouver ton Sanctuaire.

Il se retourna lentement et jeta un œil à sa main. Pas de bague. Une lueur de déception apparut dans ses yeux. Voyant cela, la Sabreuse s’approcha et l’embrassa fougueusement. Sans le quitter du regard, elle lui dit :

- Tu m’as montré ton Sanctuaire, à mon tour de te mener au mien. Tu auras ta réponse là-bas.

La Sabreuse le guida dans un autre lieu, une autre forêt déjà parée d’or et de cuivre. Ils prirent un petit chemin et arrivèrent sur un promontoire. Alors Maxou découvrit un lac sombre niché au cœur des volcans. Ils reprirent leur route en admirant le paysage, longèrent les eaux profondes et arrivèrent enfin dans une clairière tapissée de mousse. La forêt l‘encadrait, laissant la vue dégagée sur le lac.

- Voici mon Sanctuaire où je vais me ressourcer quand je ne supporte plus les fureurs de la ville ou quand je dois prendre une décision. Peu de personne ont eu l’honneur de le découvrir. Mais j’ai voulu t’emmener ici pour te donner ma réponse. Après tout c’est une décision importante, lui dit-elle en souriant.

Elle lui prit la main et le guida jusqu’au fond de la clairière, les pieds s’enfonçant dans la mousse. Ils stoppèrent à quelques mètres de la lisière, Maxou lui lança un regard étonné car il n’y avait rien. Avec un sourire malicieux, elle prononça un mot et un dôme transparent apparut. Elle le caressa et une entrée se matérialisa. Elle entra et murmura encore, un lit de mousse et divers meubles surgirent. D’un geste, elle alluma un feu et une douce chaleur envahit la pièce.

Alors n’y tenant plus, elle succomba à l’appel de l’onde. Elle se déshabilla, abandonnant négligemment les vêtements et courut jusqu’au lac où elle plongea. Qu'elle était froide !!! Mais qu’importe, elle aimait se baigner et profiter de cette eau si pure et si claire.

Après quelques instants, elle regagna le dôme. Maxou ne la quittait pas des yeux. Elle passa à côté de lui, un sourire mutin aux lèvres. Elle farfouilla dans sa besace et retourna auprès de lui, les mains cachées dans son dos. Elle s’assit, posa sa tête sur l’épaule de l’Elfe et, enfin, découvrit ses mains. Un anneau ornait son annulaire. Une vive émotion traversa les traits fins de l’homme.

Elle se leva, l’incitant à la suivre, et alla jusqu’au lit de mousse. Elle déshabilla l’Elfe, parcourant son corps de baisers, puis s’allongea, l’entraînant à sa suite. Après maintes caresses et de tendres embrassades, les deux corps s’unirent, deux cœurs battant un même tempo.
Après avoir revêtu son manteau, la Sabreuse descendit dans la salle du Fouet Cinglant. Là, elle se dirigea droit vers @PriissL et lui déposa un baiser dans le coin en lui glissant dans l’oreille :


  • Prends ton manteau et suis moi.

Elle guida le Lys hors de Enar et continuèrent vers les montagnes, tout en devisant joyeusement. Bien sûr, le Lys, piqué par la curiosité, posait souvent la même question :


  • Où m’emmènes-tu ?
  • Tu verras bien. C’est une surprise, lui répondait toujours la Sabreuse avec un sourire.

Après quelques temps, elles arrivèrent en haut d’une montagne dominant un lac sombre entouré d’une forêt. Les arbres avaient les ramures nues. Seuls les pins et sapins égayaient le paysage hivernal. La neige avait recouvert de son blanc manteau la nuit dernière.


Le Lys, en découvrant le lieu, écarquilla ses prunelles sombres de surprise et sourit. Elle savait où elle se trouvait. Maintes fois, elle avait demandé à la Sabreuse de l’emmener dans son sanctuaire et à chaque fois cette dernière avait refusé.


Lui prenant la main, la Sabreuse l’incita à descendre le chemin sous le soleil qui commençait à se coucher. Une fois en bas, elles firent un petit bout de chemin qui menait à la clairière. Dans celle-ci, elle découvrit que les animaux de la forêt étaient venus la saluer. Même le papillon aux ailes bleues et ocres était là.


La Sabreuse était heureuse de découvrir que ses amis étaient là pour l’accueillir. Elle leur offrit un grand sourire et opina de la tête en guise de salut. Alors ils quittèrent la clairière. Seul le papillon était resté. Amusée, la Sabreuse tendit un doigt. Il s’y déposa alors elle lui caressa doucement son aile. Après avoir reçu ce qu’il voulait, il s’envola en faisant de nombreuses virevoltes. La Sabreuse éclata de rire.


Elle partit vers le fond de la clairière et prononça un mot. Un dôme apparut. Elle épousseta la neige sur le toit et le caressa. Elle pénétra à l’intérieur et murmura plusieurs mots. Alors un feu commença à crépiter et des meubles apparurent. Puis elle retourna à l’extérieur.


Elle découvrit le Lys éclairée de mille teintes oranges et jaunes du soleil couchant. Le Lys était magnifique illuminée ainsi. Elle n’avait prononcé nul mot depuis leur arrivée et paraissait très émue.


  • Cela ne te ressemble pas d’être silencieuse, dit la Sabreuse. Viens et assieds-toi là. Nous allons admirer le coucher de soleil.

Tout en parlant, la Sabreuse déposa une épaisse couverture après avoir dégagé le sol de toute trace de neige. Elle retourna à l’intérieur et prit deux tasses fumantes d’un breuvage réconfortant. Puis elle rejoignit le Lys.


Elles admirèrent la neige qui était or puis orange et enfin rouge, jusqu’à devenir argentée au fur et à mesure que les étoiles illuminèrent le ciel. Elles profitèrent encore un peu du spectacle dans le calme de la nuit. Quand les étoiles atteignirent leur firmament, la Sabreuse prit la main du Lys et la guida vers l’épais tapis de mousse. La Sabreuse l’allongea sur le matelas sans que l’azur quitta la noisette. Puis elle la déshabilla doucement prodiguant caresses et baisers quand la peau nue apparaissait. Enfin elle se leva et admira le caramel éclairé seulement par le feu. Que le Lys était beau. Puis elle la rejoignit…


Le reste ne regarde que le Lys et la Sabreuse.

AUTRES

Ce texte est un premier essai. Il est court mais je n'en avais jamais écrit un comme ça auparavant. J'espère qu'il vous plaira. C'est simplement un sentiment ressenti.
L’âme griffée à vif, elle poussa un hurlement silencieux. Les plaies s’ouvraient ou se fermaient à chaque heurt que la vie mettait sur son chemin. Pourtant un sourire, un rire de l’être aimé pouvait la soulager mais il n’était pas là, plus là. Malgré la douleur, elle cherchait une lueur, un espoir, un geste. Mais elle n’y croyait plus. Trop d’attentes déçues, d’égoïsme, d’agressivité. Partout où elle regardait, elle ne voyait que laideur et noirceur.
Du fond de sa nuit, un minuscule éclat apparut. Il clignotait faiblement puis forcit et éblouit. Mais des images de violences, de coups, de sang traversèrent de nouveau l’esprit étouffant à jamais cet éclat.
Un visage hautain était venu troubler la quiétude du refuge de la Sabreuse. Il n’arrêtait pas de la poursuivre avec sa méchanceté et son fiel. Elle avait beau ignorer les piques, il était toujours là aux aguets près à déverser sa bile. Peut-être était-ce l’indifférence affichée qui excitait ce visage hautain ? Qui croyait pouvoir tout se permettre.
Mais pourquoi la Sabreuse prendrait-elle le temps de s’intéresser à ce visage qui toisait et jugeait ? Pourquoi prendrait-elle le temps de lui répondre ? Après tout ce visage n’assumait pas ses actes et ses propos, il aimait par-dessus tout se faire passer pour une victime, un incompris et répandre des mensonges ? Alors oui, pourquoi…
Elle se sentait traquée mais ne répondrait toujours pas.

N'hésitez surtout pas à donner vos avis. J'accepte les critiques comme les compliments :)
 
Dernière édition:

PriissL

Ma chère Sabreuse,

J'ai bien aimé ton texte ! On retrouve bien l'ambiance de la taverne :D


Des questions me taraude l'esprit : qu'ont pensé tes victimes de ce fouet ? Et aurons nous le plaisir de le rencontrer sur le fofo ? :)
 

DeletedUser6679

je rappelle que ce qui se passe dans la salle de repos doit rester dans la salle de repos,
et ça selon des modérateurs dans les autres discussions. Intervention dans les 5 mn quand quelqu'un critique vos écrits.
Une brèche a déjà été ouverte le mois dernier sans qu'aucun modérateur intervienne dans cette section
Celle-ci est n'est pas reversée aux écrits qui n'ont pas été publiés, il y a des endroits pour faire ça. A vous de prendre le fouet et les baisers pour vous épancher.
Je n'ai plus accès à la salle de repos pour cette raison et je dois encore filtrer mes lectures ici !!!

A quand les histoire scato ou de zoophilie pendant qu'on y est ?
 

Hitsuji

Détective d'Halloween 2016
Je viendrais quand j'aurais un peu de temps, contente de voir que tu ouvres ton recueil :)

Désolée, je fais du HS, mais c'est mon ras le bol qui a besoin de sortir.

@Michele28800 tu t'attendais à quoi en venant sur un sujet ouvert par Kyhd, c'était logique qu'elle allait poster des écrits de 10 ou 15. Si tu arrêtais de ramener le sujet sur le tapis, on s'en porterait bien mieux. Comme le dit Beauty, devient modo si tu aimes tant que ça faire la police. Jusqu'à preuve du contraire, Kyhd n'est pas la première à ouvrir son recueil sur des textes postés à 10 ou 15, y'a eu Huldu et Peritus, mais eux, tu la ramènes pas, pourquoi ? Parce que tu t'en prends à tout ceux contre qui tu as une dent. Ca suffit, laisse nous respirer, et laisse les modos faire leur boulot, tout ce que tu vas semer, c'est de mettre de nouveau la mauvaise ambiance sur le forum. Alors stop !
 

DeletedUser426

@Michele28800 : Je te demanderais de prendre sur toi afin de reprendre cette discussion. Si quelque chose ne va pas selon toi, tu peux utiliser le bouton "Signaler" situé en bas, à gauche de chaque message.

Ensuite, ce n'est pas la première (et ce ne sera pas la dernière non plus) personne à avoir postée des histoires relatives au jeu des fouets dans cette section qui s’appelle : "Section écrits". Elle est parfaitement appropriée aux écris ;)
Je rappelle que c'est le sujet de Kyhd et que personne ne t'as obligée à le lire. Si tu as un différend avec elle, le meilleur moyen de le régler est en contactant un modérateur de la section et/ou un S-mod.

Par ailleurs, je peux comprendre que ces récits peuvent être choquant pour certaines personnes, alors j'ai demandé à Kyhd de rajouter une phrase en rouge.

Maintenant, je rappelle que nous sommes dans le coin détente, c'est un endroit pour se libérer des tensions de la vie de tous les jours ou du jeu. Calme et Sérénité sont les maîtres mots.

Merci de votre compréhension.
 

DeletedUser6679

Le fouet à plume ne reviendra pas alors, parti à la déchetterie car trop ringard en ces temps
Toute mes excuses Maîtresse Kyhd le vermisseau que je suis, avait espéré un instant

(pour info, j'avais signalé ce post la veille mais qui est resté sans réponse)
 

Thorondhor

Élève assidu
J'ai oublié de passer par ici...

kyhd, tu manies la plume avec aisance, un style très fluide, agréable à lire (bref, les qualités d'un bon écrivain, quoi!)
c'est un peu court, mais c'est de la qualité
juste le tout premier, j'ai eu du mal à suivre, il faudrait peut être aérer davantage le texte
j'espère que tu continueras à écrire, et qu'avec les rps on aura droit à davantage de textes de toi

En général, les gens nouveaux sur le forum ignorent l'existence du bouton "éditer", et doublent postent.
Visiblement, d'autres personnes, n'ayant pourtant pas l'excuse de la nouveauté, ignorent l'existence du bouton "signaler" et polluent les discussions.
Et la correction veut que si l'on estime indispensable de venir faire du hors sujet et de jouer au modérateur sans en avoir la fonction, le hors sujet soit mis sous sous spoiler, au moins après que la question ait été réglée par la modération.

Quant au fait de cracher délibérément sur la salle de repos, c'est bas et réducteur. Toutes sortes de textes coexistent en salle de repos, je ne pense pas que l'on doive systématiquement assimiler ceux qui écrivent en salle de repos à un registre ou à un autre.
 
Dernière édition:

kyhd

Graine divine
Merci Thoron :)

Comme je l'ai déjà dit, j'écris depuis peu. Je n'avais jamais fait cela. Enfin pas depuis les rédactions scolaires, il y a très très longtemps :D
Pour le 1er texte, je le relirai et verrai comment l'aérer :)
 

DeletedUser565

Très jolis textes,à biensur ne pas mettre sous tous les yeux,mais on ressent une certaine émotion en lisant,ce qui pour moi est un signe d'intéret pour ta prose

Personne n'est obligé de venir lire ,le titre de l'essai est assez explicite,merci kyhd pour ce petit moment de delice
 

DeletedUser10266

Je ne connais pas la section fouets et bisous mais tes textes sont bien agréables à lire pour moi. L'Essai mériterait d'être développé les images sont bien choisies mais mises ainsi bout à bout elles perdent de leur éclat.

Hâte de voir ce que tu vas faire dans la partie bisous :p
 
Dernière édition par un modérateur:

kyhd

Graine divine
Merci @naflopa et @Persephoneia7 :)

Ma Naf, je vois avec plaisir que tu as trouvé le chemin du fofo :)

Pour les autres 10 et 15, il faut que je recherche les titres que j'ai oublié de noter. Reine des boulettes, je suis et je resterai :D

Persephoneia, c'est la première fois que j'écrivais un tel texte. Je me suis rendue compte que ce n'était pas du tout évident d'écrire une sensation, un sentiment ressenti.
Je me suis mis à l'écriture, il n'y a pas très longtemps :)
 
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